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La ville est dense, sourde et profonde ; je me promène au fil des rues qui me racontent
Le vent froid, les conducteurs alertes.

Sur les toits sombres
Les feuilles jaunies et pâles
Vent brisant, automne.

Froid, le vent me transperce, d’une brutalité glaciale. L'automne est à mes pieds, avec des vagues de pluie et de tristesse. Sentant le vent tourner, je me faufile rue de l’Étape, le regard tourné vers le sol.

Les arbres me pèsent
La vision automnale
S’effeuille doucement.

Le temps se meurt en cette fin d’année, le ciel sombre dans la nuit, je marche doucement en essayant d'oublier ce qui m’écarte de mon chemin.

L’automne s’installe
Si fier et déconcertant
À propos, si loin.