Temps de lecture
1
min
André Page

André Page

150 lectures

212 voix

Un oiseau est venu
Un oiseau est parti
Ce n'était pas le même
Ce n'est jamais le même
Et le ciel est si haut
Et le ciel est si grand
Que l'on s'y perd un peu...
Que l'on s'y perd un peu.

Un oiseau est passé
Une plume
Deux cheveux,
Un cheval qui courait
Bleu sur bleu sur le vent
Et que moi seul voyais,
Et puis, au creux du ciel,
Trois nuages
Trois rois mages
Et la pluie du chagrin,
Une barque oubliée avec son amiral,
L'un de ces vents coulis
Qui partent en Chronopost
Et n'arrivent jamais.

Le ciel est espagnol
Le ciel est italien,
Il est américain,
Il parle yougoslave et puis le russe un peu,
En français il récite des comptines pour enfants
Et mes mots envolés
Qui parlent de l'amour comme d'une évidence,
Mais l'amour est parti
Par un laid soir d’automne
Quand j'ai tourné la tête.

Certains disent qu’il est rond
D’autres qu’il est carré,
Mais il épouse les formes
De la vie
De la mort
Et d’un trou de souris,
De tes poumons aussi.
Il est lourd ou léger,
Fait de pluie, fait de vent...

Un oiseau est venu
Un oiseau est parti
Tout là-haut dans le ciel,
Le ciel...
Le ciel immense...
Fait de tous mes soupirs.