25 heures Veranda

Participant
Grand Prix Printemps 2013

Baïkonour, URSS, 3 juillet 1973.

« J’en peux plus de tes fusées ! Je veux fonder une famille, habiter avec un homme normal, avec des enfants normaux, et même un chien normal ! ». C’est en ces termes choisis que Katerina Bolgarov accueillit son jeune époux Boris à l’entrée de leur appartement de Baïkonour. Sur le Trajet de retour du centre de contrôle spatial, Boris avait senti se former un nœud au ventre au fur et à mesure qu’il approchait de son domicile. Il savait qu’il serait fraîchement accueilli. En même temps que son estomac se nouait, il sentait monter en lui une fureur sournoise, une fureur qui le fit serrer son guidon de vélo à s’en blanchir les poings. Et ce soir là, comme les autres soirs, sa jeune épouse joua ce qu’il considérait comme à présent un inévitable couplet quotidien. Les seules exceptions à la règle étaient les soirs qu’il passait au centre de contrôle de Baïkonour ; il y avait un lit, ses amis et de la vodka. Mais ce soir là il était rentré, peut-être aurait-il mieux fait de rester au travail. La tirade sur l’homme normal l’avait mit hors de lui et c’est de toutes ses forces qu’il gifla sans retenu sa jeune épouse Katerina alors qu’elle achevait ses remontrances.

Centre de Contrôle de Houston 4 juillet1973.

Brian Klein reporta une dernière fois sur son épais cahier les valeurs affichées par l’écran cathodique de la salle de contrôle. Des montagnes de chiffres fournis par les satellites qu’il lui fallait comparer aux valeurs théoriques calculées quelques mois plus tôt par son équipe.
Brian portait des lunettes ovales en écaille, il était sortie major de sa promotion de « génie astronautique » d’Harvard et travaillait de jour comme de nuit. A l’échelle spatiale, la notion de nuit était par ailleurs toute relative. Il avait rejoint la NASA deux ans après la fin du programme lunaire et attendait d’être affecté au programme « SPACE SHUTTLE » : un projet de super avion qui partirait dans l’espace hissé par une fusée et se reposerait sur terre comme un vulgaire vol de la PanAm.
Aujourd’hui, le jeune ingénieur faisait parti d’une équipe spécialement formée pour le programme Columba : la « colombe » en latin ; un projet de l’agence dédié à la paix et conçu par l’administration américaine. Dire que le projet était voué à la paix pourrait faire sourire aujourd’hui...

En 1971, une équipe du Massachusetts Institut of Technologie menée par le professeur Gatwick avait mis en évidence la capacité de certains rayonnements électromagnétiques à influencer le comportement du cerveau humain. Les auteurs de fictions en tout genre avaient bâtit de palpitants thriller inspirés de ces recherches. Le plus célèbre était celui où le président américain subissait à son insu une reprogrammation de son discernement alors qu’il pratiquait un simple scanner de routine. Le plus drôle de l’histoire, était que le projet Columba dépassait largement la fiction.
La noble idée de départ consistait à inhiber tout les reflexes belliqueux et agressifs d’un individu de sexe masculin, en bombardant son cerveau de micro-ondes. La difficulté de l’affaire consistait à atteindre une partie très étanche du crâne sans pour autant toucher au cortex cérébral. Les recherches étaient réalisées sur des détenus masculins de toutes origines dont l’agressivité n’était pas à démontrer. Et il est vrai que les résultats obtenus par Gatwick étaient pour le moins probant. Le projet fut expérimenté à l’échelle de l’établissement pénitentiaire entier, en veillant soigneusement à ce que les gardiens restent en dehors du faisceau de micro-ondes dont étaient bombardés les bâtiments. Lorsque le caractère des détenus fut ramené à l’état d’agneau, le concept fut projeté au traitement à l’échelle planétaire et de préférence destiné aux pays jugés hostiles. Si le bon dieu n’avait pas réussi à faire l’homme naturellement bon, l’administration américaine allait tenter l’opération : arroser des pays entiers de ces rayons à l’aide d’une myriade de satellites. Tout être humain exposé tôt ou tard aux « rayons de la paix » verrait s’envoler toute velléité belliqueuse. Fini les rixes de rue, les maris battant leur femme, les chefs de tribu pressés d’en découdre avec leurs voisins et surtout faire oublier aux soviétiques l’idée de gouverner le monde... Dans tous les cas, la liste des mauvaises raisons de se battre était tellement longue que le budget semblait dérisoire au regard du bénéfice dont allait bénéficier l’humanité.

Hening avenue, Belfast, 6 juillet 1973

Pat Dunaway venait de quitter le collège de médecine Albert Einstein après avoir péniblement assurée trois heures de cours magistral d’anatomie. Arrivée tard sur le campus, elle s’était garée à l’extérieur et c’est avec un léger pincement au cœur qu’elle s’engagea à pied dans l’avenue Hening. Le mot « avenue » décrivait mal les lieux car il s’agissait à l’époque d’une allée plutôt sombre et seuls les grands arbres bordant la route justifiaient le terme « avenue. » Comme dans un mauvais film, elle crut sentir une présence dans son dos, une présence bien trop proche pour être honnête. Elle fouilla fébrilement le contenu de son sac à main à la recherche de ses clés, un bien maigre sésame de sécurité pour aller se réfugier dans sa voiture.
Pat Dunaway n’eut jamais le loisir d’ouvrir la portière de sa voiture pourtant garé dix mètres plus loin. Deux costauds particulièrement excités par sa jupe la projetèrent au sol. Bâtis comme des joueurs de football, ils lui arrachèrent son sac tout en la pelotant sans retenu. Alors que le plus large des deux s’apprêtait à la violer sauvagement sur le sol, une patrouille de police tourna à l’angle de la rue, et, comme dans un très mauvais film, Pat fut sauvée de justesse.


Centre de Contrôle de Houston 5 juillet1973

Brian Klein n’était pas marié. Pas le temps. Il avait des lunettes (ovales et en écailles), il était gros, il mangeait des hamburgers à partir de 7 heures du matin. Les filles qui le regardaient étaient d’avantage émues par son obésité que par son charme. Ses parents n’avaient jamais consacré trop de temps à Brian, trop occupés qu’ils étaient à sillonner le monde entier ; fils unique et sans repère, Brian avait pu bâfrer et gonfler à loisir. A présent il transpirait, et ses mains d’obèse gondolaient les feuilles de son cahier. Les chiffres qu’il venait de recopier commençaient à déteindre en s’étalant sous l’effet de la sueur. L’ingénieur interrompit son activité et quitta son poste pour se rendre à pas nonchalants dans le bureau voisin, banalement nommé « Flight Tracking » : c’est depuis ce bureau que la trajectoire des satellites était calculée.

Pour être placés au plus près des pays à « bombarder », les satellites évoluaient sur des orbites basses. Ils défilaient au dessus de beaucoup de pays et le travail de Brian consistait à vérifier que le bombardement ait lieu uniquement sur les pays à « pacifier ». La durée d’émission des micro-ondes était de quelques dizaines de minutes par rotation terrestre, encore fallait-il être sûr de ne pas se tromper de pays. Les vrais « bombardements » n’avaient pas encore commencé et la tâche de Brian se limitait à vérifier que chaque satellite s’active au bon moment. Il n’était pas utile de bombarder les poissons de l’océan pacifique !
Sans compter que « bombarder » les Etats-Unis n’était pas à l’ordre du jour.

Brian rendit compte à son supérieur hiérarchique des valeurs fournies par les satellites. Ce dernier les compara aux données théoriques. Le chef de Brian n’avait jamais gouté aux hamburgers, moyennant quoi l’on pouvait deviner les muscles et leurs ligaments qui composaient son visage. Ce dernier esquissa un léger rictus : tout semblait parfaitement en ordre.
« C’est demain le grand jour Brian ! Le soleil se lèvera sur une planète débarrassée des guerres et des emmerdeurs en tout genre. Il nous faudra à peine 24 heures pour ressentir les premiers effet.
- Mmh...
- Ça te fait rien toi, qu’on en finisse avec les dictateurs, les violents, les connards ?
- On peut rester connard sans être violent, marmonna Brian pas convaincu.
- Mais putain on va pouvoir vivre en paix, tu te rends compte ? plus de guerre, plus d’arme.
- Que des ptits oiseaux qui vont gazouiller, ça va être chiant à mourir ! »
Pour couper court à la discussion, le chef referma vigoureusement le classeur contenant le cahier de validation et lâcha entre ses dents : «passage en mode réel demain, 10 heures ». Sur un mouvement de tête il signifia à Brian que l’entretient était clos.

Le jeune ingénieur n’en perdit pas l’appétit pour autant, et mâcha seul son hamburger à la cantine du centre, le regard plongé dans le vide. Il n’arrivait pas à croire un instant que tout cela puisse marcher. Comme pour chaque programme sensible, il n’était pas informé de tout, seulement des tronçons de projet pour lesquels il était missionné. Autant l’aventure de la lune lui avait semblé plausible de bout en bout, autant l’idée de manipuler le genre humain à l’échelle planétaire le laissait dubitatif. Un je ne sais quoi de Docteur Follamour n’inspirant rien de bon.
*
A 7700 kilomètres de là, Joseph Luciano rangea comme à l’accoutumée son arme sous l’oreiller, il savait qu’il dormirait peu cette nuit, demain matin, lui et ses acolytes allait régler un léger différent aux alentours de Syracuse, une affaire de travaux publics.

Centre de Contrôle de Houston 7 juillet1973,9h59

Une mappemonde dominant l’amphithéâtre de contrôle éclairait le visage des 267 ingénieurs, tous équipés d’un casque et micro. Chacun dédié à une tache exclusive, ils devaient décoder les informations de leurs écrans, interpréter, et alerter en cas d’anomalie. Sur la mappemonde s’affichait en temps réel la trajectoire de chacun des 22 satellites arroseurs de paix. Chaque satellite était représenté par un point orange. Une annonce de diffusion générale résonna dans les haut-parleurs : «Passage en mode réel dans 5, 4, 3, 2, 1... » En réalité l’annonce fut faite en anglais, mais cela ne posa pas de problème car tous les ingénieurs étaient américains.
Les satellites changèrent de couleur l’un après l’autre, devenant tantôt rouge pour ceux qui étaient en action et vert pour ceux qui ne l’étaient pas. Brian se concentrait sur l’alternance de couleur selon la zone survolée, et constata satisfait que tous les satellites devenaient bien verts au dessus des océans ainsi qu’en survolant les États-Unis. La décision avait finalement été prise de rendre tout le monde gentil à l’exception des Etats-Unis : ils étaient naturellement bon sans l’aide des satellites. Depuis la salle de contrôle, personne ne fut capable d’évaluer l’efficacité des bombardements qui se déroulaient bien loin de là.

Baïkonour, URSS, 7 juillet 1973
Cinq heures après le début de l’opération « Columba ».

Boris Bolgarov décida de rentrer chez lui pour venir présenter ses excuses à Katerina. Il avait passé trois nuits au centre de contrôle soviétique et n’était plus rentré en contact avec sa jeune épouse depuis qu’il l’avait si violement giflé. Sa rage s’était maintenant dissipée et c’est en sifflotant qu’il vint garer son vélo au pied de leur habitation. Il fit quelques pas dans le carré d’herbe bordant l’entrée du bâtiment à la recherche de fleurs susceptibles de constituer un bouquet en signe de repentance. Il venait d’arracher la troisième fleur lorsqu’un vigoureux coup de pieds au derrière le fit basculer cul par-dessus tête, sans lui laisser comprendre le pourquoi de la situation.
«Sale petite merde d’ingénieur de mon cul, tu oses encore te promener par ici ??? hurla Katerina dont le visage était déformé par la colère.
-..., fit Boris en se frottant l’arrière train.
- Fils de pute, tu te casses d’ici et tu reviens jamais ! »
En réalité la discussion se fit en russe, mais cela ne posa pas de problème à Boris, car il était russe.
Katerina profita de ce que son ex-jeune époux se relevât pour lui assener un coup de genou au visage, dont l’effet immédiat fut de lui détruire le nez.

Centre de Contrôle de Houston 7 juillet1973,
6 heures après le début de l’opération.

A la différence d’une mise en orbite de satellite, ou mieux d’un premier pas sur la lune, l’assemblée d’ingénieurs et de physiciens n’eurent pas le loisir de se congratuler ou de s’effondrer de dépit sur leur siège : la mission était en cours et personne sur le territoire américain n’était capable de mesurer la réussite de la mission.
Brian était rassuré, après six heures passées en mode réel, tout se déroulait comme prévu et chaque satellite jouait son rôle à merveille. Chacun basculait du rouge au vert avec une précision d’horlogerie, de quoi s’offrir un double Burger-frite pour fêter ça.
Au fond de la salle de contrôle, quelques généraux bardés de décorations s’entretenaient avec discrétion, répondant aux téléphones qui s’allumaient parfois (plus de 200 téléphones connectés au centre de contrôle interdisait l’usage des sonneries). Sans doute quelques nouvelles et commentaires d’observateurs placés à l’étranger se faisant échos des premiers résultats.
*

6 heures 30 après le début de l’opération,
En Sicile.

A 7780 kilomètres de là, Joseph Luciano conduisait en silence son Alpha-Roméo en direction de Castelluccio. Dans le rétroviseur, il jeta un œil à Guiseppe et Salvatore, ses deux acolytes chaussés de lunettes de soleil ; les deux mafiosi s’échangeaient des banalités, Joseph cru entendre qu’ils parlaient de cuisson du pain. La voiture s’arrêta en embuscade devant l’immeuble de la cible. Alors que la victime potentielle sortait de son immeuble, Joseph réalisa qu’il avait oublié son arme. Son visage se détendit d’un fin rictus puis il redémarra. La discussion de Guiseppe et Salvatore roulait à présent sur la qualité de la levure. Les trois hommes firent halte au Bar Glacier l’Aurora, sur le port de Syracuse. En franchissant le perron de l’établissement, ils découvrirent Antonella, la patronne, en train d’enfoncer la tête de son mari dans le sceau de glace à la vanille, invoquant en des termes injurieux l’incompétence de son mari.

6 heures 35 après le début de l’opération,
Ecole primaire de Salzbourg, Autriche.

Fritz, Helmut et Markus étaient en train de discuter dans la cour de l’école quand un hurlement sauvage les interrompit. En se retournant, ils furent médusés de découvrir Karina trainant par les cheveux la pauvre Claudia au motif que cette dernière ne lui avait pas rendu sa pince à cheveux. Les trois garçons restèrent figés sur place tandis que la directrice, Fraü Libermann, empoignait les deux fillettes et les firent se cogner l’une contre l’autre comme deux cymbales d’orchestre.
6 heures 40 après le début de l’opération,
Université Albert Einstein, Belfast

A la cafétéria du collège, Pat Dunaway introduisit sa pièce dans la machine à café. Le distributeur demeura indifférent : aucun bruit d’automatisme assurant que le café était en cours de préparation ni le bling bling d’une pièce refusée. Juste la frustration de s’être fait piquer un pound. La jeune professeur rua de coup la machine rebelle et adressa un majestueux doigt d’honneur au doyen de la faculté qui venait d’assister à la scène.

6 heures 41 après le début de l’opération,
Cantine du Centre de contrôle, Houston.

Brian Klein venait de terminer son cornet de frites quand le vaguemestre lui mis sous le nez un télégramme en provenance du Japon. C’était la première fois qu’il recevait un télégramme et compte tenu de l’origine, il ne pouvait s’agir que de ses parents. C’était un message envoyé par l’hôpital central d’Osaka et faisant état de l’hospitalisation de son papa. Le texte rédigé dans un anglais approximatif mentionnait une blessure profonde à l’abdomen. Le fait qu’il soit fait allusion à un couteau de cuisine et que la mère de Brian soit à l’origine du geste acheva de gêner la digestion des deux hamburgers.


23 heures après le début de l’opération,
Un peu partout dans le monde.

Les premières émeutes arrivèrent par la Chine. Les pays du soleil levant ayant été « bombardés » les premiers, au fur et à mesure que le jour se levait sur la planète, la contagion s’étendit. Les petits déjeuners familiaux tournèrent au pugilat, les épouses, les grand-mères et les jeunes filles firent montre d’une soudaine agressivité se traduisant, à différent degrés, par de simples grossièretés et allant jusqu’à la tentative de meurtre. Les maris et garçons contemplaient passif et médusés un spectacle jusque là inédit ; une première pour des civilisations habituées à confondre femmes avec machine à pondre, à laver, à faire la cuisine, à soulager. Agissant comme un gigantesque électrochoc sur l’humanité, le projet Columba venait de renverser 10 000 ans de culture à sens unique. Accélérant de façon démoniaque un processus improbable, pas une femme n’échappa à ce raz de marée.

Des attroupements se formèrent dans les rues. Des nuées de femmes frustrées par leur condition, furent touchées d’un discernement inimaginable quelques heures plus tôt. De l’agricultrice indienne à la femme de chambre cambodgienne, de la petite ouvrière vietnamienne à l’épouse chinoise, chacune sentit vibrer en elle une sensation jusque là inconnue : l’homme n’était rien de plus qu’une femme et des milliers d’années d’injustices étaient à rattraper.

Les prostituées des bordels asiatiques sortirent les maquereaux de leur sommeil pour les exposer nus, pieds et poings liés, en place publique. Les rues de l’orient, peu coutumières des défilés féminins, furent le théâtre de manifestations hostiles à l’égard des hommes. Les forces de l’ordre en tenu de combat regardèrent déferler cette marée de femme. Non pas qu’ils restèrent impuissants face au phénomène. Non, toute idée de violence avait déserté leur âme. L’administration américaine avait réussi la moitié de sa mission, le professeur Gatwick ayant omis de tester sa découverte sur les femmes.

Un message reçu de l’ambassadeur des États-Unis en Autriche faisait état d’un risque de chaos total. Le message était écrit de la main même de l’ambassadeur, sa secrétaire l’ayant envoyé promener alors qu’il lui demandait si elle pouvait prendre des notes en sténo.

L’administration américaine, craignant une perte du contrôle des populations, cessa brutalement l’émission des radiations et ordonna la destruction de toutes traces et preuves de ce projet. L’humanité avait finalement accordé 25 heures aux femmes...

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