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Ils s’échappent dans le nuage de ta cigarette,
Ces mots qui subliment pourtant, oh... Pieux,
Mais j’envoi en l’air ton cafard post-galipette,
En fumant le filtre de tes maux mystérieux.

Eperdue, je jette une bouteille à l’amer,
Dans les vagues à l’âme de nos désillusions,
Qui s’éclate en sourdine contre ta chair,
Encore remplie de tant de mes questions.

Dis moi, c’est quand qu’on lâche nos déraisons ?
Dis moi, pourquoi ta bouche caresse mes lèvres?
Dis moi, c’est quand que commence le vertige...

Les mots épuisés, se cloquent sur ma langue,
Quand nos corps s’enivrent de fables nocturnes,
Et je bois, au rythme de cette vérité qui tangue,
Saoulée du récit inhibé, de tes infortunes.

Alors je rode, tel l’amour veuf de son « u »,
M’égare, autour de tes mirages empaquetés,
Gitane et sans canne blanche dans tes rues,
En ne lisant dans tes mains, qu’asile muet.

Dis moi c’est quoi, cette sensation de « Hai-me » ?
Dis moi pourquoi tu captures toujours mes adieux ?
Dis moi c’est quand que commence le vertige...

De silences putréfiés au fond de la gorge,
Mon âme boulimique, se jette sur moindre tison,
Quand ton cœur anorexique, illusionne la forge,
En cherchant le fond de cale de nos raisons.

Est-ce l’ambiguïté, la fin, qui affame nos étreintes ?
Quand tu joues au bras de fer avec tes envies,
Qu’étincellent en ton combat, mes pareilles craintes,
Ne pourrions-nous pas tenter, tanpis, ce si beau gâchis ?

Dis moi, pourquoi, tu tiens encore mes mains, si fort ?
Dis moi, c’est quand, qu’on vit le futur au présent ?
Dis moi, je vacille... t’as pas le vertige toi ?