Barbare

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Lui, le « voyant », renonce très tôt à l'écriture. Toute son œuvre est condensée en six années, de 1869 à 1875. Si l'on a tous en tête les titres de ses poèmes : « Le Bateau ivre »  [+]

Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n’existent pas).
Remis des vieilles fanfares d’héroïsme, – qui nous attaquent encore le cœur et la tête, – loin des anciens assassins, –
Oh ! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n’existent pas).
Douceurs !
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre. – Douceurs ! – Ces feux à la pluie du vent de diamants jetée par le cœur terrestre éternellement carbonisé pour nous. – O monde !
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu’on entend, qu’on sent.)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
O Douceurs, ô monde, ô musique ! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant. Et les larmes blanches, bouillantes, – ô douceurs ! – et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques... – Le pavillon...
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