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33 voix

Le temps passe et s'efface comme une buée sur une vitre...

La porte a claqué fort, il n’y a plus de bruit...
Des feuilles éparpillées, peu de chose, aujourd’hui ;
Elles ont compté le temps, d’un souffle révolu
Et s’envolent au vent, sans avoir été lues...

Il n’y a que l’écho des rires des enfants,
Le temps battait son plein, fêtes de tous les ans...
Ils sont partis au loin, les oiseaux de passage
Qui vont faire leur nid, vers de plus beaux rivages.

Et l’horloge s’est tue, dans cette maison vide,
Son cœur lourd ne bat plus, de ses « tic-tac » livides,
L’heure indique le temps... passé pauvre vestige,
De tout ce qui n’est plus, qui donne le vertige.

Un manteau oublié, un bouton à recoudre,
Le temps est assassin, il tue même les foudres,
Il ne sait plus très bien, il devient amnésique,
Il arrondit angles, ménageant choux et biques.

Il travestit les jours en d’infâmes reliques...
TOI, tu as pénétré dans mon îlot désert,
Ta lumière éblouit mes ombres de misère,

L’horloge de mon cœur indique un nouveau temps,
Celui de l’amour fort, battements de printemps...