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Ce jeudi de septembre j’étais sur le chemin
Qui menait mon désir vers mon dernier caprice,
– Car j’avais décidé de m’acheter des fleurs –
Et le temps respirait les parfums du bonheur.

Le ciel était profond et les premiers indices
De la saison d’automne coloraient ce matin.

Dieu que la terre est jolie !

Mon cœur était empreint d’une douce quiétude ;
Je me sentais heureux, libéré de la crainte
Enchaînée en secret aux pensées d’avenir.
Le nuage effrayant n’était que souvenir.

Je souriais enfin sans la moindre contrainte :
J’avais la vérité, tout m’était certitude.

Dieu que la vie est jolie !

Tout me dit maintenant que l’existence est belle,
Que rien n’est dû au fruit d’un douloureux hasard,
Qu’Il est là, près de nous, comme une providence,
Il est tout l’univers, sa présence est immense ;
Il sait tout de ma vie, l’heure de mon départ,
Et la nature me dit que l’âme est éternelle.

Dieu que la mort est jolie !