Le prisonnier Woodywood
AUTOMNE 2012 173 vues
Oublié quelque part, au fond d’une prison,
Sa seule compagnie est son obscurité.
Pour voir la lumière venant de l’horizon,
Il doit peindre les murs de sa réalité.
Sa grande tristesse rend son cachot humide
Et parfois ses larmes manquent de le noyer.
Il voudrait s’envoler mais ses ailes timides
Ne l’élèvent guère plus haut que son foyer.
Pourtant il possède les clés de sa cellule,
La possibilité de quitter cet enfer.
Mais sa triste prison est aussi une bulle
Et il ne peut briser ses longues chaînes en fer.
Car ses idées noires le retiennent ici
Et il ne parvient pas à s’en débarrasser.
La folie le menace, il est à sa merci.
Il est son seul geôlier, prêt d’être terrassé.
Oublié quelque part, au fond de sa prison,
Personne ne perçoit sa profonde détresse.
Son âme tombe en ruines et il perd la raison.
Puis la Mort lui sourit, telle une enchanteresse.