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poésie 73LECTURES

À Alphenus

Ingrat Alphenus, parjure aux liens de l’union la plus intime, cruel, tu es déjà sans pitié pour le plus tendre de tes amis ; perfide, tu n’hésites pas même à me tromper, à me trahir !
Songe que les dieux ne voient pas sans colère les trahisons des mortels impies, toi qui négliges, toi qui abandonnes à son funeste sort un ami malheureux.
Hélas ! que faire désormais ? à qui se fier ? C’est toi, pourtant, qui m’ordonnas de livrer mon cœur à de fatales séductions ; toi qui m’as entraîné dans cet amour qui semblait m’offrir toute sécurité.
Et c’est toi maintenant qui retires ta foi, toi, dont les caresses, dont les serments, plus légers que les nuages, se dissipent emportés par les vents.
Mais si tu oublies tes promesses, les dieux vengeurs de la foi violée ne les oublieront pas ; et, quelque jour, tes remords trop tardifs me vengeront de ta perfidie.