Ma vie en verlan Paulbrandor

Finaliste
Grand Prix Printemps 2013

Cher Père Noël,

Pourrais-tu, cette année, m’offrir un revolver magique ? Un vrai, mais magique. Que je puisse recommencer ma vie à l’envers. Pan ! Un coup mortel. J’émettrais un râle atroce. Et puis, hop ! J’ouvrirais les yeux dans une maison sinistre. Une maison dans laquelle je me sentirais pourtant de mieux en mieux. Au bout d’un an, j’en serais exclu, pour jeunisme excessif. Pendant quelques années, je recevrais ma pension de retraite. Puis, un jour, il y aurait une grande fête en mon honneur ; discours, cadeaux, petits fours... pour entrer dans la vie active. Je m’activerais pendant 45 ans ; jusqu’au moment où je serais assez jeune pour profiter enfin de la vie. Je ferais la fête tous les jours, je coucherais à droite et à gauche, je boirais de l’alcool, je fumerais des joints. J’enchaînerais gaillardement lycée, collège puis je me préparerais à rentrer en primaire. Je deviendrais de plus en plus gamin, je n’arrêterais pas de jouer. Comme un bébé. Je serais un bébé. Je passerais 9 mois merveilleux dans un endroit de plus en plus spacieux. Et puis, je me transformerais en râle... en râle de plaisir.

Merci d’avance, cher Père Noël.

Le prix est terminé mais vous pouvez continuer à aimer.
Signaler un abus

à découvrir
du même auteur

NOUVELLES
1104 lectures 39 votes

Maria était persuadée qu’une fatalité s’abattait depuis des siècles sur sa famille. Elle tenait en main les toutes premières photos de ses aïeux et un détestable constat s’imposait : un ... [+]

Lauréat
Grand Prix Printemps 2013

à découvrir
de la même thématique

TRÈS TRÈS COURTS
1428 lectures 68 votes

Quand je n'écris pas, je déchiffre la grammaire du paysage. Comment les rues se conjuguent, comment elles se ponctuent d'arbres, les liaisons et les césures qui font le rythme de cette langue ... [+]

Lauréat
Grand Prix Printemps 2012

à découvrir
au hasard

TRÈS TRÈS COURTS
132 lectures 12 votes

Papa disait que le vent était comme la chevelure d’une femme ; qu’on ne pouvait y perdre sa main, mais qu’à trop la humer on y perdait le cœur. Contrairement aux cheveux de maman le vent lui,... [+]

Finaliste
Livres en Tête 2014

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte