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Sous des airs anodins
L’air de n’pas y toucher
Il y’a des matins
Qu’on ne peut oublier

Le matin gueule de bois
Où t’as mal aux cheveux
De l’eau, water, aqua
Tellement t’es tout pâteux

La tête dans les cuvettes
Qu’il est haut le plafond
Accroupi tu végètes
Dans un coma profond

Et ce matin, ce matin-là
Putain ça craint, plus rien ne va
Quelqu’un est entré chez moi hier soir
Sans raison apparente
Mais il a changé tous les miroirs
J’ai les tempes grisonnantes

Sous des airs de routine
Des matins tristounets
L’démon de la déprime
Qui vient nous titiller

Ces matins en sourdine
Où tu te sens si mou
Et même la caféine
N’y change rien du tout

T’avances au ralenti
Au pied d’une escalade
Enfilant des habits
Un sourire de façade

Et ce matin, ce matin-là
Putain ça craint, plus rien ne va
Quelqu’un est entré chez moi hier soir
Sans raison apparente
Mais il a changé tous les miroirs
J’ai les tempes grisonnantes

Chaque matin est unique
Et en se réveillant
On revêt une tunique
D’un tissu scintillant

Le matin dans ton lit
Avec une miss d’enfer
Qui soudain te sourit
Et te fait sentir fier

Te fait sentir si bien
Te fait sentir utile
Doux sentiment succinct
Face au temps qui défile

Et ce matin, ce matin-là
Putain ça craint, plus rien ne va
Quelqu’un est entré chez moi hier soir
Sans raison apparente
Mais il a changé tous les miroirs
J’ai les tempes grisonnantes