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Le vent tourna, nous basculâmes à bâbord,
L’horizon, l’océan brillaient vaille que vaille,
L’ennemi avec sa rage, venu du nord,
Apparut, noir de suie, nous prenant en tenaille.
Eh ! Manchots, boiteux et tire-au-flanc, vous d’abord !
Sus ! En avant ! Puisqu’il nous faut livrer bataille !

À l’abordage ! Nous gagnerons la bataille !
Le vent tourna, l’ennemi surgit de bâbord,
Eh ! Manchots, boiteux, tire-au-flanc, virez de bord !
L’horizon, l’océan grondaient, vaille que vaille,
En vue, trois navires, nous serrant en tenaille,
L’ennemi avec sa rage venu du nord.

Nos ennemis, venus du froid, venus du nord,
Donnèrent du canon pour nous livrer bataille,
Un en proue, un bâbord, un tribord, en tenaille,
Le vent tourna, nos ennemis tiraient des bords.
L’horizon, les côtes pleuvaient, vaille que vaille.
Vous ! Manchots, boiteux et tire-au-flanc, vous d’abord !

Mes marins, tous vaillants, tous gagnants, tous dehors !
L’ennemi, avec sa rage venu du nord,
Faisait entendre ses canons, vaille que vaille,
Nous répliquâmes, sûrs de gagner la bataille.
Le vent tournait. Nos tirs visèrent à bâbord,
Un navire ennemi, desserrant la tenaille.

Un navire qui sombre, emportant sa canaille.
Ces estropiés peureux qui se terrent à bord !
Le vent tournera, nous armerons à tribord.
Notre ennemi faiblît perdra-t-il le nord ?
Restaient deux bâtiments, perdrons nous la bataille ?
Nos hommes vaincront ! La hune ! Vaille que vaille !

Nos marins vaincront ! Et la mer ! Vaille que vaille !
Nos canons parleront. De la vile canaille,
Qui pense déjà avoir gagné la bataille,
Quand leurs peureux estropiés se cachent à bord,
Hurlant de rage, de celles qui déshonorent !
Le vent a tout viré... En proue comme à tribord...