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Je garderai de toi, mes yeux à la fenêtre,
Le regard du jardin à tes folles douceurs.
J’entrerai tendrement pour t’enserrer peut-être,
De mes bras fatigués y prendre ton ardeur.

Dans le creux de tes murs arrosés de mes pleurs
J’y reviendrai souvent pour les frissons d’amour.
Bercée par l’âtre bleu aux feux follets du cœur,
Je prendrai de ton toit la force du secours.

Et le petit muret arrosé de pervenches
M’offrira son moellon pour regarder l’été
Et puis, le vieux rosier en ses sauvages branches
Épinera mon cœur en son intensité.

Je garderai si fort tes printemps et ses fêtes
Aux bourgeons éclatés à l’espoir du matin.
Je resterai les yeux collés à tes fenêtres
Pour fixer nos secrets au lit du cristallin.

Il me faut donc partir, tirer ma révérence
Sur tes rideaux fripés, mes larmes étouffées
Ne seront que rosée au jardin d’espérance,
Aux souvenirs gravés à ton immensité.

Tu étais le berceau où reposaient mes rêves,
Le soleil d’un réveil aux rires voyageurs.
Tu étais le satin de mes heures trop brèves,
Une question d’amour entre toi et mon cœur.