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Des cascades de nuit pavent la cathédrale
De cierges larmoyants au pied de saints autels
Où se consume l’or de vœux perpétuels
Noyés dans un silence à la fraîcheur florale.

À l’envers des vitraux la lueur vespérale
Frappe l’éternité de sceaux sacramentels
Qui croquent sous l’encens d’innombrables pastels
Gisant entre les mots chantés par la chorale.

De la voûte embrouillée au brouillard de minuit
Dégoulinent la lune et des parfums de fruit
Qui tachent le parvis d’une goutte de cire.

Et si des doigts de cendre approchent le clavier
D’un orgue enrubanné d’une larme de lyre
C’est que le firmament tremble dans un cuvier.