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Une lumière verte et tout disparut. 

Camille Dubois

Camille Dubois

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Une fillette jouait tranquillement dans un petit jardin. Âgée de seulement six ans, la petite cueillait quelques fleurs pour en faire une quelconque tambouille lorsqu’elle ferait prendre le thé à ses poupées.

« Vous voulez un thé à la violette madame ? Je cours en chercher » babillait-elle joyeusement.

Mais dans le petit jardin, pas de fleur violette qui aurait pu la contenter, seulement quelques blanches. Une moue traversa son visage, mais elle n’eut qu’à penser très fort à la fleur qu’elle voulait pour qu’un parterre de violettes s’épanouisse autour d’elle. La fillette n’eut le temps que de s’exclamer joyeusement qu’une voix lui fit perdre son sourire.

« Comment tu as fait ? Sale sorcière ! Ma mère dit que vous êtes des sorciers et on t’a vu, pas vrai les gars ? »

Trois jeunes garçons regardaient avec avidité la petite fille, qui de terreur en avait lâché ses jolies fleurs. Avec souplesse, ils escaladèrent la haie qui les séparait de la fillette, et commencèrent à la bousculer.

« Comment tu as fait ? Dis-le-nous ! C’est quoi ton truc ? »

La petite se mit à pleurer, elle ne comprenait pas ce que lui voulaient ses grands garçons, elle ne savait pas, c’était seulement arrivé comme ça. Terrifiée, elle ne pouvait esquisser un geste, elle était pétrifiée. Cela ne fit qu’augmenter la colère des trois grands, l’un la poussa par terre, un autre lui jeta une pierre qu’il avait ramassé, entaillant la peau fragile de l’enfant. La petite commença à pleurer, et ils ne la prirent pas en pitié, mais redoublèrent d’ardeur, ils rirent méchamment et le plus grand lui donna un méchant coup de pied dans son ventre.

Pliée en deux, en position fœtale, elle n’entendait que les rires et les exclamations des trois garçons qui tournaient autour d’elle et répétaient en boucle : « Monstre ! Sorcière ! Monstre ! » Elle sentit qu’on lui crachait dessus, on la frappait de temps en temps tout en chantonnant : « Monstre, tu ne recommenceras pas, non, non, tu es un monstre ! ».

Après ce qui sembla des heures à la petite, la porte d’entrée de la maison s’ouvrit et les trois garnements s’enfuirent sans demander leurs restes. Une immense femme sortit précipitamment et prit la fillette dans ses bras. « Mon bébé, mon pauvre petit bébé, ne t’inquiète pas, maman est là. » Elle la berçait et tout en la rentrant à la maison, puis elle appela son mari, paniquée. Lorsqu’il arriva, il vit sa petite fille, brisée, dans les bras de sa mère. Elle ne pleurait plus, mais son regard était vide, si vide.

« Je te vengerai Ariana, je te le promets. »

Il fallut quelques années, de la patience et un déménagement avant qu’Ariana puisse à nouveau parler normalement. Elle ne sortait plus de chez elle, s’alimentait de force et la fillette s’était murée dans un silence que nul ne pouvait briser, sauf son frère Abelforth. Il ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé ce jour-là, mais il avait entendu ses parents en parler. Il savait que c’était pour cela qu’ils avaient emménagé à Godric’s Hollow. Ils n’avaient que quelques d’années de différence, seulement en tant que grand frère, il se sentait responsable de sa petite sœur.

Un point inquiétait fortement la petite famille, depuis cette terrible journée. Ariana ne voulait plus entendre parler de magie, pourtant la petite avait déjà prouvé qu’elle avait des pouvoirs comme toute sa famille, mais elle refusait catégoriquement de s’en servir. À chaque sort lancé par un membre de la famille, elle sursautait violemment et s’enfermait mentalement dans un endroit connu d’elle seule. Chacun commença à faire attention à ne plus lancer de sortilèges devant la fillette, mais pour son deuxième grand frère Albus, c’était beaucoup plus difficile. Déjà à Poudlard durant l’année, le jeune garçon voulait absolument parler de magie, et ne comprenait pas le traumatisme de sa petite sœur.

Le premier accident se passa un après-midi, le père de famille n’était pas à la maison, Kendra la mère s’occupait des tâches ménagères. Assise silencieusement à côté d’elle, Ariana était là, fixant quelque chose que personne ne pouvait voir. Il était troublant de voir cette fillette de dix ans maintenant, silencieuse et pâle comme une morte, mais le pire était ses yeux, vides. Aucune gaieté, aucune émotion joyeuse ne passait dans son regard. Albus arriva en trombe dans la pièce, son frère Abelforth à sa suite, les deux garçons parlaient du sortilège d’Allégresse appris durant la troisième année à Poudlard du plus vieux. La baguette à la main, malgré l’interdiction de faire de la magie hors de Poudlard pour les sorciers de premier cycle, il voulut montrer à son frère la réalisation du sort, et quel meilleur sujet que sa jeune sœur ? Lorsqu’il jeta le sort, le chaos commença. La fillette se mit à hurler, d’un son si aigu qu’on aurait dit qu’il n’était pas humain. La baguette magique vola à travers la pièce. Abelforth cria quelque chose. Mais Ariana ne pouvait plus arrêter sa magie, on ne pouvait même plus voir si elle était encore consciente de ce qu’elle faisait. Des filaments de magie brute s’échappèrent du jeune corps. Destructeurs, ils brisèrent tout sur leur passage. Les deux frères eurent à peine le temps de se mettre à l’abri. Kendra se précipita sur sa fille, qui s’écroula inconsciente après sa terrible crise. Elle l’entoura de ses bras et l’emporta dans sa chambre, des larmes roulant sur son visage.

« Mon pauvre bébé, ma petite fille, murmurait-elle, en écartant les mèches trempées de sueur du visage de sa fille. Abelforth, amène-moi un linge mouillé. Albus, envoie un hibou à ton père et mets de côté ce qui est cassé, sans magie » dit-elle à ses fils, qui l’avaient suivie et s’étaient arrêtés sur le pas de la porte, mortifiés.

Elle était toujours en train d’éponger le front d’Ariana, toujours inconsciente lorsque Perceval, le père, arriva. Il avait reçu le message d’Albus et avait transplané directement chez lui. Mais il ne se mit pas au chevet de sa fille, un masque de colère avait pris place sur son visage.

« Elle n’ira jamais mieux, ces moldus... Ils l’ont détruite. Tu sais ce que ça implique Kendra ?! Elle ne veut plus faire de magie ! Tu sais ce qui arrive aux enfants qui rejettent leurs pouvoirs ?! »

Il se tut, bouleversé, et sans attendre la réponse de femme, partit de la maison. Abelforth entra dans la chambre et se mit au côté de sa mère, caressant avec douceur la petite main de sa petite sœur.

« Il est parti où papa, maman ? Qu’est-ce qui est arrivé à Ariana ? C’était un petit sortilège de rien du tout, c’était pour qu’elle rigole, comme avant. »

Il murmura les derniers mots, y aurait-il à nouveau un jour comme avant ? Mais sa mère ne répondit pas, elle sanglota doucement. Ariana resta couchée le reste de la journée, et lorsque des aurors arrivèrent le soir à la maison pour prévenir Kendra que son mari avait été arrêté pour avoir attaqué trois jeunes moldus, elle ne fut pas surprise. Elle savait que son mari avait retrouvé la trace des trois garnements et ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne venge sa petite fille.

Le lendemain, lorsqu’Ariana se réveilla enfin, elle ne voulut pas s’alimenter. Murée dans le silence, elle repoussait toutes les tentatives de sa mère. Lorsqu’elle quitta la chambre, fatiguée, Abelforth entra. Il s’assit entre le plat déposé par sa mère et sa petite sœur, et lui caressa les cheveux doucement. Il avait toujours aimé ses cheveux, fins et légers, il les comparait à des plumes et lorsqu’elle sautillait petite, on aurait dit un petit ange qui aurait pu s’envoler. Mais maintenant, ils tombaient sans vie, autour du visage si mince, trop mince d’Ariana. Elle ne volerait plus jamais.

« Désolé, nous ne voulions pas te faire de mal. Tu sais, c’était un sortilège appris en cours pour faire rire. C’est ce que dit Albus. En première année, on ne me l’a pas enseigné encore. Mais j’en ai appris d’autres. Tu sais, à Poudlard, c’est si grand, un véritable château ! Et la salle commune des Gryffondors, tu la verrais... »

Il continua ainsi à parler sans vraiment faire attention à ce qu’il disait, mais doucement, il vit le changement dans les yeux de sa sœur. Elle se détendit et posa sa tête sur ses genoux, attentive. Abelforth ne savait pas vraiment si elle écoutait ou si c’était juste la douceur de sa voix, mais il voyait qu’elle aimait ça. Il prit un morceau de gâteau au chocolat que Kendra avait déposé sur le plateau et le coupa en deux pour partager avec sa sœur, elle accepta et le grignota lentement. Fier de sa réussite, il continua à faire de même pour les autres aliments pendant qu’il racontait sa vie à Poudlard.

Une heure plus tard Kendra était remontée dans la chambre d’Ariana avec un nouveau plateau de nourriture et trouva ses deux enfants endormis, les petits bras protecteurs d’Abelforth autour de sa sœur.

Perceval Dumbledore fut enfermé à Azkaban pour avoir attaqué les moldus, et Ariana continua ses crises. Dès qu’il était à la maison, Abelforth faisait son possible pour s’occuper d’elle et il lui semblait que les crises étaient moins nombreuses lorsqu’il était là. Mais la petite fille refusait encore de faire de la magie ou tout ce qui s'en rapportait, et cela la détruisait. On ne pouvait contenir toute sa magie en soi et cela empirait au fur et à mesure qu’elle grandissait. Kendra ne pouvait pas l’envoyer à Poudlard et grâce à des relations elle put éviter que la fillette se fasse examiner à saint Mangouste. Elle s’occupait donc de sa fille à la maison, et essayait de gérer au mieux lorsqu’elle avait ses crises magiques.
Lorsque son frère était là, il avait l’impression qu’elle redevenait un peu la petite fille, puis l’adolescente, qu’elle aurait dû être. Il lui racontait son quotidien à Poudlard et essayait d’amener un peu de gaieté à sa sœur qui ne souriait qu’à lui. Albus au contraire, s’éloigna progressivement d’Ariana, il se sentait responsable de la première crise de sa sœur et ne pouvait pas s’empêcher d’y repenser à chaque fois qu’il la voyait. Lorsqu’il passait devant la porte de sa chambre et qu’il la voyait là, assise, les yeux vides, le visage creusé, ses petits bras maigres posés sur ses genoux, il se sentait si coupable qu’il ne pouvait pas aller la voir. Il préférait s’enfermer dans sa chambre, étudier, un jour, il la guérirait, un jour, il pourrait.

Les années passèrent, le jour des quatorze ans d’Ariana, sa mère voulait le fêter avec elle. Elle avait préparé un beau gâteau, acheté une nouvelle robe à sa fille même si elle savait qu’elle ne la mettrait jamais, et disposé les nombreuses lettres d’Abelforth et celle d’Albus sur la table de la cuisine. C’était le jour des vacances de d’été, les garçons devaient rentrer de Poudlard le soir même, ce serait une bonne surprise pour Ariana. Quelques minutes avant qu’ils n’arrivent Kendra alla chercher sa fille dans sa chambre. Elle dessinait tranquillement à son bureau, sa mère attendit quelques secondes avant de rompre l’humeur paisible de l’adolescente, c’était si rare ces jours-ci. Les crises devenaient de plus en plus violentes et elles étaient de plus en plus fréquentes, Kendra était fatiguée, si fatiguée. Il devenait de plus en plus dur pour elle de maitriser sa fille, et elle avait l’impression qu’elle en ressortait de plus en plus épuisée, elle, mais aussi Ariana. Ces violents excès de magie n’étaient pas bon pour elle, elle le voyait à ses yeux creusés et aux longs cernes qui ornaient son visage, ses lèvres étaient pâles et gercées, ses cheveux ternes. Sa fille dépérissait et cela brisait le cœur de Kendra.

« Ariana, ma chérie, vient avec moi dans la cuisine un moment, j’ai une surprise pour toi, commença-t-elle, une main brossant les longs cheveux de son bébé. Tu sais que tu as quatorze ans aujourd’hui, tu veux mettre une jolie robe ? »

Elle n’obtint pas de réponse, elle en obtenait rarement, mais elle habilla sa fille d’une robe bleu ciel pour essayer de mettre en valeur la jeune fille. Son cœur se brisa un peu plus lorsqu’elle vit le corps si mince de sa fille, et les bleus qui fleurissaient chaque nuit lorsqu’elle se frappait elle-même durant ses cauchemars. Une fois, arrivée dans la cuisine, elle l’assit devant le gâteau et la jeune fille commença à passer ses longs doigts fins sur les enveloppes des lettres.

« C’est pour toi, ouvres les si tu veux » dit sa mère avec un sourire.

Soudain, ce fut le chaos, on ne sut jamais ce qui avait provoqué cette crise. Ariana perdit le contrôle et tous lui échappa. Lorsque quelques minutes plus tard ses frères arrivèrent, ils trouvèrent Ariana dans un coin, repliée sur elle-même poussant quelques gémissements, et sur le sol, étendue, Kendra Dumbledore. Abelforth s’occupa immédiatement de sa sœur, essayant de la calmer, de lui murmurer quelques paroles douces. Albus restait là, choqué par ce qu’il n’arrivait pas à croire, sa mère était morte. Il ne pouvait esquisser un geste, pétrifié, il regardait le corps de sa mère.

« Fais quelque chose ! Je m’occupe d’elle, mais toi fais ce qu’il faut faire » lança son frère brutalement, le sortant de sa torpeur.
Il avait raison, il fallait qu’il s’en occupe. Et comme le chef de la famille qu’il était devenu, d’un coup de baguette, il rangea les restes de ce qui avait été les prémices d’une fête d’anniversaire.

« Un sortilège s’est retourné contre elle, c’est tout ce que tu dois dire sur la mort de maman, tu m’as compris ? Je m’occuperai d’Ariana maintenant. » Lança Albus à son frère, quelques jours plus tard. Tout c’étaient passé rapidement, organiser les funérailles de Kendra discrètement, cacher Ariana. C’était ses responsabilités maintenant. Le visage adolescent de son frère se tordit de colère.

« Toi ?! Tu ne t’es jamais occupé d’elle ! Je quitterai Poudlard, je m’occuperai d’elle. Va t’occuper de tes priorités, je ne freinerai pas la montée du sorcier le plus brillant de notre époque ! »

Albus fut ferme, non, Abelforth retournerait à Poudlard. Il prendrait la place de Kendra, c’était sa responsabilité. Il y eu d’autres confrontations durant l’été, surtout lorsqu’Abelforth remarqua que son frère était beaucoup plus intéressé par leur nouveau voisin Grindelwald. L’état d’Ariana se dégradait. Elle se sentait responsable de la mort de sa mère, et malgré le réconfort que lui apportait son frère, elle ne pouvait s’empêcher d’y penser. Même pour lui, il devint difficile de la nourrir, et elle ne s’alimenta que lorsqu’Albus la menaça d’utiliser la magie pour la nourrir. Maintenant qu’elle était plus grande, elle comprenait que les crises survenaient à cause de sa magie. Pour la jeune fille, c’était donc la responsable, la magie. Elle n’osait trop en parler avec son frère, mais de sombres pensées l’envahissaient. Surtout après ses crises d’où elle revenait épuisée. Elle voulait lâcher prise, se laisser aller dans la noirceur qu’elle ressentait lors de ces terribles épisodes. Bientôt, elle ne fut même plus capable de tenir sur ses jambes lorsqu’elle était éveillée. Abelforth continuait à prendre soin de sa sœur, mais il sentait que si cela continuait, elle ne tiendrait plus longtemps.

Quelques jours avant la rentrée à Poudlard, il tomba sur une des nombreuses missives que son frère envoyait à Grindelwald, il fut vraiment en colère. En ce moment même, ils étaient là à parler de dominer le monde, chez lui, dans son salon. Et Ariana dans tout ça ? Albus n’avait vraiment aucune valeur familiale. Il arriva en trombe dans le salon où son frère et Grindelwald parlaient tranquillement. Un silence s’installa et il en profita pour leur lancer :

« Il vaudrait mieux que tu laisses tomber, maintenant. Je ne sais pas où tu as l’intention d’aller, mais on ne peut pas la déplacer, elle n’est pas en état, tu ne peux pas l’emmener avec toi pendant que tu passeras ton temps à prononcer de beaux discours en essayant de rassembler des partisans.

-Abelforth, tu es trop jeune pour comprendre. Ton frère et moi faisons ça justement pour que ta sœur n’ait plus besoin de se cacher. Les moldus ne pourront plus lui faire ce qu’ils ont osé faire, dit calmement Grindelwald comme s’il parlait à un enfant.

Abelforth était choqué qu’Albus ait confié ce secret à leur voisin, mais après tout ne s’étaient-ils pas rapprochés pendant les vacances ? Il s’était plaint de sa pauvre sœur voilà tout. Le regard bleu derrière ses lunettes d’Albus était glacial, il n’aimait pas que son frère vienne se mêler de ses affaires.

-Retourne dans ta chambre Abelforth, je m’en occupe, lança-t-il simplement, avec un geste de la main ennuyé.

-Ah oui ? Et tu vas me forcer ? Il sortit sa baguette, et en réponse les deux autres sortirent les leurs. Il se passa quelques secondes, chacun se testant du regard. Albus voulut simplement désarmer son petit frère pour lui montrer qui commandait ici, mais Abelforth brava son attaque. Après cela, les sorts pleuvèrent entre les deux frères.

- Alors tu veux conquérir le monde, mais tu n’arrives même pas à toucher ton petit frère ? lança Abelforth, sarcastique. »

Cela ne plut pas à Grindelwald, c’était la phrase de trop. Pour qui se prenait cet adolescent ? Il lança le sortilège Doloris sur le plus jeune des Dumbledore. Albus essaya de l’arrêter, mais le mal était fait. La bataille recommença de plus belle.

Trop occupé à essayer de se toucher, ils n’avaient pas entendu Ariana qui arriva dans la pièce, comme un fantôme, la Dumbledore avait descendu doucement les escaliers pour arriver en plein chaos. La jeune fille ne savait pas quoi faire, et voulu simplement aider, faire quelque chose. Elle avait entendu les cris de son frère lorsqu’il avait été touché par le Doloris, et avait cru entendre à nouveau ses propres cris lorsqu’elle rêvait de son attaque. Elle ne voulait qu’on fasse du mal à Abelforth. Pas Abelforth. C’était sa seule pensée présente. Mais toute cette magie, ces éclairs, c’était trop, alors elle lâcha tout. Une sombre force sembla la remplacer, elle n’était plus que magie, elle était dangereuse. Personne ne sut qui avait lancer le sort, ou peut-être était-ce un mélange des sorts qu’ils lancèrent, mais la boule noire de magie qu’était devenue Ariana se retrouva dans la ligne de mire. Elle se sentait si légère, pas d’émotions, emplie d’une certaine puissance, elle se sentait vivante.

Et soudain, une lumière verte et tout disparut.