Refroidis Deleter91
AUTOMNE 2012 78 vues
Mon café est froid. Tout sur la table est froid : le pain, le lait et maintenant le café. Je ne sais pas combien de temps je me suis endormi. Sûrement trop longtemps. Comment j’ai pu m’endormir maintenant. La fille est encore enfermée à côté, je l’entends chouiner. Des sueurs froides me courent le long du dos. Il faut que je trouve le moyen de sortir d’ici. Cela fait trop longtemps que Michaël est parti. Mais s’il revient et que je ne suis pas là, il la tuera c’est sûr et si je suis là, il nous tuera tous les deux. Je sentais le piège à plein nez. Il faut que je réfléchisse calmement, le plus calmement possible. Toutes les fenêtres sont barricadées. Il était temps qu’ils les démolissent ces putains de tours. Personne ne peut nous voir ou nous entendre. Il faut que je parte avec la fille. Je ne peux pas la détacher sans qu’elle se mette à hurler et Michaël a pris la voiture. Je n’ai plus le choix, je ne peux pas rester une heure de plus ici. Où est ma veste ? J’éteins cette foutu cigarette et je défonce la porte qui retient la fille prisonnière. Elle me regarde avec ses beaux yeux bridés suppliants. Peut-être que dans d’autres circonstances on aurait pu se plaire. Allez, monte sur mon dos ma belle, on va faire un tour.
Rapport de la préfecture de police du 13ème arrondissement. La banque du Crédit Agricole de l’avenue d’Italie a été braquée à 8h07. Deux hommes armés ont pénétré dans son enceinte et menacé le personnel avec leurs revolvers. Ils ont dérobé la somme de deux cent soixante-dix mille euros (270 000). Une employée de la banque, Marie Nguyen, d’origine vietnamienne a été enlevée par les braqueurs sans qu’aucune réclamation ne soit faite. Les visages des deux braqueurs étaient couverts mais ils portaient chacun un t-shirt distinctif à l’effigie de la marque Nike. Des recherches ont été organisées dans l’ensemble de l’arrondissement pour tenter de les retrouver et un périmètre de sécurité d’un rayon de vingt kilomètres a été déployé. L’arrondissement est bouclé, personne ne peut y entrer ou en sortir. Des moyens policiers supplémentaires ont été mobilisés.
Mon nom est John. Jusqu’à avant-hier j’étais un employé de banque modèle qui aimait avant tout le poker et les femmes, en particulier une femme, Sarah, avec qui je vivais. Ce soir-là, mon meilleur ami, Michaël est venu me voir, dans mon appartement de la rue Tolbiac.
John, tu n’en as pas marre de ta vie de merde. Je te propose une chose et dis-moi si tu es d’accord. Après-demain à huit heures, au lieu d’aller au boulot on va braquer la banque dans laquelle tu bosses qu’est-ce que tu en dis ?
Bien sûr je ne l’ai pas cru.
Du sang coulait. J’ai cru que c’était le mien, mais ce n’était pas le mien. Une femme hurlait comme une démente et j’ai vu que c’était le sien. Elle était enceinte, elle venait de faire une fausse couche. Il fallait l’amener à l’hôpital. Michaël l’avait projeté contre le mur, par accident, j’espère. Je retenais mon souffle. Non, il faut respirer. Je restais immobile à ne rien faire. Michaël s’occupait de tout, il ramassait les billets, il menaçait les clients. J’aurais pu aussi bien ne pas être là mais il avait voulu que je sois là, alors j’étais là. Que faire ? Je pointais mon pistolet en direction des clients mais de peur de leur tirer dessus, je le pointais vers le plafond. Je ne savais même pas s’il était chargé. Je ne savais même pas m’en servir. Pourquoi est-ce que j’étais là ?
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. Il fallait agir vite. J’avais laissé à mon stagiaire le soin d’écrire le rapport. Croyez-moi si vous voulez, c’est d’abord l’urgence qui m’a fait agir comme je l’ai fait. On n’a pas l’habitude de ce genre d’affaire dans le 13ème. Depuis qu’on a notre nouveau préfet tout ce qu’on sait faire c’est débusquer les immigrés clandestins dans les caves et s’occuper de la sécurité routière. En plus, lui, un si bon citoyen, dans un quartier si calme. Je le connaissais bien, il venait tous les samedis soirs aux tournois de poker organisés dans la salle du fond du lotus vert. On n’y jouait pas grand chose, des bricoles, deux, trois mille euros tout au plus. Bien sûr qu’il y avait des filles. Surtout des vietnamiennes. Vous croyez que c’est pour ça qu’il l’a enlevée elle ? Quand j’ai vu ce que j’avais fait, je savais plus où j’habitais mais c’est pas pour ça que je le regrette. On se sert tellement rarement de ces machins-là. Aujourd’hui c’est Tazer et compagnie. Le reste, c’est seulement pour impressionner les nouveaux.
Quelle idée à la con ! Sortir avec une fille sur le dos en plein milieu des Olympiades, comme si personne n’allait me regarder et en plus de ça en plein nouvel an chinois. Ca pette de partout, j’ai l’impression d’être au milieu d’une guerre civile. Bon qu’est-ce que je fais ? Il me faut une voiture. Je pense qu’on va oublier le métro pour l’instant. Comment on vole une voiture ? Toi, tu ne bouges pas, tu restes tranquillement assise là que personne ne te voie. Voler une voiture, pourquoi pas partir à cheval ? Celle-là, elle a l’air bien. Où est la clé ? Bien sûr, je n’ai pas la clé. Casser la vitre alors ? Non, mauvaise idée, tout le monde me voit, je dois trouver autre chose. Il ne faut pas que Michaël revienne, il ne faut pas qu’il trouve la fille.
Quel con, celui-là, partir avec une fille sur le dos. Qu’est-ce que j’avais besoin de le prendre avec moi ? Pas doué comme il est. Maintenant me voilà à faire le tour du quartier, à trouver une pharmacie pour soigner la balle qu’il m’a collé dans le doigt. Au moins il m’a laissé partir avec le fric. Qu’est-ce que j’ai besoin de retourner les voir ? J’ai juste à me casser. Qu’est-ce que je m’en fous que cette fille elle crève ou pas. Elle a déjà perdu son gosse, c’est un peu une vie de gâchée non ? Qu’il s’occupe d’elle, qu’il l’épouse même s’il veut qu’est-ce que ça peut me faire ? Merde un barrage policier. Comment ils ont fait si vite ? Allez, à gauche, il y a une autre pharmacie rue de Choisy. Ca pisse le sang. Il ne faut pas qu’on voit mon doigt comme ça. Deux cent mille euros. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir en foutre. Je ne vais pas vivre très longtemps avec ça. J’espère que personne n’a vu ma gueule. C’était plutôt enivrant. Je pourrai toujours recommencer avec un partenaire un peu moins con. Ca y est, c’est là. Merde c’est toujours plein de monde. Oh, puis merde, je suis plus à une balle près.
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. L’appel de la pharmacie, c’était près d’une heure après je crois. Je ne pouvais pas m’occuper de tout, j’ai envoyé une autre équipe sur place. Bien sûr que je me suis dit que c’était lié, mais à ce moment là j’avais déjà une piste à suivre. Dès le braquage, j’ai lancé un appel pour la fille, je connais les procédures. Un des péquenots qui surveillait le nouvel an m’a appelé sur le talkie-walkie ; il avait vu un mec se balader avec une fille sur le dos. Comment on peut être aussi con. Il n’a pas osé intervenir mais à ce moment-là, il a eu une putain d’idée de génie. Vous penserez à lui quand je serai dans mon trou, c’est un vrai petit génie ce gars-la.
Me voilà dans le métro avec une fille attachée et bâillonnée et personne ne dit rien. Peut-être qu’on va s’en sortir finalement. Les gens sont encore plus peureux que je croyais. Ils n’ont même pas le courage de descendre. Ils restent là, ils nous regardent en coin. Ils doivent nous prendre pour un couple SM. J’aurais dû lui mettre des menottes de fourrure. Ca t’aurait plu les menottes de fourrure ma mignonne ? C’est bon de jouer le caïd, de ne plus être celui qui a peur, mais celui qui fait peur. Son sang qui coule encore. Madame, excusez-moi, vous n’auriez pas un mouchoir ? Il suffit de demander. C’est fou comme les gens peuvent être aimables finalement. Bon, réfléchir, réfléchir calmement. À la SNCF, ils doivent être moins compréhensif. Où aller ? Mes parents ont une maison bien isolée dans le sud de la France. Ca doit être un bon endroit pour se cacher temporairement. Qu’est-ce que tu en dis toi ? Voir le soleil ? Ecouter les sauterelles. Tu ne dis rien ? Tu t’en fous ? Ah ! Tu ne peux pas parler. Merde en voilà un qui s’énerve, qu’est-ce qu’il fait, je crois qu’il vient vers moi. Je crois que je n’ai pas très envie de répondre à ses questions. On est où là ? Bibliothèque François Mitterrand. Je serai pas allez bien loin. Terminus tout le monde descend.
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. C’était quoi son idée de génie ? Il l’a suivi. Tout simplement. Il s’est assis dans le métro à côté de lui sans rien dire et il l’a suivi. Allez savoir pourquoi, il était pas en uniforme, du coup l’autre s’est pas méfié et le temps que j’arrive je pouvais savoir à chaque seconde où ils étaient. C’est pratique ces nouveaux téléphones. On a plus de vie privée, mais pour coincer les idiots, ça marche pas mal.
Il faut toujours qu’il y en ait un qui crie. J’aurais pas dû tirer. J’ai pas tiré non. Enfin personne n’est mort cette fois je crois. Il n’y avait pas une conne de femme enceinte pour se mettre sur mon chemin. Tout ça pour du désinfectant et un bandage. J’aurais mieux fait d’aller au Franprix. Ils sont plus conciliants avec les braqueurs. Entre escrocs on se comprend mieux. Où est-ce qu’il faut que j’aille ? Ils ont tout barricadé ces enfoirés, ils ont bouclé tout le putain de treizième. Ce n’est pas que je ne l’aime pas ce quartier, mais depuis ce matin il sent un peu plus mauvais. Ma meuf elle ne voudra jamais de moi. Ma mère n’en parlons pas. Je suis con. J’ai juste à quitter ma bagnole, ils ont ma plaque, mais ils ne savent pas qui je suis, personne ne m’a vu. Je n’y tiens pas à ce tacot. Je mets mon fric dans un sac à dos et j’explique aux flics que j’ai fait mes courses. J’ai mieux, je vais au Décathlon acheter une tente et je cache mon fric dedans. Tu vois Michaël quand tu veux, tu sais faire les choses bien.
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. Le premier on n’a pas eu trop de mal à l’attraper. Il n’était pas très malin. Il croyait qu’en cachant son fric dans une toile de tente on le capterait pas. Vous savez ce qui nous a dit à l’audition ? Mais comment vous avez connu ma gueule ? C’est pas ta gueule qu’on a reconnu, c’est ton blouson, pauvre con. Il n’avait même pas pris la peine de se changer. S’il y a un truc que je fais toujours bien c’est décrire les nippes aux péquenots, ça nous fait office de portrait-robot. Quand vous avez quinze roumains qui déambulent place d’Italie en faisant la quête et qu’ils se ressemblent tous, les nippes ça permet de les différencier. Ils ont toujours des t-shirts à la con. Ca vous fait marrer qu’un vietnamien dise nippes ? Je suis arrivé en France que vous étiez même pas né. J’apprends vite. J’étais au Collège Gabriel Fauré, vous connaissez ? Ma fille aussi... Qu’est-ce que je vous disais ? On avait attrapé le premier et le fric. Mais le deuxième il se faisait toujours la malle et surtout il avait toujours la fille.
Je n’ai jamais vu l’esplanade de la BNF aussi déserte. Faut dire qu’avec ce putain de vent, on n’arrive même pas à marcher. J’espère que t’attrapes pas froid ma belle. Je pourrais partir en péniche. T’agite pas comme ça, tu me remercieras quand tu rentreras en vie chez toi. Si on était là et que Michaël était revenu, il t’aurait tué. Je suis sûr qu’il l’aurait fait. Allez viens faut pas glisser. Je maudis l’architecte qui a conçu cette esplanade. Au moins il n’y a jamais personne comme ça. Allez viens, descend doucement les marches. On va aller jusqu’à la péniche là-bas, voir si le propriétaire est conciliant. Sinon, il faudra bien que j’apprenne à me servir de ce flingue. Il n’est jamais trop tard dans la vie.
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. La première fois que je me suis douté que c’était ma fille ? Presque immédiatement, même si je ne suis pas sûr si c’était tout à fait conscient. Quand j’ai entendu le nom de la rue où il y avait le braquage, j’ai immédiatement pensé à nous, c’est là où j’ai mes sous. Vous savez la première pensée que j’ai eue. Quelle bande de cons, ça leur fera du bien de s’alléger un peu, après tout ce qu’ils m’ont tiré, ces banquiers c’est tous des fumiers. On peut être con. Ensuite quand j’ai appris qu’une fille vietnamienne enceinte avait été enlevée, bien sûr j’ai eu peur. Mais qu’est-ce que je pouvais faire ? Il fallait bien que je m’en occupe. Est-ce que c’est pour ça que j’ai butté ce salaud ? J’en sais rien, mais ça y a sûrement fortement contribué.
Il n’y a pas une vraie péniche dans le coin. Que des salles de concert à quoi ça me sert. Le Bateau Phare, la Guinguette Pirate, on se croirait au carnaval. Là un mec avec un zodiac. Ce n’est pas vrai, il faut que je le choppe. Accroche-toi ma belle. Eh ! Toi ! Pourquoi il court comme un dératé ? Ah oui, le flingue c’est vrai, ça les fait flipper, j’avais oublié. On va le garder alors. Il m’a l’air beau ce bateau. Toi tu t’assois là le temps que je comprenne comment ça marche.
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. Je n’aurais pas dû y aller tout seul, c’est ça la connerie que j’ai fait. On nous le dit tous les jours, toujours y aller accompagné. Mais je ne fonctionne pas comme ça, j’ai besoin de faire les choses par moi-même. Je les ai vus, ils étaient sur le bord du quai. L’autre il tirait sur le fil du moteur comme un dératé et il y avait ma fille, là, bâillonnée, attachée, les cheveux collés de sang avec de la pisse qui s’échappait de sous sa jupe. J’ai rien pu faire j’ai tiré n’importe où comme ça avec mon arme. Je n’ai jamais été très doué avec les armes. Si j’ai tué quelqu’un avec ce coup-là c’est rien d’autre qu’un pigeon. Ca en fera un de moins. Une merde de moins à nettoyer.
Qu’est-ce que c’était ce bruit ? Si c’était un pétard, c’était un putain de pétard. Qui c’est ce mec là-bas, qu’est-ce qui me veut ? Pourquoi tu le regardes avec ces yeux ? Merde qu’est-ce qu’il a dans la main ? C’est un flingue ? C’est un mec qui veut me buter ? Parle, tu, le connais ? Parle ! Je te retire ton bâillon si tu me dis qui c’est ? Oh, ta gueule ! Papa ? Quoi papa ? C’est ton père là. Oh, vous êtes qui, qu’est-ce que vous me voulez ?
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. Ce con, il a ma fille dans les bras qui est en train de crever et il vient me voir pour me demander ce que je lui veux. On ne fait pas plus con. Si j’avais été son père, je lui en aurais foutu une rien que pour sa connerie. J’étais plus un flic, j’étais un père, je lui ai dit Ducon, c’est ma fille qui est là. Si tu la laisses partir, ta vie elle m’intéresse pas, pars avec ton Zodiac si tu veux, c’est ma fille qui m’intéresse. Il m’avait fait écouter sa voix, la voix de mon petit ange qui venait de perdre son bébé.
Merde qu’est-ce que je fais, qu’est-ce que je fais ? Si je la tue, il me tue. Si je lui rends, il me tue. Il faut que j’arrive à faire démarrer ce putain de Zodiac. Tu n’approches pas toi. Ta fille je te la rendrai quand le temps sera venu. Quel con ce Michaël de l’avoir poussée comme ça et quel con j’ai fait de vouloir l’emmener à l’hôpital, j’aurais mieux fait de la laisser crever. Si tu t’approches encore je tire.
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. Et là ce con, comme s’il l’avait fait exprès, il tombe dans l’eau avec ma fille. Au début j’avais presque envie de me marrer. Mais j’ai vite vu qu’il y avait rien de marrant dans la situation. Il se servait de ma fille comme un ballon de baudruche. Il s’appuyait sur elle pour flotter et ce con était tellement paniqué qu’il se rendait pas compte qu’il la noyait.
Merde, merde, je savais que j’aurais dû écouter mes parents quand ils m’ont dit d’apprendre la grenouille. T’inquiète ma jolie, on va s’en sortir. Il faut juste que tu m’aides un peu comme ça. Qu’est-ce qu’il a ce vieux con, pourquoi il se jette à l’eau avec nous ? Il vient te sauver ?
Rapport de l’audition par l’IGS de l’inspecteur en charge de l’affaire. Il ne me lâchait pas, il s’accrochait à moi comme s’il ne savait pas nager et pendant ce temps ma fille se noyait et je n’arrivais pas à m’en débarrasser. Et je la voyais, elle était là, comme un poisson qui frit dans l’huile, à se débattre, mais il l’avait trop bien attachée ce salaud. Et j’ai rien pu faire, je l’ai vu crever sous mes yeux, avec l’autre qui se tenait à moi comme un gorille en rut. Je l’ai ramené sur la rive et là...
Il va me buter.
Rapport d’autopsie de l’institut médico-légal de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Marie Nguyen. 22 ans. Le corps de la femme a de multiples contusions sur les jambes, le ventre et les seins suite à des coups probablement portés à la main. Victime d’une hémorragie interne non létale suite à la fausse couche intervenue à la suite des différentes blessures. Probables attouchements à caractère sexuel étant donné les marques répertoriées sur la poitrine. Cause du décès : asphyxie par noyade.
John Mary. 34 ans. Cause du décès. Une balle de calibre 5,6 mm a traversé l’encéphale droit du défunt.
Rapport définitif de l’IGS sur l’inspecteur Nguyen Cao Ky dépendant de la préfecture de police du 13ème arrondissement. Après les auditions menées suite au braquage de la banque Crédit Agricole du 24 août 2011 dans le quartier Italie-Tolbiac, le lieutenant Nguyen Cao Ky est temporairement suspendu de ses fonctions suite au meurtre sans préméditation du prévenu John Mary. L’enquête de l’inspection se poursuivra de manière parallèle à l’instruction judiciaire ouverte au nom de la famille du défunt.