Les cinq doigts de la main Madeline Desmurs

Participant
Grand Prix Printemps 2013
Ils devront mourir, l’un après l’autre, c’est inscrit dans la chair, ma chair brisée, souillée, détruite. Cinq hommes qui m’ont laissée pour morte sur ce matelas sale, sentant la pisse, le sperme et le sang. Ils ont violé mon corps pendant des heures, l’un après l’autre sans interruption. Cette décision je l’ai prise quand mon esprit est revenu de cet endroit doux et réconfortant où il avait fini par s’enfuir. Ils devront mourir, l’un après l’autre. Je ne les connaissais pas mais j’ai pris soin de garder les yeux ouverts pour incruster dans ma mémoire le visage de l’un d’eux. Un blond, les cheveux longs, les yeux marron, un gros nez. Pour un autre, je n’ai vu que son tatouage, un ange sur son avant-bras. Le son d’une voix, une odeur d’alcool et puis un nom Tim. Trop de coups, trop d’insultes, j’ai fini par arrêter de supplier, je me suis laissé faire, j’ai abandonné mon corps dans ce grenier et j’ai sauvé son esprit, je suis partie sur une plage dorée, le bruit des vagues, l’odeur iodée et le vent soulevant mes cheveux. Il me l’a dit à l’oreille, tes cheveux longs parfumés à la camomille, tu es la fille parfaite. Ils ont pris mon corps, brisé mon âme, mais j’ai survécu. Je me suis relevée, combien de temps après leur départ, je n’en sais rien. J’ai enfilé mon manteau sur mon corps nu, courbaturé, ankylosé, presque mort. J’ai passé la porte du grenier, descendu les escaliers de cette maison à l’abandon et je me suis jetée dans le froid de la rue. J’ai marché dans la neige en laissant ma jambe droite traînée. Je me suis tenue aux poteaux, aux murs, aux barrières. J’ai trouvé une branche suffisamment solide et péniblement je me suis appuyée dessus et j’ai avancé, encore et encore parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Il faisait nuit. J’étais venue de mon plein gré. Moi, le petit rat de bibliothèque que personne ne remarque jamais. Il s’était assis en face de moi. Je l’avais regardé suspicieuse par-dessus mes lunettes. Il était charmant, il s’intéressait à moi. Il m’avait touché la main et j’avais senti mon cœur s’emballer, le rouge empourprer mes joues. J’avais posé mes lunettes. J’ai fini par rentrer chez moi, un petit studio au-dessus d’une pizzeria. Au début l’odeur m’ouvrait l’appétit et puis j’avais fini par en être dégoûté. J’avais beau calfeutrer les fenêtres et les portes avec des serviettes, l’odeur s’insinuait partout. Même les jours de fermeture, il me semblait la sentir. Il m’avait donné rendez-vous devant la maison. Il m’avait dit qu’on y serait bien, tranquille pour discuter. Il habitait encore chez ses vieux comme il disait et je ne voulais pas l’emmenait dans mon studio puant. Je l’ai suivi sans réticence, sans résistance, happé par ses mots si doux et ses baisers si tendres. Il m’a fait monter les escaliers, et a claqué la porte. J’ai senti leur présence avant de voir leur silhouette. J’ai compris en une seconde et la peur a compressé ma cage thoracique, étouffant le cri de ma bouche ouverte. Un coup de poing sur la joue droite me brisa la pommette et me projeta au sol. Par bonheur, mes clefs s’étaient réfugiées dans la poche de mon manteau. Je me suis traînée jusqu’à la baignoire, et je me suis assise dedans. J’ai ouvert l’eau chaude et je l’ai laissée brûler ma peau anesthésiée. J’ai laissé l’eau nettoyer le sang, nettoyer la puanteur, nettoyer la peur, nettoyer la honte. J’ai laissé l’eau coulée sur mes ecchymoses et mes plaies jusqu'à ce qu’il n’y ait plus une goutte d’eau chaude. Et puis j’ai quitté mon manteau. J’ai regardé l’hématome gros comme le poing sur mon flanc droit juste en dessous des côtes. J’ai examiné ma jambe, je devais avoir la cheville de foulée. J’ai repéré la trace de morsure sur mon sein gauche qui m’avait tiré un cri de douleur. Et puis j’ai regardé mon visage tuméfié, ma pommette gonflée, ma lèvre esquintée. Folle de rage j’ai coupé mes cheveux, enfonçant les ciseaux dans l’épaisseur et taillant en gros, laissant les mèches s’échouaient sur le sol. Il me l’avait susurré à l’oreille pendant qu’il me pénétrait, j’avais été la proie parfaite, la jeune fille seule, naïve, sentant bon la camomille. Ma chevelure par terre, les dernières traces d’humanité venait de quitter mon corps.

Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi. Ma cheville me lançait. J’ai tendu la main et avalé deux cachets de paracétamol. J’appuyai sur la télécommande, l’écran émit un bip et la tête du journaliste du vingt heures apparut. J’avais dormi toute la journée. Je n’avais plus de famille, pas d’ami suffisamment proche pour se faire du souci pour moi. Je pouvais rester ici, le reste de ma vie, sans que personne ne s’en aperçoive. Je suis restée enfermée trois semaines, me faisant livrer mes courses. J’ai dormi et encore dormi. J’ai laissé les rideaux fermés et les serviettes calfeutrer l’odeur de la pizza. J’ai lavé mon manteau, bandé ma cheville et avalé de la télé jusqu’à l’overdose. J’ai fini par me lever, j’ai pris une douche et puis je me suis mise en face du miroir. J’ai attendu, sans bouger, un instant, sans penser et puis j’ai essuyé la buée. Les traces avaient disparu, les bleus s’étaient effacés, les plaies de ma lèvre réparées. J’ai enfoncé mes doigts dans ma tignasse hirsute. J’ai éteint l’écran de la télé, enfilé mon manteau et j’ai passé la porte d’entrée. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le retrouver. Paul était assis sur une banquette de la bibliothèque. Je le guettais depuis la section littératures médiévales. Je le guettais entrain de guetter une jeune fille assise à ma place. Combien de temps était-il resté assis là à m’épier. Est-ce que j’étais la seule, la première. Je l’ai suivi des jours entiers et j’ai fini par passer mes nuits en face de sa maison. Aucun des autres ne s’est présenté. J’ai attendu encore, emmitouflée dans mon manteau, derrière le volant de ma voiture. Une nuit, j’ai posé mes boots dans la neige de son allée, je me suis dirigée vers la porte d’entrée et j’ai cogné trois coups. Il a semblé un instant ne pas me reconnaître mais un rictus de rage a déformé sa bouche. Il a voulu aboyer une insulte mais la décharge électrique le stoppa. Son corps se contorsionna avant de s’affaler. J’ai poussé ses jambes à l’intérieur et refermé la porte à clefs derrière moi. J’avais prévu de l’attacher sur son lit, mais sa chambre était à l’étage et j’avais déjà eu du mal à le traîner dans l’entrée. Le radiateur en fonte était parfait. J’ai attaché ses poignets avec des menottes et j’ai attendu accroupi en face de lui. J’ai examiné chaque détail de son visage. Ses cheveux bruns parfaitement coiffés, j’ai imaginé la dose adéquate de gel qu’il devait mesurer chaque matin dans le creux de sa main. Son front, ses sourcils dessinés, ses yeux clos, son nez plutôt fin pour un homme, ses lèvres rosées légèrement entrouvertes sur des dents d’une blancheur parfaite, son menton carré, sa petite fossette. Il était beau, je n’étais pas fautive. Il émit un grognement et ouvrit les yeux. Dans un geste pour se jeter sur moi, il comprit qu’il était attaché et la peur grisa son regard. Je lui demandais l’identité des autres, il me traita de pute et de garce. Je reposai la question poliment. Quand j’étais petite, ma mère me répétait souvent que la politesse était importante. Qu’il était plus facile d’attraper les mouches avec du miel qu’avec du vinaigre. J’avais eu une bonne éducation ni trop stricte, ni trop laxiste. Une enfance avec plein de bons souvenirs, d’insouciance et de rires. Il me cracha dessus. J’ai visé son genou droit et soulevé le marteau. Il hurla, maintenant on pouvait parler. J’ai brisé chacune de ses articulations, genoux, chevilles, poignets et j’avais deux noms. Les deux autres, il les avait rencontrés la veille au soir, dans un bar près de la gare où se retrouvaient les militaires en permission. Il ne connaissait même pas leur prénom. Un ange, les ailes ouvertes, les mains jointes priant pour l’âme des pêcheurs, regardant mes larmes et se marrant tandis qu’ils déchiraient ma robe. J’ai abattu le marteau sur son crâne et dans une frénésie libératrice, et tellement jouissive j’ai continué à frapper ce visage si beau, ce visage qui m’avait menti, trahi, jeté comme un morceau de viande aux chiens. J’ai lavé mes mains au robinet de la cuisine. J’ai passé le marteau sous l’eau, j’ai laissé le sang s’échapper dans le trou de l’évier, suivre les canalisations, arriver dans les égouts et atteindre la mer. Et puis, je l’ai vu, étincelant sur le plan de travail. J’ai pris le couteau de cuisine et comme on désosse l’aile d’un poulet, j’ai passé la lame dans la jointure de son pouce.

Je n’étais jamais allée à un enterrement. Il y avait un monde fou. Les gros titres des journaux avaient rameuté tous les voyeurs et les barjots du coin. Dissimulée dans la foule, j’ai d’abord entrevu ses cheveux blonds ramassés dans son cou en une queue filasse, comme celle d’une souris. Ses yeux ont balayé la foule, j’ai rentré la tête dans le col de mon manteau. J’ai donné un billet de cinquante euros au mec avec les dreadlocks qui se trouvait à coté de moi et je me suis rapprochée du groupe de jeunes gens en costume noir. Des garçons et des filles de bonne famille en costume Armani et en robe Prada. Le gars au dreadlocks a crié Tim. Un mec brun s’est retourné, les autres le dépassaient d’une bonne tête. Sentiment d’infériorité qui avait décuplé sa violence tandis qu’il imprimait ses crocs dans la chair de mon sein. J’avais ce que j’étais venue chercher. Je l’ai filé pendant des semaines, je me suis cachée, je me suis grimée, j’ai changé de vêtements plusieurs fois par jour, j’ai même loué des voitures pour n’être plus qu’un détail du paysage. J’ai guetté le moment, l’instant, l’occasion. J’ai patienté à la sortie des vestiaires. J’ai attendu qu’il passe sous le porche pour atteindre sa voiture. J’ai pris de l’élan et j’ai frappé au visage. La batte de base-ball a touché sa cible avec un bruit sourd, il est tombé à genoux et s’est affalé sur le ventre. J’ai approché mon oreille et j’ai écouté en retenant mon souffle pour ne pas perturber les sons qui auraient pu me parvenir. Je suis restée accroupie à écouter quelques secondes, rien. Le coup avait enfoncé son nez et fait sauter des dents. J’en ai retrouvé quelques-unes, je les ai ramassé dans le creux de ma main, ces petits bouts d’émail qui avaient tatoué ma chair à vie. J’ai attrapé sa main molle, cette main qui à plusieurs reprises m’avait giflé et entre les mâchoires de la tenaille saisit son index.

Après ses deux-là, je me suis dit que les autres auraient compris et qu’il me serait plus difficile de les approcher. J’avais tort et comme pour les pizzas, j’ai été servie à domicile. J’ai ouvert la porte sans me méfier. J’attendais le livreur. Il a enfoncé la porte et m’a projeté en arrière. J’ai atterri par terre, ma tête a heurté la table basse, mes lunettes se sont brisées. J’étais sonnée, il en a profité pour m’agripper par le tee-shirt et il m’a jeté sur le canapé. Il s’est assis sur ma poitrine. J’ai senti mes côtes se tordre. Je me suis mise à ouvrir la bouche frénétiquement comme un poisson hors de l’eau. J’ai senti le sang affluer dans mes yeux et me brouiller la vue et puis il a relâché. L’air s’est engouffré dans mes poumons. Il a recommencé à plusieurs reprises en me posant toujours les mêmes questions. Qui a fait ça ? Ou est-il ? Son nom, donne-moi son nom. Je n’ai rien dit, à plusieurs reprises, je me suis vue partir, ma conscience glissant doucement vers l’ombre. A chaque fois, il relâchait la pression, l’air s’insinuait de nouveau dans ma gorge qui se contractait dans des spasmes douloureux. Il fallait que ça cesse. Crevée, mais que ça cesse. Il a cru que j’étais morte, je l’ai cru un instant aussi. Il s’est relevé et je l’ai entendu entrer dans la salle de bain. J’ai laissé ma main s’écrasait au sol. J’ai refermé les doigts sur le manche en plastique. Il est revenu vers moi. Il a soulevé mon corps et m’a emmené dans la salle de bain. L’air entrait et sortait de ma trachée avec un petit sifflement rauque. J’ai entendu l’eau, j’ai senti les sels de bain qu’il avait jeté dans la baignoire. J’ai attendu qu’il soit en déséquilibre et j’ai planté la fourchette dans son cou. Il a hurlé, je me suis rattrapé au lavabo. Il a tiré sur la fourchette et le sang a giclé. Alors qu’il titubait, je lui ai asséné un coup de pied. Il est tombé à la renverse dans la baignoire. J’ai appuyé sur la chevelure blonde, jusqu'à ce que le bain se teinte totalement de rouge. Je suis allé chercher un couperet dans la cuisine et d’un coup sec, j’ai fait sauter le majeur.

J’ai fait ma valise et j’ai roulé toute la journée. J’ai trouvé une chambre dans un petit hôtel au bord de la mer. J’ai dormi d’un sommeil sans rêves jusqu’au petit matin dans des draps fleuris sentant bon la lavande. En me levant, j’ai ressenti la douleur dans ma poitrine, le feu de ma gorge. Et j’ai pleuré. Quand elle m’a apporté mon petit déjeuner, je préparais mes affaires. J’avais jeté l’essentiel dans un sac à dos. Je lui ai dit que je n’avais pas assez d’argent pour rester plus longtemps. Elle m’a dit qu’elle reconnaissait les bleus sur mes bras et les lignes rouges qui sillonnaient le blanc de mes yeux. Elle les avait déjà vu dans le miroir. Son mari avait serré sa gorge dans ses deux grosses mains avant d’avoir un arrêt cardiaque.Elle m’a dit s’appeler Maud. Elle croyait en la destinée. Je suis restée. J’ai passé des jours entiers à dormir dans les draps sentant la provence et puis j’ai pu me lever. J’ai passé des heures à marcher sur la plage et j’ai ouvert un livre. J’ai aidé Maud pour le service en salle et le ménage des chambres. J’ai regardé le soleil se lever sur les vagues. J’ai souri aux clients et discuté avec certains. J’ai lu d’autres livres. Maud m’a appris à tricoter, je lui ai fait une écharpe. J’ai regardé le soleil se poser sur l’horizon. Et puis un ange m’est apparu. C’était un soir, sur l’écran de télévision. Le régiment des deux soldats rentrait d’Afghanistan. Maud m’a demandé à plusieurs reprises de rester. On a beau se cacher, votre vie finit toujours par vous rattraper. Je lui ai dit qu’il me restait des choses à régler. Je suis partie. Je n’ai pas eu besoin de beaucoup chercher, un visage bouffi posait sur un cou de taureau, le fond de l’œil jaune et la démarche titubante. Sans la coupe réglementaire, on avait du mal à croire qu’il était soldat. Il ne me restait rien, à part ma voiture, deux livres que Maud m’avait offerts, de la laine, des aiguilles à tricoter et mon sac à dos. Je l’ai suivi jusqu’au coin de la rue. Il a discuté avec une prostituée et ils sont rentrés dans une cage d’escalier. J’ai teint mes cheveux, maquillé mes lèvres de rouge et caché mon regard derrière des lunettes noires. J’ai attendu au coin de la rue. Il m’a abordée, il était saoul, on est monté. Dans cet hôtel, on loue les chambres à l’heure m’a dit le gros de l’accueil. Je me suis retournée vers lui, il a payé. Arrivée dans la chambre à la déco ringarde et à l’hygiène douteuse, je lui ai servi à boire. Il s’est écroulé. J’ai attaché ses membres au lit, bâillonné sa bouche. Son odeur mélange de relents d’alcool et de sueur m’a donné la nausée. J’ai couru dans la salle de bain et j’ai vomi dans la cuvette de cet hôtel sordide. J’ai rafraîchi mon visage et j’ai entendu un râle. Son regard lubrique pendant que les autres saccageaient mon corps, exterminaient mon âme. Chaque aiguille à tricoter a transpercé les globes oculaires. Son corps a été parcouru de soubresauts violents et puis il s’est stoppé net. J’ai retiré l’anneau à son doigt et d’un coup sec j’ai coupé. Je suis repassée devant le gros de l’accueil et je suis sortie dans la rue. La pluie s’était mise à tomber. J’ai couru jusqu’à ma voiture garée à deux rues. J’ai claqué la portière et allumer le chauffage. J’ai tourné la clé et je me suis figée. Il était là à quelques mètres, se soulageant contre un réverbère. J’ai paniqué, je n’étais pas prête, et puis comment tuer un ange. Le dessin sur son avant-bras était camouflé sous une chemise, mais je le voyais, le sentais me narguer. J’ai appuyé sur l’accélérateur. L’airbag s’est déclenché. Je suis descendue de la voiture, un peu abrutie. Je me suis approchée du réverbère qui avait plié l’aile droite de mon véhicule. Dans la flaque que l’averse ne cessait de grossir, j’ai saisi le pistolet. Il était couché sur le sol. Le sang coulant de son arcade sourcilière se mélangeait avec la pluie. J’étais au-dessus de lui, dégoulinante, mes vêtements pesant lourd sur mon corps. Je sentais le froid s’insinuer dans les pores de ma peau, glacer mes pieds, mes mains, mes seins, mon dos. Je l’ai regardé, là, passif, l’ange déchu, à ma merci. J’ai posé le canon du revolver sur le tatouage et j’ai tiré. Le dernier doigt a rejoint les autres dans les égouts. Je suis rentrée à la maison. Je suis rentrée chez Maud. Sur la route, je me suis arrêtée dans une boutique, j’ai acheté des chocolats et des aiguilles à tricoter. Avant de rentrer dans l’hôtel, j’ai suivi le bord de mer. J’ai regardé le soleil se noyer dans l’horizon. J’étais morte cette nuit-là, couchée sur ce matelas. Chaque soir, le soleil disparaît et chaque matin il renaît de nouveau. Sur le perron de l’hôtel, Maud m’attendait. Je me sentait bien. J’ai avancé dans les vagues et plongé la tête dans l’eau salée. J’ai laissé la mer engloutir celle que j’étais, demain je renaîtrai avec le soleil.
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