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Assise 

Alone

Alone

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Tu regardes le sentier qui s’ouvre à l’infini de tes pas
Si seulement tu pouvais encore marcher.
Les jambes, tu dis, ça verticalise de l’extérieur. Mais y a des gens, n’est-ce pas,
Qui tombent en dedans alors qu’ils sont debout.

Tu regardes le sentier qui s’ouvre à l’infini de tes bras
Et de tes caresses.
Et de ces larmes, de ces tristesses.
Qui font naître comme des fleuves autour de toi.

Tu n’as jamais compris tous ces gens qui haranguent
Les autres à se lever.
Tu es ma belle assise et tu t’élèves plus haut que ceux qui nous vendent
Leurs révoltes de force, de haine et de fumée.

Tu regardes le sentier qui s’ouvre à l’infini de nos pieds
Immobiles. Et peut-être qu’un jour
Je trouverai la force contre mon cœur de te porter
Sur cette longue route de cailloux gris

Et lorsqu’on arrivera, je te regarderai
Ton corps contre le mien, tu auras dans les yeux
La flamme dansante de l’aube et celle des amoureux
De celle qui ne marche pas mais se tient dépliée.