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Mathéo Feray

" Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde. "

Louis-Ferdinand Céline


Pour me retrouver : noirceur652092088.wordpress.com

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À LA UNE
Nouvelles

Foi et intellect

(ébauche de pensée)
Discrédit de l’homme pieux en ce qu’il accepte la transcendance et refuse d’affronter la réalité teintée d’absurde, autrement dit de se faire lucide.
La... [+]


Nouvelles

Proust et Céline

(ébauche de pensée)
Goethe disait que dans la vie de l’homme créateur, la biographie doit et peut compter jusque vers la 35e année. Après, ce n’est pas la vie, mais le résultat de sa... [+]


Très très courts

Cinquantième jour

Cinquante nuits que nous n’avons pas dormi ensemble. Cinquante nuits que je me retourne dans des draps froids comme la mort.
Comme tu vois, je recueille les derniers mots qui sont sortis de... [+]


Très très courts

Quarante-neuvième jour

Je dédie ces quelques mots aux jumeaux Victor et Julien, qui m’agitèrent leurs prises électriques sous le nez avec une ferveur sans égale.
J’ai visité cette nuit un palais fort... [+]


Très très courts

Quarante-huitième jour

Je n’ai plus d’ardeur. La source est tarie.
Voilà ce que c’est que d’abuser des offrandes de la pluie ! On érige des forêts, des temples, et l’on se retrouve instantanément... [+]


Très très courts

Quarante-septième jour

N’est-il pas sublime de mourir comme Calvero ? Affalé sur son divan, le vieux clown s’éprend d’une ultime vision de beauté. C’est la ballerine qui va, qui vient, qui valse comme une... [+]


Très très courts

Quarante-sixième jour

Résistance consciente de l’inconscient ! J’extorque des aveux à mon imagination boiteuse ! Je l’oblige à déployer ses ailes, souillées par l’emmerdement le plus créatif ... [+]


Très très courts

Quarante-cinquième jour

Le Soleil danse. Il a été éveillé par soixante-dix-mille regards pieux. Comme une fille de joie, il s’est tiré du sommeil, et le voici lascif, remuant sa masse gigantesque dans l’étroitesse... [+]


Très très courts

Quarante-quatrième jour

Je vomis les phrases jusqu’à la nausée. Jusqu’à l’ennui total. Il ne s’agit pas d’être censé : il s’agit de tenir. Au diable le reste ! Je me troque fantoche si il me... [+]


Très très courts

Quarante-troisième jour

J’offre au randonneur épuisé une petite escale dans mon chapeau de magicien ! Qu’il entre sans crainte ! Qu’il se faufile ! Tête, bras, tronc, jambes, pieds ! Comme... [+]


Très très courts

Quarante-deuxième jour

Je suis las. Je me sens vide. Le vent gifle mon visage, dans cette cavité rocheuse où je me suis réfugié. Les mots désertent, se renfrognent derrière des armures couvertes de pointes. J’ai les... [+]


Très très courts

Quarante-et-unième jour

Va petit mousse
Où le vent te pousse
...
N’était-ce pas Ferdinand qui chantait cela dans l’immeuble croulant de Féerie pour une autre fois ? Je le vois voguer, s’accrocher aux... [+]