10
min

 Instant de vie  Société  Humour

Zig 001 et autres gars de mon quartier

Laurence Germain

Laurence Germain

290 lectures

155 voix

À trente-cinq ans passés, j’ai fait le tour du fiasco affectif qui régente ma vie. Pas de mari ni d’enfant ni de petit copain. Ma collection d’aventures sans lendemain atteint, depuis que je ne suis plus vierge, le nombre honteux de soixante-neuf amants. Elles me laissent un goût amer et rance qui me dégoûte. À trop vouloir me consacrer à la carrière de publicitaire, je n’ai rien construit, sinon un petit patrimoine comprenant ma résidence principale, un appartement de cent mètres carrés dans lequel je vis en région parisienne.

Au mois d’août dernier, en vacances à Ibiza dans un hôtel paradisiaque, seule, parce que toutes mes amies sont casées depuis longtemps, j’avais beau noyer ce sentiment d’écœurement dans des verres de mojito en trinquant avec le premier venu à la tombée de la nuit, rien n’y faisait. La nausée resurgissait dès le réveil, m’attaquait de plein fouet pour me gangrener les journées à tel point que je ne pouvais plus supporter mon reflet dans le miroir. Je ne suis pas une bombe, ce n’est pas mon métier d’ailleurs, mais il paraît que j’ai du charme en dépit de mes yeux cernés et de quelques bourrelets.

En septembre, on me confie la publicité d’un parfum pour homme. Je m’attelle à réaliser un certain nombre de croquis sur le chevalet, dessine le flacon, sa forme épurée et phallique avec, en arrière plan, un visage mâle aux traits flous, à peine ébauchés. D’autre part, ma décision de mettre un terme aux sorties nocturnes, de consacrer du temps à la recherche d’un véritable partenaire me pousse à m’inscrire sur un site de rencontre. Il n’est pas question de sortir avec un plus jeune pour s’entendre dire qu’on est vieille et, finalement, se faire jeter comme un détritus. Alors je trie parmi les quadragénaires un certain nombre de profils en me basant sur leur situation professionnelle et leur lieu de résidence, pourvu qu’il soit proche du mien. Le premier qui répond à mon message, « bonjour, je souhaiterais faire votre connaissance », est un homme divorcé, directeur artistique d’un quotidien parisien, avec lequel je finis par engager un chat très concluant.

Ce monsieur n’habite pas loin, il s’exprime à merveille, sans une faute. Ses réponses raffinées me convainquent du sérieux de son projet de vie et de sa passion pour les arts en général, en particulier la peinture hyperréaliste. Sur la photo, Jean – puisque c’est son prénom –, présente bien. Ses cheveux châtains volant au vent, tandis qu’il se tient assis à la proue d’un bateau à moteur, et ses yeux bleus, malicieux et éveillés, ne me déplaisent pas. Nous projetons de nous rencontrer dans un café à Montmartre, le samedi soir. Mais, alors que je sors de la bouche de métro, aux Abbesses, un homme m’interpelle :
— Caroline ?

Sa voix un peu éraillée, son timbre grave auxquels se mêle l’haleine de la nicotine me surprennent. C’est Jean. Il a bien dix ans de plus que sur la photo. Ses cheveux blancs et son bouc assorti le vieillissent. Les lèvres un peu pendantes, les yeux injectés de sang, la taille qui m’oblige à baisser la tête, en font une vieille personne. Peut-être parce que ce n’est pas si simple de le laisser planté là, j’accepte son invitation à boire un verre. Au fur et à mesure de nos déambulations dans les bars du quartier et des mojitos que nous avalons, Jean se rapproche, me tient la main, tandis que je ne peux m’empêcher de penser qu’il pourrait presque être mon père. Lorsqu’il ôte son chapeau, laissant entrevoir ses tempes dégarnies, il perd de sa prestance et ses belles paroles se noient au beau milieu du brouhaha qui s’élève du café. Certainement, à tendre l’oreille, Jean est passionnant, mais ce qui m’intéresse ce sont les hommes en pleine fleur de l’âge qui gravitent autour de nous. Dans la rue, alors que nous nous arrêtons pour nous regarder dans une glace sans tain, je me retiens de rire. Le voilà tout petit et tout maigre à côté de moi qui ressemble à une dinde ! Devant la rame de métro, avant que je ne saute dans le wagon, il me dit : « À bientôt, alors ? » À aucun moment, je n’ai eu le courage de le décevoir ou de le contredire mais, le lendemain dimanche, je lui envoie un sms rédigé à peu près dans ces termes : « Il ne faut pas m’en vouloir. Ce n’est pas possible. Je te souhaite bonne chance. » Certainement, Jean souhaiterait une explication, mais je n’aime pas les explications et laisse retentir ses appels dans le vide.

Lundi. J’ai repéré sa photo parmi tant d’autres sur le site. Zig 001 est le pseudo qu’il a choisi mais il ne répond à aucun de mes messages. Son visage se distingue sous une masse de cheveux tombant sur les épaules, une masse couleur du poivre dont les boucles recouvrent aussi le front. Rasé de près, il pose de trois-quarts, affiche une mâchoire épaisse, des traits durs et anguleux. Il me plaît. Son profil qu’il n’a pas renseigné ne m’apprend pas grand-chose, sinon qu’il habite à l’autre bout du boulevard et mesure un mètre quatre-vingts. Je n’attends pas de réponse. C’est aux messages d’un avocat que je m’intéresse. Le gars est un peu jeune, il réside sur la place de la mairie et son empressement à vouloir me rencontrer me décide. Ce qui l’intéresse, c’est mon statut social et l’union de façade. Je lui ai dit que je n’étais pas mannequin, juste publicitaire. Pourtant, à peine m’a-t-il reconnue qu’il cherche à fuir puis se ravise le temps d’un expresso. Je l’observe, lui trouve des airs de Hugh Grant avec ses cheveux bruns et ses yeux bleus. Quelques tics nerveux l’obligent à froncer les yeux et à se mordre le coin des lèvres. Son petit doigt rehaussé d’une chevalière s’appuie à l’anse de sa tasse de thé, tandis qu’il parle de ses déboires sentimentaux. Son regard glisse de toutes parts sauf sur moi, il embrasse celui de la bimbo qui dessert les tables et le mitraille langoureusement. Je crois bien que ces deux-là tombent amoureux sur-le-champ, parce qu’il guette maintenant ma tasse, attendant que je la vide pour me dire à la sortie combien ce mode de rencontre lui paraît surréaliste :
— Je n’y crois pas, en fait. Non, on ne m’y reprendra pas. Ce sont les autres qui veulent me caser.

Mercredi. Il me semble avoir aperçu Zig 001 à la boulangerie. Ses cheveux de poivre cachaient sa nuque. Quand il s’est retourné, avec deux baguettes dans les mains, je me suis étonnée de son visage plus doux qu’en photo, de sa bouche en cœur, de ses yeux clairs. Il me dépasse d’une tête et je jurerais que c’est bien lui. Sur le site, je me repais de sa figure, de son air viril, de la moue qu’il esquisse, presque mauvaise ou méprisante, selon qu’on le regarde de biais ou de face. Il n’a toujours pas répondu à mes messages, ne s’est pas connecté depuis une bonne semaine. Ce soir, je me prépare à rencontrer Pierre, le directeur de la maison d’arrêt qui se situe à l’extrême nord de la commune. Il m’a finalement téléphoné pour un premier contact. Ne sachant à quoi il ressemble, j’imagine d’après notre conversation que j’ai affaire à un homme instruit, discipliné et diplomate. Au café, alors qu’il est assis en face de moi à m’inspecter de ses yeux noirs et ronds, l’image du bagnard au crâne rasé m’apparaît nettement sous la lumière des spots. L’homme chauve qu’est Pierre, revêtu simplement d’une tenue de sport, me parle des échelons qu’il a gravis, des concours qu’il a passés, de sa nouvelle fonction. À chacune des étapes qu’il énumère, c’est comme si une porte de prison se dressait entre nous. Et puis Pierre me bombarde de questions. Il veut savoir ce que j’ai pu vivre pour ne pas avoir d’enfant. Ce qui l’interpelle, ce sont toutes ces années durant lesquelles je me suis évertuée à ne pas en avoir. Alors, subrepticement, il m’interroge sur mes aventures passées :
— As-tu déjà vécu en couple ?
Je mens un peu :
— Oh, oui... Ça n’a pas été très concluant. Lorsqu’on n’a pas les mêmes centres d’intérêt, le bateau coule.
Je ne sais pas pourquoi, je réussis à lui dire après moult hésitations, parce que je vois bien que ma fantaisie ne s’accorde pas à sa rigueur qui m’effraie :
— Non, je ne pourrais jamais vivre avec un fonctionnaire ! Alors très peu pour moi les horaires quadrillés, les minutes décomptées et les RTT à tuer. Mais quelles emmerdes !

De retour dans mon appartement, une fois installée devant mon chevalet qui trône dans le salon, près de la baie vitrée, je décide de peindre le visage de l’homme qui représentera le parfum, en m’inspirant de la photographie que Zig 001 affiche sur le site de rencontre. Conquise par cette boule de cheveux gris, ses yeux noisette sous de fines lunettes, j’accentue sa bouche en cœur, retrousse la lèvre supérieure jusqu’à en effleurer le nez aquilin, esquisse le cou et les épaules carrées que j’habille d’une chemise noire, quand je le vois passer sous ma fenêtre. Du troisième étage, je l’observe qui se promène en compagnie d’une jeune demoiselle. Il sourit. Sa mâchoire forte et son menton qu’il porte haut se détachent du profil singulier. Sa lourde tête chevelue, posée sur un buste massif porté par de grandes jambes fuselées, s’éloigne jusqu’à disparaître totalement de mon champ de vision.

Jeudi. J’ai pris rendez-vous avec le chef d’une entreprise de matériel agricole dans l’après-midi. Le temps resplendissant m’a poussée à choisir la fontaine du jardin public, à quelques pâtés de maisons, comme point de ralliement. J’attends depuis un bon quart d’heure, assise sur la margelle, me laissant bercer par le clapotis entêtant de l’eau, lorsqu’un type vêtu d’une grosse parka noire et chaussé de godillots du siècle dernier ose enfin m’aborder :
— C’est vous, Caroline ?
Je dois le dévisager d’une drôle de façon, lui et sa grosse tête de fermier, pour qu’il me lance :
— Je vous avais bien dit que je sortais du travail, non ?
Debout, je l’observe de pied en cap. Ses orbites creuses, ses lèvres lippues, ses ongles crottés, ses vieilles godasses de paysan me répugnent. Prête à partir, je maugrée :
— Justement, vous auriez pu faire un effort...
À peine gêné, le bourrin insiste en posant sa main noire de crasse sur mon épaule :
— On peut passer par-dessus les apparences, non ? T’es pas mal, en fait, toi !
Prise de nausée, je cours jusqu’à l’abri bus où il me rattrape pour exiger des comptes :
— Tu ne m’as quand même pas fait venir jusqu’ici pour rien ? On va prendre un verre ?
Quand le bus 25 s’arrête, je me précipite vers le chauffeur, avec lui à mes trousses :
— Eh ! T’es sûre de ne pas vouloir ?
Les portes se referment sur cet affreux bonhomme qui tend son majeur vers moi et le numéro 25 s’ébranle, tandis qu’il fait mine de trancher sa gorge avec son index en me lançant un dernier regard noir de haine.

Refroidie par cette nouvelle rencontre, je ne pense pas une seconde à me connecter et m’endors devant Le journal de Bridget Jones. Réveillée par un affreux cauchemar dans lequel mes 69 amants assis sur les bancs d’une église écoutent mon oraison funèbre, je me prépare un café et m’assois face à l’ordinateur. En consultant mon compte sur le site de rencontre, je m’aperçois qu’il a répondu à mes messages et parcours ces quelques lignes avec curiosité : « Bonjour, Princess 76. De retour de vacances, je me reconnecte avec le web. Architecte dans un grand groupe immobilier, je vais avoir 46 ans et deux filles au compteur. Je cherche une femme avec laquelle faire un bout de chemin. Si tu te sens prête, je te propose de nous rencontrer. Je te laisse mon numéro de téléphone de façon à ce que nous puissions convenir d’un rendez-vous. Rien ne t’engage, évidemment. Jacques. »

J’ai attendu quarante-huit heures avant de composer son numéro. Je n’aime pas d’abord la voix nasillarde, quelque peu déformée, qui me provient de l’iPhone. Il rit, adopte un ton légèrement égrillard qui se veut dégagé pour me demander ce que je recherche chez un homme.
— Des projets de vie à deux, partager ses loisirs et se plaire seraient un bon début.
Ma réponse très convenue ne semble pas l’effaroucher car il ose me demander :
— Et pourquoi moi ?
— Pour rien. Parce que tu habites le quartier.

Nous avons convenu de nous retrouver sur les quais de Seine en début de soirée. Assise sur un banc, je compte les minutes de retard qui s’accumulent en regardant autour de moi. À ma gauche, une femme brune se plonge dans un roman de Musso, tandis qu’un couple de vieux papote un peu plus loin. Soudain, une silhouette empressée dont les mèches de cheveux poivrées battent au vent déboule dans l’allée. Je distingue la chemise à carreaux recouvrant le haut de son jean et les tongs qui alourdissent sa démarche. Jacques s’approche, ralentit le pas, son regard s’arrête sur moi puis il fixe la femme brune, avant de s’immobiliser. Comme je lui adresse un petit signe de la main, il se décide à avancer et me lance tout en regardant la lectrice absorbée par son livre :
— Oh ! J’aurais préféré que ce soit elle !
Estomaquée par sa goujaterie ou bien son naturel, allez savoir, je me lève brusquement, tenant fermement mon sac à main contre ma taille et m’enfuis non sans lui avoir balancé :
— Eh bien, je me casse ! Reste-là, connard, avec ta solitude.
Je n’ai pas encore tout à fait gravi le sentier qui mène vers la sortie, qu’il me rattrape en s’excusant :
— Oh ! mais je plaisantais. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Pour me faire pardonner, je vous offre le resto.
— Il faudrait savoir ce que vous voulez. Je n’en ai rien à f... de votre resto.

Chemin faisant, Jacques qui marche à mes côtés en réitérant ses excuses me demande si je cherche véritablement un homme avec qui m’engager, si je suis prête à partager ma vie avec un autre, plus sérieux que je ne crois, peut-être un peu plaisantin, mais tout de même désireux de se faire une copine. Ah, bah ! Pour les enfants, il ne faut pas compter sur lui, il en a déjà deux, mais pour le reste, il ne lui manque que ma parole.
— Tu es prête ? insiste-t-il. Si tu es prête, alors moi aussi.
— Mais qu’est-ce que tu crois ? Ce n’est pas parce que je vais accepter ton invitation au restaurant que tout est permis !
— Donc, tu acceptes ?

Nous finissons par dîner ensemble et boire un digestif dans le pub du quartier. Il me raccompagne jusque chez moi où je lui propose de boire un dernier verre. Quand il m’adresse un premier baiser chaste dans le salon, j’en oublie sa muflerie. Après la main qu’il me tend, les caresses qu’il me prodigue, l’amour que nous faisons de façon très conventionnelle, un peu peureuse, il s’endort dans mon lit. J’en profite donc, tandis que ce soixante-dixième trophée roupille, pour parachever mon affiche publicitaire. En arrière plan, flottent les traits de Zig 001 et, de chaque côté du flacon, luisent ses yeux noisette que j’agrémente des paillettes vertes.

Finalement, l’esprit à peu près quiet, je finis par m’endormir. Mais, en plein somme, les images de mes amants assistant à mon oraison funèbre resurgissent sans crier gare. Sur mon cercueil porté par des tréteaux, de petites bougies à la flamme vacillante accompagnent Rhaspodie in blue, un des morceaux fétiches qui repasse en boucle lorsque je compose mes affiches. Dans un fondu enchaîné, une autre scène s’impose au beau milieu d’une meute de chiens dont Zig est le meneur. Je suis la cible de leurs attaques, celle qu’ils déchiquettent pour en faire leur repas. C’est au moment précis où ils me croquent que je me réveille, les cheveux poisseux et le corps parcouru de sueurs froides. Dans le salon, les premières lueurs du jour éclairent la toile badigeonnée de peinture fraîche ; je contemple la tête de Zig derrière le flacon de parfum dont j’ai agrandi, arrondi, noirci les naseaux. Il montre les dents et ses lippes retroussées, laissant apparaître deux canines acérées, ont l’air de grosses babines. Le tableau serait parfait si ce n’est cet étranger qui dort dans mon lit et dont je rêve de me sortir des griffes.

en compét' !

155 VOIX

CLASSEMENT Nouvelles

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Romuald G. Benton
Romuald G. Benton · il y a
Entraînant, on ne peut lâcher la lecture, authenticité des descriptions humaines en quelques mots choisis. Bravo !
·
Evinrude
Evinrude · il y a
Extra ! Mon vote bien évidemment !
Je vous invite, si vous avez un peu de temps, pour soutenir ou soutenir à nouveau mon TCC http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-marteau-et-les-etoiles
Belle journée !
·
MPB
MPB · il y a
J'ai cru un instant qu'il allait bel et bien lui faire du mal ! une belle plume ! bravo. Mary
·
Laurence Germain
Laurence Germain · il y a
Merci, Mary, de votre soutien !
·
Philippe Barbier
Philippe Barbier · il y a
excellent
·
Sindie Barns
Sindie Barns · il y a
Arlo
Arlo · il y a
Bonjour à vous. Je vous remercie de m'avoir invité à lire cette nouvelle qui est un grand moment de lecture. Mes votes.
·
Noellia Lawren
Noellia Lawren · il y a
mon vote +5
·
Petit soleil
Petit soleil · il y a
J'espère qu'elle trouvera le bon....belle description d'une chasse qui n'est pas évidente du tout. J'ai une amie qui s'était inscrite à un moment donné et elle m'a raconté ses aventures. Des photos qui dataient de plus de dix ans, mensonge sur la taille, sur le poids, sur le métier et j'en passe. Elle a fini par baisser les bras. Bonne chance avec ce très joli texte que j'ai apprécié.
·
Laurence Germain
Laurence Germain · il y a
Merci, Petit Soleil. Je suis très contente de votre passage. Il vaut mieux rester seul que mal accompagné.
·
Bengourion
Bengourion · il y a
Texte vivant et très rive gauche, comme toi sans doute . Nous avons ici la souffrance de notre génération orpheline à la fois de l'Église et du PCF !
·
Laurence Germain
Laurence Germain · il y a
Merci, cher Raphaël, de ta lecture. La solitude qu'engendre l'individualisme est une faiblesse de nos sociétés.
·
Jean-Claude Renault
Jean-Claude Renault · il y a
Triste "chasse". J'ai eu une hésitation à la fin, j'ai cru au glissement vers le fantastique.
·
Laurence Germain
Laurence Germain · il y a
Merci. C'est l'inconscient de ce personnage qui s'exprime à la fin.
·