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poésie 108LECTURES

À la presqu'île de Sirmio

Quel plaisir, quelle joie de te revoir, ô Sirmio, la perle des îles et des presqu’îles que compte Neptune dans la vaste étendue des deux mers et des lacs ! J’ose à peine croire que j’ai quitté les champs de la Thrace et de la Bitynie, et que je puis sans crainte jouir de ton aspect.
Quel bonheur, lorsque, libre de soins, notre âme dépose le fardeaux de l’ambition ; lorsque, fatigués de nos lointains voyages, nous rentrons au sein de nos foyers domestiques, et que nous trouvons enfin le repos sur ce lit si longtemps regretté ! Il suffit à mes vœux, ce bonheur, unique fruit de tant de travaux.
Salut, belle Sirmio, salut ! souris au retour de ton maître ; vous aussi réjouissez-vous, eaux limpides du lac de Côme ; que partout ma retraite retentisse des accents de la joie.