2032 lectures

1328 voix

Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Elle s’enlace de ses amis,
S’angoisse de ses amants...
Et du bout de ses velours
Froisse d’invisibles absences,
Murmure d’indicibles caresses...
Elle s’entoile de sombre,
S’assombrit de lune
Et « s’enpleure » d’étoiles
Pendue aux silences des petites mains...
Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Elle s’effile au gré des notes,
Au fil des pas, aux vers des poètes...
Et du bord de ses dentelles,
Se fronce d’impassibles attentes,
S’emmaille d’impossibles étreintes...
Elle se ganse de triste,
« S’entisse » de vieux
Et s’empèse de galons effacés.
Perdue aux silences des petites mains...
Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Pendue dessus les cintres...
Perdue dessous les autres...
Et du bout de ses heures,
L’atelier s’endort...