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Pensées hippiques

Victor Hugo a écrit, dans Notre-Dame de Paris : « Sans le cheval, point d’homme. »
Si la femme cherche dans l’homme la bête, le cheval a ceci de bon, qu’il est une très grosse bête.
Le cavalier est détachable, et peut être admis ailleurs qu’à l’écurie : il ne dépare ni un salon ni une chambre à coucher.
Le cocher est un cavalier à roulettes.
Le bourgeois répète volontiers que la « femme du monde » a l’équipage pour le cocher.
Le cocher, c’est Orphée charmant les animaux, c’est Hercule vainqueur des monstres ; c’est le mâle qui dompte la bête – ou l’ange au besoin.
Mais il peut y avoir une femme qui ne possède point de cocher.
Celle-là va au Concours Hippique.
Les habits rouges et les uniformes sont là pour se donner en spectacle à tout le monde, et aussi à elle.
Elle peut s’imaginer qu’ils sont de sa livrée.
La plus noble conquête du cheval, c’est la femme.