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Quand j’ai poussé la porte
Du studio qui le porte,
La magie de ses pas,
Sa magie fut pour moi
Comme une découverte,
Une merveille offerte,
À mes yeux ce jour-là.
Je ne l’oublierai pas.

Un trait noir sous les yeux,
Il paraît comme un dieu.
Cambré le souffle court,
Il entre côté cour.

Des courbes de ses bras
Même quand il se trouve las,
On sent comme une grâce,
Des efforts, pas de trace.
Il danse, c’est sa vie.
Il dans’ra à l’envi.
La danse l’a choisi.
C’est en lui, c’est ainsi.

Un trait noir sous les yeux,
Il paraît comme un dieu.
Cambré le souffle court,
Il entre côté cour.

Ses cercles m’hypnotisent.
En moi l’air s’amenuise.
De mon souffle coupé
Lui seul garde la clé.
Si ses pas ne cessent pas,
Je n’y survivrai pas.
Il est seul sur la scène
Mais la remplit sans peine.

Un trait noir sous les yeux,
Il paraît comme un dieu.
Cambré le souffle court,
Il entre côté cour.

Il irradie de grâce
Et rien ne le surpasse.
Qu’approche le final
Et sa beauté fatale !
Sa poitrine gonflée
Du désir de danser,
Respire maintenant
Par à-coups suffocants.

Un trait noir sous les yeux,
Il paraît comme un dieu.
Cambré le souffle court,
Il entre côté cœur, le danseur.