20 min
Avatar de Crapau

Moi aujourd'hui domicile insalubre Crapau

EN COMPET'
HIVER 2013
60 vues

 « Apposées et désinvoltes sur mes reins
Tes mains qui m'approprient, repassant le dessin
Centimètre après centimètre, la peau qui se colore
S'éveille et s'émerveille sous la tienne qui explore

Corps élancés qui s'emmènent et se chevauchent,
Les coeurs cambrés, suspendus à nos bouches
Explorant l'un sur l'autre les Terres à jamais inconnues
Nos courbes étrangères pourtant tant parcourues

Tu me découvres, tu me voyages,
Mon corps et le tien tel un nouvel alliage
Se confondent, s'exaucent, s'épousent
Brillent d'une lumière que le ciel jalouse

Tu t'avances jusqu'à moi, me traverse
Ventre et hanches qui se renversent
On s'enchante, on s'escalade,
On s'emprisonne et on s'évade

De nos étreintes, de nos mélanges,
De toi qui me chavirais,
Dans mon ventre en ce jour étrange
Un nous se plait à se dessiner »


Comme toujours, j'ai suivi la musique. Le même vinyle qui tourne depuis 25 ans et
qui entame un peu la raison; cet air qui reste inconnu parce qu'il ne s'approprie pas, mais qu'on voyage avec soi sans pouvoir le nommer. Un seul sillon pour 45 tours, le tour du monde, la tournée des bars, tous les tourments et les tours de passe-passe qui marient adroitement et étroitement la brûlure de consumer au sentiment de vivre. La vitesse qui enivre, l'alcool qui voyage, la fièvre, la jeunesse et l'audace.
Et là. Au pied d'une page, quand on veut écrire, on se demande si on n'est pas devenu
dépressif. Je pourrai résumer ma vie en quelques mots qui n'auraient rien à voir les uns
avec les autres. Un sac de noeuds qui se contrediraient, où bouillonnent passions, ennuis, inconnus, nouveautés et abstrait.

Je me suis proprement rangée dans un des tiroirs de ce grand meuble que je déménageais il y a un an de cela. J'ai cessé de danser, je suis assise au bord de la piste. Quelque chose dans le ventre qui nait d'une nuit et vous rend mère pour la vie.
J'ai un coeur dans la machine, peut-être pas le mien.

Du matin au soir, de haut en bas, je tangue. J'ai le corps qui prend le large, les marées, les naufrages. Sur la proue, encore ivre et pourtant sobre, nauséeuse, blême, je me renverse et me retourne. L'horizon est un grand huit pour mon coeur, resserré autour de moi. Je suis enceinte, corps et âme; femme comme jamais avant, terrorisée, minuscule. Je tangue, oui. Silhouette encre de chine que le vent étale. Moi dans ce corps qui ne m'appartient et ne me ressemble plus, union du passé et de l'inconnu. Moi petite fille, égoïste et insouciante, et ce corps de femme qui fait écho à mon appétit, à mon vide, à mon manque incurable de vivre. On se reflète, déformées toutes les deux, identiques. Ce corps qui déborde, moi qui rentre le ventre pour taire ma famine. Nous deux réunies autour de ces deux coeurs qui battent ensemble sans se faire écho.

« Elle », si je peux ainsi l'appeler, se figeant sous mes doigts, éternelle et inaccessible. Je la peins, robe acrylique que le papier avale; le grain de la feuille la démange, on s'observe, deux marins toujours émus de ces mères qui baptisent et détruisent à la fois. « Elle »... noie son espace, l'immensité de son gouffre habité par un autre. De la gouache sur ses hanches que la vie convoite, tutoyée du bout des plumes, elle observe les toiles vierges. L'oeuvre se couche, s'allonge, s'éteint. Écorces mêlées de chair et de charbon, elle s'endort avec moi. Les jours passent, les certitudes et les angoisses font et défont leurs chemins, se croisent, se déchirent, se contredisent, accompagnent. L'émotion de devenir mère chevauche le deuil de n'être à jamais qu'une enfant. L'intimité change de visage, elle se partage désormais, de l'intérieur. Elle reflète un pan de mur, autrefois et à nouveau vierge, repeint puis effacé il y a longtemps.

Moi, cinéaste, monteuse/menteuse, de ceux qui sont payés pour faire et défaire le temps sur une ligne, ceux qui ne font rien dans l'ordre. De ceux qui déconstruisent en construisant, architectes éphémères de mondes qu'ils aurait voulu leurs. Autant en emporte le temps, j'ai la mémoire décousue, incarcérée, impalpable.
Lui, menuisier. De ceux qui fabriquent portes et fenêtres pour laisser s'évader les gens
comme moi. De ceux qui travaillent la nature de leurs mains, qui ont du bois dans le sang, sous la peau, et une forêt dans la tête. De ceux qui ont du vent qui s'engouffre dans leurs vies, qui laissent l'air faire une mélodie... Il ne connait pas l'urgence, le manque, ou l'ennui ; il suit les jours avec passion et sincérité.

Je ne connaissais de l'amour que celui qui s'échange. Celui qui ne laisse dans le champ de vision que la beauté de l'Autre, jusqu'à ce qu'elle devienne nôtre, qu'on la revête, inadaptée et incohérente avec ce que l'on est. On se réveille un soir, un peu ivre, et l'Autre paraît moins amical, moins semblable, moins honnête. On le regarde, on se cherche en lui, on le cherche un peu en soit aussi, et on se trouve laid, on le trouve difforme. Il n'existe aucun moule à la taille de son coeur, seulement des corps que l'on se plait, un temps, à serrer contre soi. On se sent alors collant, poussiéreux, médiocre. On entrevoit toute la tristesse d'avoir cousu ce costume autour de soi pour se sentir aimer. On se demande alors ce qu'est l'amour des grands, et la seule réponse que l'on trouve serait d'être la bêtise d'un endroit trop petit pour y tenir à deux, pour y être debout; un amour qu'on allonge, qu'on exploite l'un sur l'autre pour être deux à être soi, deux à être l'Autre, deux à ne plus être seuls. Cet amour- là devient le cercueil de l'Art; on laisse les plumes au cimetière, on fait une dernière messe avec les souvenirs. Les toiles que l'on peignait hier mettent les voiles vers les cieux, on les confond aux étoiles, on ferme les volets. Les mains muettes ne font plus rien, elles agrippent celles de l'autre dans le même désespoir. Elles tremblent ensemble, se cherchant un coin de ce passé où elles se ressemblaient.
Impossible de savoir comment on en est arrivés là... C'est un matin comme les autres, mais on a pris un tour de plus, et on relance le disque. On clôture les histoires par un point, comme tout écrivain pressé d'achever son récit : souvent sans effort de formes, brutalement, cruellement. Une promesse de roman que l'on avorte en nouvelle. On entame alors une nouvelle page, recommençant du début ces contrats sans date limite qui s'imitent les uns les autres, louant du rêve avant la démission.

Il en existe dans chaque coeur, des histoires qui vous laissent inconsolables, un peu moins grand et moins jeune à la fois. Des héros fatigués qui vous renversent et que l'on quitte par vieillesse, de manière immobile et silencieuse, presque par lassitude. Cette vieillesse là, qui n'a pas vraiment d'âge et jamais de passé, on l'a tous au fond de soi, abandonnée, tapie, amnésique. Une vieille qui se lève, parfois, puis se rassied, comme si elle s'asseyait plus bas encore. Une vieille dans un lieu insalubre.

A une époque, j’écrivais : « L’amour est une machine à laver. On y met les linges entachés par la vie, on regarde émerveillés par le hublot la danse des couleurs, jusqu’à s’en lasser. On attend, sans ne plus même entendre les bruits, on s’affaire à des pensées idiotes. Le cycle finit parfois sans qu’on y prête attention, sans que l’on s’en rende compte : de manière autonome, lâche, discrète, la machine vomit un linge aseptisé, uniforme et anonyme. Les jeans et les chaussettes ne partagent plus de valses, ils sont fatigués, inertes, lessivés. L’amour a le seul tambour qui tue les mélodies. »
J’avais quelque chose comme 17 ans. Les années m'ont blanchie, adoucie, détachée : je sautais dans les flaques de boue pour que ma machine ne s’arrête jamais. Aujourd'hui, je suis suspendue à un fil, un fil qui ne semble venir de nulle part, qui n'a pas de forme, pas de corps propre, et surtout pas de fin. Un fil que l'on brode, que l'on écrit, que l'on peint; que l'on prend tour à tour pour sien. C'est le dessin qui nous a réunis, même si l'on parle du destin. L'amour du crayon sur le papier, du pinceau sur la toile. C'est le dessin, oui. Celui-ci ou bien un autre, on se serait trouvé. Celui-ci ressemblait à l'enfance, une esquisse maladroite et touchante. Deux âmes penchées sur leurs carnets, à se livrer leurs escales. Tu m'as enveloppée si jeune et si vieille, comme si tu étais le premier.

Moi sans âge, paradoxe au sang chaud et aux sueurs froides, et toi... si humain. Si humble, si naturel. J'avais trop rencontré d'amours, des vrais, des faux, des demis ; tu ne l'avais que peu connu. J'attendais tout, toi rien; on s'est croisés au milieu, simplement.
Deux enfants sur le quai, se disputant encore, se découvrant toujours. Il y a peu, j'étais encore penchée sur mes pastis, plongeant dedans à chaque gorgée. Il y a peu, j'écrivais encore des vers de vin... l'estomac et le foie en accordéon, buvant et épongeant. Et dans ce vertige intérieur, dans cette bâtisse délabrée dont tu as fais des murs sa première chambre d'enfant, je découds lentement mes habitudes.

Je suis debout en bordure de route. Dans ma valise, un clandestin. Au fond de moi, une anxiété enfouie sous 25 ans d'insolence et de désobéissance.
J'alterne les polarités, j'ai les doigts dans la prise : l'urgence de vivre face au calme carnivore, le plein, le vide, les allers-retours entre chaos et clarté. Des besoins qui ne sont pas les miens mais se prennent pour moi, un instinct maternel peut-être, que je ne connais pas. Des envies de propre que je refoule parce que j'ai grandi en associant la vie au sale, aux traces de boue, aux miettes d'un déjeuner sur la table, à la poussière d'un lieu qui se salissait pendant que nous profitions du soleil. Des envies d'espace parce que le mien est corrompu, espionné; de silence par je suis sous écoute, un micro dans le ventre. Des envies de partir, surtout. De partir avec une main dans la mienne, et de ne plus revenir. De partir à deux attendre d'être trois loin du monde.

J'ai signé un CDI avec ma conscience, ignorant que l'innocence prenait parfois cette tournure. J'ai signé sans vérifier, une nuit où j'étais nue, une nuit où je t'invitais. En bas de page, au pied du lit, là où les corps et les signatures se confondent, quand l'encre et la nuit mêlent leurs sangs. En bas de page, je suis devenue mère. En haut, au recto, de travers, j'ai le vertige. Partout dans ces lieux où nous avons vécu, je roule mon ennui et mes peurs, moteur éteint, les voiles et les rêves dépliant leurs nostalgies du plancher au plafond, avec cette impression d'avoir sauté toutes les pages pour me réveiller là.

Je suppose que mon début était comme tous les commencements, ni plus banal ni plus extraordinaire : une enfant désinvolte pour qui le mot adulte est avant tout un mot d'exil, de lointain et d'incertain. Il faut toujours un point de départ; les miens étaient déjà en fin de phrase. J'ai vécu l'heure rivée sur l'infini, adulant l'éphémère qui ne conjugue rien au passé mais destine tout à l'avenir. De ces années au service de mes libertés, j'ai gardé la saveur et l'étendue du bonheur qui s'accorde tous les droits. Plonger dans le courant commun, celui qui prône les compromis, a fait apparaître des grumeaux dans la pâte où je nageais. J'ai cru que c'était ça, être adulte : baigner ses rêves dans le chaos social, et mélanger jusqu'à être lisse, invisible, fade.
Le premier soir du bilan, on prend quelques cachets et on va se coucher. Ce premier soir dure quelques jours. Et puis la meilleure manière que l'on trouve de reprendre le dessus, c'est de passer sous silence sa déception. Déprimer, c'est la première épreuve de la vie adulte : se résoudre à l'addition, un cachet d'aspirine dissout dans le whisky. On avale, on se resserre en serrant les dents. On tâte avec effroi l'immensité d'un vide dont on ne peut estimer la profondeur, un vide qui n'a commis aucun écho.

J'ai ainsi passé les prémices de ma vie adulte en commettant des adultères, mariée à la révolte, amante des lassitudes et des soumissions. La vie comme un plan séquence mal cadré, dont aucun scénariste ne semble s'être soucié, un film muet qu'aucun monteur n'a mis en ordre pour y donner un sens... Et toi, tu m'as aidé à écrire le mode d'emploi de l'instrument sans notice que j'étais, découvrant que la langue française a ceci de magique qu'elle autorise à être complexe sans être complexé.

J'avais quitté ma campagne natale pour aller apprendre le cinéma en ville. 200Km, ce n'est rien, seul le temps est une distance. Je me demande pourquoi j'ai tout quitté, pourquoi je ne suis plus rentrée; j'ai passé huit ans loin de chez moi. Journalisme, audiovisuel, Toulouse, Vietnam, Montpellier, j'ai cru que c'était la liberté. Poussée par l'effervescence de la vie citadine, par les idées de réussite qui sont véhiculées, peut-être à cause de la compétition, du surnombre, de l'exhibition, de toutes ces choses à la fois merveilleuses et néfastes que seules les villes engendrent. J'ai cru devenir grande en me rabaissant à me fondre dans la foule, j'ai cru en mon indépendance, en mon épanouissement, enfouie sous les couches sociales auxquelles je ressemblais. Accoudée à la solitude que l'on prône comme symbole d'équilibre, parmi ces anonymes, ces synonymes, ces amis-amours-inconnus qui cumulent tous les visages à la fois. Ce que l'on prend pour de l'ambition n'est que de l'orgueil, et ceux que l'on prend près de soi n'ont que la franchise de l'instant. Mais on a tous tellement soif, finalement, que l'on ferme les yeux et accepte, imbéciles, les accolades d'un soir pour se réveiller encore plus assoiffé et plus seul que la veille. Ces souvenirs sans valeurs ont empaillé ma jeunesse, et pourtant chaque jour, chaque soir, je faisais l'éloge de cette taxidermie, un verre à la main.
J'écrivais des poèmes d'amour, moi qui n'en percevais que des miettes. Je travestissais les sentiments dans le tégument de la prose, laissant le squelette aux vers.

En ville, les maisons regardent, bombent le torse quand on arrive et serrent le ventre lorsqu'on repart. A chaque passage, le monde entier est silence, un cri étouffé sous la masse des semelles qui vont et viennent sans respirer. Les murs inclinent un visage mélancolique, impassible, intemporel. Immuable, figé dans l'indifférence. Je longeais ces trottoirs attristés en pensant aux murs en pierre, à mes poutres voutées qui ont vu s'animer tant et tant de visages sous leurs jupes. Rentrer me manquait mais je rentrais le ventre et avançais. Les études finies, les heures ne suffisaient plus à remplir le temps. Il fallait justifier, réussir, occuper. Combler l'espace, l'esprit. Nourrir. L'appétit n'était plus un fait mais un but, la faim s'évaporait, pourchassant l'ennui. Une portée vide, des instruments muets, une salle d'opéra faisant écho au silence. Un corps sur lequel retombe la pluie, descendu du nuage. J'écrivais moins, passais de l'A4 au post'it car je me découvrais avoir moins à dire, parce que ce n'était pas le coeur mais la main qui tenait la plume. Toutes ces choses qu'il restait à faire mais que je ne parvenais pas à entamer, la pile de livres, de peintures, de partitions, de destinations... passion et pression échangeant leurs souliers, leurs sourires. Achever est polysémique : terminer, et détruire. Je ne consumais plus, mais consommais; j'achetais la flamme au prix du temps perdu, ce qui n'avait aucun résultat sur l'inspiration : on souffle dessus et la bougie s'éteint. Le gâteau est sans saveur, la fête sans invités s'évente. On froisse la feuille encore vierge avant de la jeter; la poubelle est pleine, la tête vide : pas évident d'être médiocre.

Alors j'ai déménagé. J'ai rendu mon appartement plus blanc encore que lorsque je m'y étais installée. J'y ai effacé les odeurs d'alcool, de tabac, les traces de maladresse, de peinture, les sons des musiques écoutées. Je n'ai pas vidé que le mobilier, mais bien l'essence, la vie, le vécu. Les souvenirs. Contrôle A, Supprimer. L'ordinateur des mémoires réinitialisé. Je n'y ai jamais mis les pieds, je ne reconnais rien. Ça sent le froid, et l'inhumain. La nuit, la solitude, la maladie. Je referme mon sac, de plus en plus rempli au fil des ans, par des choses de moins en moins importantes. Je l'ouvrirai ailleurs, je rhabillerai d'autres murs avec les mêmes images, celles de ma vie, que je peindrai encore avec les mêmes pinceaux. La fenêtre s'ouvrira sur une autre rue, mais l'odeur sera certainement la même : celle de ma sueur, de ma fatigue nocturne, du café matinal. Le son du piano, idiot, ne se rendra compte de rien. La couleur de ma lampe n'aura pas changé, s'endormant sur les mêmes rêves décousus.
Déménagement. Après démembrement, avant démence dans le dictionnaire; je suis partie à temps.

Je suis revenue près de toi, au pied des Pyrénées qui m'avaient vu naître. Tu portais tout sur ton visage, la sérénité, la solitude, l'humilité. Ta curiosité et ta soif qui transpiraient, et toi... pudique, à demi absent. Hésitant et discret, la voix qui déraillait sur nos chemins de fer, tombant sur les syllabes. Tu n'avais pas cette force que tu as trouvée depuis; tu semblais sensible et désarmé. Tu n'étais pas fragile, non. Simplement un peu moins homme qu'aujourd'hui; un peu moins debout.
Je n'avais jamais été une fille, pas une femme en tous cas. Je l'avais été, le temps d'une nuit, dans certains draps. Mais je reprenais vite ces secrets avec moi, asexuant ma démarche, mes habits, mes pensées. Je n'avais jamais soigné ma vitrine, porté de jupes, de guirlandes, de maquillage. Tu es mon premier noël, mon premier artifice, ma première envie d'être femme, avec délicatesse, avec prudence.
Et dans quelques mois, j'accoucherai de tout à la fois : d'un fils, d'un père et d'une mère.


« Tes lèvres au goût du soir,
Des jours qui se suivent et dérivent nos histoires
Tes lèvres, ton palais, mes guerres froides
Qui ressuscitent mon coeur et résistent aux mémoires

Tes lèvres, ton cou, tes bras,
Allongés près du sein qui se cache à tes draps
Les yeux fermés, odeurs de nos rencontres
Qui se défont des peurs, qui défilent, qui racontent

Les heures passées à ton sommeil,
Endormir et étreindre d'une même main
L'amour le sexe de la paume jusqu'aux reins
La sueur des envies, de Morphée au réveil

Et tremblant près de toi
Le corps au sommet de tes doigts
Chavirant d'océans, de mers et d'éphémères
La voix aux horizons d'un avenir plus clair

Tes lèvres, lumières écarlates
Des roses et des soleils que le temps soulève
Les yeux clos qui éclosent aux fleurs gorgées de sève
Le pollen des amours, ton venin, mon asphalte »

1
Le prix Hiver 2013 est terminé, mais vous avez le droit de continuer à aimer... !
les votes, comment ça marche ?
AUTEURS
Publiez vos oeuvres, faites les lire aux internautes et participez au Prix de la short Littérature !
JE PUBLIE
glenat, notre partenaire BD Bibliothèque pour tous
LES AUTEURS
PALMARES