En avant ! Al Or
ÉTÉ 2012 226 vues
Mes chers compatriotes, vos œuvres sont à inscrire dans l’histoire. Même s’il reste peu de raison d’y croire, il subsiste un espoir. Et puisqu’il est question d’honneur, tambour battant, je vous veux conquérant. Haut les cœurs et en marche camarades ! Allez enfants de la Patrie ! Au coup d’envoi, ruez-vous sur l’ennemi. Celui qui vous honnit et qu’il vous faut abattre. Au son du clairon, avancez d’un pas. Allez à grandes enjambés ! Au premier roulement de tambour, filez tout droit vers la ligne d’horizon.
Mes amis, mes frères, il est temps de vous dire adieu. Le jour de gloire est arrivé ! Sachez que cœurs et âmes, on vous accompagne sur le chemin des dames. Sur le champ, je vous somme de faire feu. Tirez dans tous les sens, de loin, à bout portant, qu’importe la distance. Transformez l’essai de vos aïeux sans appel ni indulgence. Rappelez-vous nos chants, celui des partisans. Que coule à flot le sang de nos opposants. L'étendard sanglant est levé ! Français, en guerriers implacables, cramponnez-vous, ne retenez pas vos coups ! Bataillez ferme pour quelques mètres de terrain supplémentaire. Plantez vos cannes fières dans le camp de votre adversaire.
A ce stade, nous n’avons plus qu’un seul but. Offrez vos corps en sacrifice. Je vous ordonne de vaincre, sinon de périr. Avec ou sans artifice, que votre force de frappe nous épate. Formez vos bataillons et démêlez à tour de bras. Bottez les fesses intrusives de ces ostrogoths d’apparat. Unissez vos forces et armer, tacler, piétiner, taper et frapper. Francs ou indirects, tous les coups sont permis : de pied, de tête et de genou s’il en faut. Marquons les esprits ! Si les autres sont mieux armé, dites vous que la valeur ne se compte pas en nombre d’habitants. Quoi qu’il en soit, marquons, marquons ! Bien placé, un coup de pied à tomber dans les vapes ne serait pas volé.
Au coup du sifflet, la juste sentence tombera tel un couperet. Jouez les prolongations pour gagner en distinction. Notre gloire dépend de votre éclat. Même à treize contre quinze, vous devez résister. Jusqu’à l’épuisement, il vous faudra lutter. De vos efforts dépendent le sort de la Nation. Cette patrie vous a donné la vie, souffrir n’est qu’un juste retour des choses. Terrassez ou mourrez. Que le peuple lève son verre à votre souvenir. Sous nos drapeaux que la victoire s’étende. Plus tard, on parlera de vos exploits, érigera des monument en votre honneur. Médailles, trophées et gloire je vous promets. A gagner la partie, c’est le cœur de la patrie que vous aurez.