2560 lectures

248 voix


Je me souviendrais toujours la fois où je l’ai vu embrasser un mec. Ça m’a fait le même effet qu’un uppercut au plexus : ça m’a coupé le souffle. Merde, mettez-vous à ma place deux secondes. Votre frangin, une penderie d’un mètre quatre-vingt-dix en train de se faire fouiller les amygdales par la langue d’un autre gars !
Vous voyez le tableau ?!

Avant de continuer, j’aimerais mettre les choses au point avec vous tous. Je sais bien que ma présence ici n’est pas souhaitée et que personne voulait que je prenne la parole. Mais voilà, je la prends. Une fois que j’aurai fini de parler, vous pourrez me jeter dehors, je m’en fous. Vous m’entendez, je m’en fous. Je suis pas venu pour vous.

Pour ceux qui le savent pas, je m’appelle Arnaud Rennequin. Je suis le frère d’Alexandre. J’ai vingt-sept piges. J’ai cinq ans de moins qu’Alex, je suis aussi moins beau, moins balèze et moins intelligent que lui. Pour tout vous dire, je suis même un gros con. C’est comme ça.

Ouais, je suis plus jeune de cinq ans. Cinq ans, ça fait une sacrée différence, surtout quand t’es gamin. Pour la plupart des mioches, le plus fort, le Goldorak de la famille, c’est el padre. Le père. Pas pour moi. Mon super-héros, c’était Alex. J’en avais pas d’autre. Je le regardais comme on regarde un totem, vous savez, l’immense tronc fabriqué par les Indiens avec plein de dessins bizarres et une tête d’aigle au-dessus. Voilà comment je le regardais. Avec ce mélange de crainte, de curiosité et de fascination.
C'est pourquoi j’ai baptisé mon frère aîné « Totem ».

Lui, il me voyait un peu comme une distraction. Par jeu, il aimait bien me coller quelques claques dans la gueule en attendant que je me rebiffe. Mais je mouftais pas trop. J’avais à peine dix ans, j’étais haut comme un porte-clés et gaulé comme un flan aux pruneaux. Par contre, je chialais jamais ! Il avait beau me retourner la tête, je versais pas une larme ! C’était mon lot de consolation, ma petite victoire sur lui. Je savais que ça le vexait vachement. On avait même fait un pari sur ça. « Je finirai bien par te faire pleurer, bonhomme », m’a-t-il dit, un jour. Pari tenu.

Franchement, je préférais quand il était de mon côté et qu’il prenait ma défense contre ceux qui m’emmerdaient ou qui voulaient me tirer mes fringues ou ma montre. L’entendre leur dire « Tu le touches, t’es mort ! » me mettait presque en transe. Alors, quand il leur collait des pains, moi, je touchais plus terre.
Le temps passait et on se bagarrait encore, mais c’était pour la déconne, c’était affectueux. Je me défendais un peu plus, mais j’avais jamais l’ascendant sur lui. Je me souviens qu’une fois, pris dans le feu de l’action, Totem avait un peu salé la note. Il m’avait collé une gifle made in Taiwan, pendant un moment j’ai eu l’impression que mes dents avaient changé de place. Lorsqu’il a vu ma bouche en sang, mon frère a blêmi. Puis, comme je tenais toujours debout, il s’est vite ressaisi et m’a observé pour voir si j’allais enfin craquer. Je lui ai répondu par un sourire plein de sang et le majeur tendu bien haut. Pleurer ? Moi ? Même pas en rêve.

Quand on se frittait pas, on causait pas mal. Faut dire que je suis un grand bavard. Alex aussi, mais pas sur les mêmes trucs. Lui, c’était plutôt la Grèce antique et le cinéma intello et moi, la Champion’sLeague et les jeux vidéo. Mais on avait aussi des sujets en commun comme les belles bagnoles – moi, les Lamborghini ; lui, les Ferrari – et les filles.
Les filles. On passait des heures entières, enfoncés dans nos plumards, le regard brillant, à se raconter quelle célébrité on aimerait se taper. Dans nos caboches, on a dû baiser la moitié de la planète, et dans toutes les positions. Par respect, je touchais jamais à « la Bellucci ». L’actrice lui était automatiquement réservée. C’était la règle. Mais de Sophie Marceau à Naomi Campbell, les plus belles stars avaient goûté du Rennequin. Et forcément, elles avaient grimpé au rideau. Et bouffé la tringle.

Bien sûr, la réalité était plus cruelle. Enfin, pour moi en tout cas. À dix-huit ans, j’étais encore puceau tandis que Totem rendait les filles du lycée complètement hystériques. Je vous l’ai déjà dit tout à l’heure. C’était un beau gosse. Balèze en plus, alors qu’il a jamais soulevé un haltère de sa vie, l’enfoiré. Mais il crânait pas trop avec ça. Il s’en foutait, même. Lorsqu’il revenait d’un rencard, je lui posais plein de questions lubriques, je lui demandais plein de détails croustillants, mais il répondait jamais, l’enfoiré.

Puis, il a commencé à sortir très souvent, à rentrer de plus en plus tard et même à plus rentrer du tout. Les repas avec les parents, c’était mortel. Et la nuit, au fond de mon pieu, je me faisais chier. Raconter ses histoires de fesses avec Demi Moore quand vous êtes tout seul, c’est déjà moins marrant.
Alexandre avait changé, et nos rapports aussi, du même coup. On se disputait plus trop, on se parlait moins. Il était tracassé et presque toujours de mauvais poil. Il s’engueulait même avec les parents. Un matin, je suis allé le voir alors qu’il lisait un truc sur la guerre de Sécession ou sur l’histoire du Cambodge, un truc chiant quoi. Je lui ai dit :
— Totem, c’est quoi ton problème ? T’as des emmerdes ?
Mon frère a fermé son bouquin, il a levé la tête et m’a regardé droit dans les yeux.
— Ouais. Je suis amoureux, bonhomme, m’a-t-il dit simplement.
J’ai sauté sur l’occasion, trop content de renouer le dialogue avec mon idole.
— Elle a de gros nibards, j’espère ? je lui ai demandé, en mettant mes mains à trente centimètres de ma poitrine.
Totem s’est contenté de sourire avant de reprendre sa lecture.

Et puis arriva le jour qui allait tout bouleverser entre nous.
C’était le 12 octobre 2004. C’était un de ces soirs chiants comme la pluie. Je me trouvais de nouveau tout seul avec mes vieux. Mon père mangeait sa soupe de potiron en faisant un bruit pas possible et ma mère consolait au téléphone une de ses copines du bureau. « Les hommes, c’est de la loterie, Carine, qu’elle lui a dit. T’as pas tiré le bon ticket, c’est tout. » De quoi tu parles, Maman, hein ? De quoi ? Regarde-le, ton billet, en train de bouffer son potage et réponds-moi : alors, bonne pioche ? Bref. Après le dîner, mon père s’est levé et s’est dirigé dans la cuisine pour prendre la poubelle. Allez savoir pourquoi, je me suis proposé pour la descendre. C’est peut-être rien pour vous, mais en ce qui me concerne c’était un putain d’événement. J’avais jamais descendu la poubelle de ma foutue vie. Jamais. Mon père m’a regardé comme s’il venait de croiser Elvis. J’ai pris le sac d’ordures que j’ai balancé derrière mon dos comme un baluchon et je suis sorti. Une fois arrivé dehors, j’ai lâché le sac. Non pas dans une benne comme il aurait fallu, mais là, juste à mes pieds : à quelques mètres de moi, mon frère était en train de rouler une pelle à un mec.

Ce soir-là, Alexandre a fini d’être mon super-héros. Totem a cessé d’être Totem pour devenir qu’un vulgaire pédé ; le genre de type que je fuyais et que je chambrais de temps en temps avec les potes.

Pendant plusieurs mois, je l’ai évité comme la peste. Je me serais fait ouvrir la tronche par des skinheads que je lui aurais pas demandé de l’aide. Que dalle. Plutôt crever.
Bien sûr, les copains ne loupaient pas une occasion de se foutre de ma gueule. « Comment va ta tarlouze de frère ? Qui va mordre l’oreiller ce soir, lui ou sa copine ? » Devant eux je rigolais, mais à l’intérieur, putain, je souffrais. Ouais, j’avais mal d’être humilié comme ça, mal d’être trahi par lui, mon propre frère. Comment avait-il pu me faire ça ? J’avais un putain de poignard enfoncé entre les omoplates. Vous pouvez pas imaginer ce que ça fait. Vous auriez voulu que je sois compréhensif, que je sois content, que je tape des pieds d’avoir un frangin homo ? Je pouvais pas. Désolé les gars, je suis pas paramétré comme ça, moi. Je suis un pauvre naze qui bande sur une paire de seins, qui est dopé à la Kanter et aux séries Z et qu’a jamais rien tenu dans ses mains qu’un menu Pizza Hut. Ça vous pose un problème ? Allez vous plaindre au billet de loterie qui se trouve à côté de vous et qui me fusille du regard depuis le début.

Alexandre avait remarqué mon changement de comportement, mais il essayait de faire comme si de rien n’était. Quand il me parlait, je répondais par un grognement sans même le regarder. Je voyais bien qu’il essayait d’être plus présent et plus disponible pour moi. Souvent, il voulait m’emmener au cinéma (« Le dernier Steven Seagal, si tu veux ! », qu’il me disait) ou au restaurant, alors qu’il détestait les deux. J’ai toujours refusé en trouvant des excuses à la con. En vérité, j’avais pas envie qu’on me voie avec lui. J’avais honte de lui, de ce qu’il était. « Tant pis », disait-il en me tapotant le visage. Et moi, j’attendais qu’il soit parti pour m’essuyer la joue.

Même si je voulais pas l’admettre, Alexandre avait l’air heureux. Vraiment. Ça me rendait cinglé. Il avait décroché un job dans une boîte d’informatique et il semblait s’éclater. Il était toujours avec le même type. D’ailleurs, il est parmi vous, je le vois, là, à droite, avec une veste noire. Il s’appelle Marc. C’est la première fois que je prononce son prénom. Je peux, maintenant. Moi, je faisais du sur place. Je galérais aussi bien avec mes études qu’avec ma copine de l’époque. Pas vraiment la fée Clochette. Et camée avec ça.
Une sale période. Je me souviens pas d’avoir été aussi malheureux.

Alexandre a quitté la maison un beau jour pour aller vivre avec son mec. Ils ont acheté une maison près de Saint-Quentin-en-Yvelines, à Montigny-le-Bretonneux, exactement. Je restais avec mes parents, ma colère et mon couteau planté dans le dos. Il venait nous rendre visite, parfois accompagné, parfois pas. Je m’arrangeais pour pas être là. J’avais pas envie de le voir ou qu’on se parle. J’avais même fait une croix sur mes souvenirs avec lui. J’avais tiré un trait sur nos bastons d’anthologie, nos discussions automobiles et nos exploits sexuels avec les stars du show-biz. Plus de Totem. Plus de frère. Plus rien.

Deux ans plus tard, j’ai rencontré Aurélie. Le coup de foudre. Le genre de truc qui vous coupe les guiboles et vous terrasse sur place. Marrant le coup de foudre. Marrant et complètement bigleux. Ça arrive vraiment à n’importe qui, même aux ploucs comme moi. Je me suis tiré de la maison et moins d’un an après, j’étais marié. J’ai organisé une soirée toute simple dans un vieux garage. Y’avait quelques potes. Mes parents sont arrivés en retard et sont pas restés longtemps. Mon frère n’est pas venu. La veille, il m’avait appelé et m’avait demandé si je tenais vraiment à ce qu’il soit présent. J’ai pas répondu. « C’est peut-être mieux que je sois pas là », m’a-t-il dit en rigolant. Alors, il est pas venu.
Pendant les trois ans qui ont suivi, on s’est pratiquement pas vus et à peine parlé.

L’année dernière, ma mère m’a téléphoné pour aller manger un soir avec eux. Seul. Je me suis pas méfié. Quand je suis arrivé, mon frère était là. J’ai eu un choc. Il avait beaucoup maigri et semblait très fatigué. Mais il était toujours aussi beau. Je crois qu’il existe des beautés qu’aucune saloperie au monde ne peut abîmer. Alex s’est approché de moi et comme pour me saluer, il m’a filé une petite claque sous le menton. C’était une tape minuscule et pourtant, de toutes les tartes qu’il m’a collées, c’est celle-là qui m’a fait le plus mal. On a échangé trois mots pendant le dîner. J’avais une boule dans la gorge. Elle m’a pas quitté de la soirée. À la fin, il a voulu me raccompagner chez moi. Bien sûr, j’ai pas accepté. Il a rien dit. Il a juste souri et m’a ébouriffé les cheveux.

Huit mois après, le sida emportait mon frangin. Et moi, j’ai vu que du feu.

Je vous vois tous assis sur les bancs de cette église silencieuse. Vous me regardez bizarrement. Rien à cirer de ce que vous pensez de moi. Rien à foutre. J’ai besoin de personne pour me sentir minable.
J’ai encore pas mal de trucs à dire avant de partir. Mais pas à vous. À… à lui.
Je voudrais lui dire que je me suis collé un crédit pour mille ans en achetant une Ferrari. Les Lamborghini, il a raison, c’est de la merde. Lui dire qu’Aurélie a réussi à me traîner dans un musée. Celui de la céramique ou de la porcelaine, je sais plus. Je me suis fait chier comme jamais, mais j’y suis allé quand même. Je me bagarre encore un peu, mais je manque de renfort. Lui dire que j’ai pas effacé son numéro de portable. Je… je peux pas. J’y arrive pas. Mais surtout, j’aimerais… j’aimerais lui dire que… voilà… je vais bientôt être papa. Marrant la vie. N’importe qui peut être papa. Ça vous tombe sur le coin de la gueule et ça vous change l’existence.
Voilà, j’ai bientôt fini de parler.

Totem, si tu pouvais me voir, tu verrais que je me débrouille bien. Tu verrais aussi que j’ai vachement grossi et que j’ai l’air d’un con dans ce costume, aujourd’hui. Mais, avant tout, si tu pouvais me voir, je pense que tu regarderais mes yeux et… et que tu comprendrais.

Oui, mon frère, tu viens de gagner ton pari.

248 VOIX

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Arlo
Arlo · il y a
À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie 2017. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.Cordialement, Arlo
·
Christian Pluche
Christian Pluche · il y a
bravo pour ce long monologue rythmé, sensible... et très bien écrit !
·
Carmel Ilmaltese
Carmel Ilmaltese · il y a
Très beau récit, très bien écrit, avec certainement beaucoup de travail pour parvenir à cette limpidité. Avec une simplicité apparente, vous parvenez à toucher le lecteur (en l'occurrence moi-même) directement au coeur, ce qui n'est pas facile. La complicité qui unit les deux protagonistes est rendue avec force, sans doute par le fait que le narrateur se dévalorise, et pourtant nous apparaît finalement sympathique par l'amour inconditionnel qu'il porte et qu'il n'a jamais cessé de porter à son frère. L'adresse directe au lecteur par le biais de l'assemblée réunie dans l'église, est bien vue.
·
Bellinus
Bellinus · il y a
Je ne saurais dire pourquoi... ni comment... ce texte m'a beaucoup gêné. Beaucoup. Gêné et énervé. Sans un brin d'émotion. Avec une rage rentrée. Cette armoire à glace qui fout des torgnoles à son frangin tout en cachant bien son jeu de futur pédé sidaïque... et le môme qui le dévore des yeux puis le débecte... et puis... aubiographie ou roman ?... plutôt romance misérabiliste écrite à la diable ?... ou variation sur l'homophobie primaire et oprdinaire... ou ?... non, décidément, je ne saurais dire ni pourquoi ni comment... ce texte vraiment me gêne aux entournures... sorry, même contre 241 votants, moi, authentique et gentil PD ordinaire qui n'ai jamais roulé les mécaniques ni donné une seule baffe de ma vie, je n'adhère pas, je n'écrase pas ma petite larme, je ne crois pas à ce Totem-là qui a dû se tromper de tribu et nous a bien eus en faisant chialer tous les lecteurs de Short sur son horrible destin de brute clandestine et la débâcle d'un aussi pitoyable frangin.
·
Stéphane Chamak
Stéphane Chamak · il y a
Bonsoir Bellinus
Merci d'avoir pris le temps de lire et de donner votre avis.
Je n'ai rien à dire de particulier sur votre critique si ce n'est que je respecte votre point de vue.
Bonne soirée
·
David
David · il y a
Salut Stephane, ton lecteur est arrivé sur ton texte depuis ce sujet là : http://short-edition.com/forum/la-fabrique/epee-de-damocles?utm_source=notifications&utm_medium=mail&utm_campaign=Template+77#fos_comment_240088 j'ai mis son lien pour élargir un petit débat sur la politique éditoriale d'ici, non, ça va ne me remercie pas :)
·
Rimaillon
Rimaillon · il y a
Salut Master Jet,
Pourquoi tu nous a pas encore sorti un bouquin ?
Et Pepito ? Il est où mécano ?
Je vous aime bien, tous les deux... bien que vous soyez deux sales c..., comme moi... le talent en plus.
·
Zabelou
Zabelou · il y a
Si si, tu peux te procurer ce texte dans un recueil qui avait déjà été édité ; tu trouveras le lien plus bas.
Contourner les règles n'empêche pas de gagner, c'est chouette !
·
Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
D'une pudeur rageuse. Une trivialité brisée. Magnifique.
·
Iza Ca
Iza Ca · il y a
Ouahhhh ... Quelle claque de bon matin !!! Je viens de découvrir Totem dans Short 10 et j'ai adoré ! Ma vision de la journée sera toute autre. Merci :) Et pari gagné pour vous ... J'ai lâché une petite larme ...
·
Janou
Janou · il y a
Comme pour "Depuis toujours", on ressort ses vieux textes déjà publiés ? Fastoche !
http://www.amazon.fr/Histoires-lire-dans-salle-dattente-ebook/dp/B00954N45K
·
Zabelou
Zabelou · il y a
Et je viens de voir qu'il recommence !
http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/l-ombre-au-tableau Déjà publié aussi... ailleurs.
·
Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Stéphane, je viens de lire Totem dans le ShorT No 10 où j'ai la chance d'apparaître en si bonne compagnie.
Désolé de l'avoir raté avant et de ne pas avoir voté parce que, comment dire, ton histoire (on se tutoie, c'est mieux non ?) elle déchire grave.
Bon, je vais être obligé de surveiller de près tes livraisons car une écriture aussi aboutie dans la forme et dans le fond ne peut laisser indifférent.
En tout cas, mille bravos.
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Oups... Je viens de voir que tu étais tombé toi aussi dans le panneau, Michel, enthousiasmé par la qualité, déçu par la méthode !Je me suis fait avoir moi aussi ! Peu de déontologie chez WIDGET / Stéphane. Il a donc gagné le dernier concours avec un texte déjà publié, j'avais voté pour lui et j'ai revoté pour "Depuis toujours" en toute confiance. Widget / Stéphane est donc coutumier du fait, le recyclage.Mince, c'est un peu facile, c'est comme si je publiais ici ma nouvelle gagnante du concours du village du livre de Cuisery, mes nouvelles lauréates des Noires de Pau, ou celle du concours de la micro-nouvelle de Beauvais, ou mes nouvelles publiées chaque année depuis 2009 aux Noires de Pau !!! Des nouvelles qui ont plu et seraient donc susceptibles de plaire à nouveau... et de gagner une prime financière car comment désigner le procédé qui consiste à republier un texte (donc par définition un texte non inédit) dans un concours qui offre de l'argent aux vainqueurs ?Un texte , TOTEM, aussi beau soit-il, est publié sur papier par Short Edition qui donc s'est fait avoir en pensant que ce texte était inédit, et ce texte reçoit en prime de l'argent alors qu'il en a peut-être déjà reçu à la première publication (j'ignore si cette première publication avait donné lieu à des droits d'auteur). Il y a de quoi être désappointé d'avoir fait confiance à l'auteur.D'ailleurs, pourquoi les pseudos disparaissent-ils au profit du nom officiel ? Est-ce une nouvelle politique de Short Edition ? La lectrice que je suis aussi, est un peu perdue. Je me souvenais de Widget.Quelle déception Stéphane, de voir que votre probité n'est pas aussi grande que votre talent littéraire.
·
Marie
Marie · il y a
Je viens en butinant de découvrir ce genre de pratique + les sites "d'achats" de votes. J'en reste bouche bée, moi qui hésitais à mettre un lien à des shortiens appréciés quand famille et amis proches (examens, ponts, WE, vacances lointaines...) ne sont pas toujours disponibles !! Faut grandir, Marie !
Merci à toi, Zabelou, Michel Dréan... d'autres sans doute. Je mourrai moins sotte.
·
Zabelou
Zabelou · il y a
Et je viens de voir qu'il recommence !
http://short-edition.com/oeuvr ...Déjà publié aussi... ailleurs.
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
L'œuvre a probablement été supprimée car je tombe sur "page non trouvée".
·
Zabelou
Zabelou · il y a
Non, va sur sa page, ça s'appelle L'ombre au tableau., et c'est toujours là.
·
Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Après, il a accepté un contrat. A Short de le faire respecter.
Je propose donc que son prix soit rendu (s'il a touché quelque chose) et reversé aux Restos du Coeur.
Qui est pour ?
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Les restos du coeur, dont un entrepôt vient de brûler dans le Pas de Calais, ont besoin de dons, plus que jamais. Mais je trouve que ce n'est pas à nous de décider de la destination que doit prendre l'argent touché éventuellement par Widget. C'est à lui d'en décider !
·
Zabelou
Zabelou · il y a
Pour, et on fait la même chose pour Mlle Piton et son "Coup de la panne" ?
http://www.voteforall.com/forums/search.php?action=show_user_posts&user_id=11473 Cela devrait faire plusieurs dizaines de repas à offrir à des gens qui en ont vraiment besoin et rétablirait un peu de justice.
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Ce n'est pas à nous de nous transformer en tribunal, Zabelou. Que Short fasse son travail, ou si la somme a déjà été versée, que les auteurs prennent conscience que ce n'est pas moral. Si ça se trouve, ils font déjà des dons aux restaus, nous n'avons pas eu leurs confidences là-dessus, alors on peut espérer que c'est le cas.Le lien que tu donnes est peut-être un élément inconnu de Short Edition. Peut-être devrait-il être porté à leur connaissance. Moi, Zabelou, j'ai trop "fait le gendarme" précédemment pour dénoncer les sites d'échange de vote, ça n'a pas servi à grand chose, j'ai arrêté le sport. Dans le cas de Widget ce n'est pas la même chose, il s'agit d'un texte déjà publié et à nouveau mis en compétition, et qui a gagné le prix.
·
Zabelou
Zabelou · il y a
"que les auteurs prennent conscience que ce n'est pas moral"...
Je crois qu'ils s'en moquent totalement. Mais bon, Short est au courant, moi ça ne me concerne plus. Si vous acceptez que les tricheurs gagnent, à vous tous de voir.
Bonne continuation.

·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Ma naïveté me perdra, je l'ai toujours su ;-)
·
Marine Snape Morin'stal
Marine Snape Morin'stal · il y a
Non Fred, vous avez tout à fait raison de vous opposer au système d'échange de votes, rappelez-vous, moi aussi j'ai failli tomber dans ce piège quand j'ai débuté sur Short et que personne ne lisait et votait pour ma fanfiction, du coup j'avais moi aussi demandé à des gens de venir voir mon texte sur des sites tels que Votipets ou Baybee, mais je me doutais bien que sur ces sites, les gens ne vont pas voir un texte par plaisir, ils veulent forcément un vote pour leurs animaux ou bien pour leurs enfants en échange, j'ai été très crédule et stupide, je voulais faire remarquer mon texte, mais le procédé était minable, je m'en étais rendue compte avant même votre intervention et j'avais laissé tomber ça à peine avais-je commencé, et bien m'en a pris! J'en rougis encore aujourd'hui, d'avoir pu me rabaisser à ce point, c'était pas glorieux c'est clair! :-( Mais il y en a qui en usent et abusent sans le moindre remords, sans la moindre honte, et ça je le comprends pas! Quand je vois par exemple la fille qui a gagné le prix de fanfiction HP, elle a fini 1ère pour la bonne raison qu'elle avait 400 fans sur sa page facebook, et qu'elle avait organisé un concours sur sa page avec des cadeaux à gagner pour ceux qui voteraient, si ça c'est pas "acheter" ses votes sérieux... Pff... Mais bon certaines personnes n'ont aucun sens de l'éthique je pense, et elles en ont rien à faire de bafouer les règles tant qu'elles peuvent se remplir les poches, de quelque façon que ce soit! :-(
Bonne soirée Fred et Zabelou, j'aurais été contente de vous rencontrer à Paris pour le festival "Livres en Tête", dommage que je n'aie pu venir, peut-être la prochaine fois qui sait? :-)
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Tout cela est vrai, Marine, mais là nous dérivons un peu du sujet initial qui était la participation au concours de Short Edition d'un texte déjà publié ailleurs (et dans le cas présent, figurant dans un recueil numérique en vente sur Amazon) , ce qui enlève des chances de gagner à des auteurs qui respectent le règlement de Short Edition.
Je vous dis également à une prochaine fois peut-être et souhaite bonne chance à vos oeuvres en compétition si vous en avez.
·
Marine Snape Morin'stal
Marine Snape Morin'stal · il y a
Oui en effet, mon commentaire n'avait rien à voir avec le sujet initial, je n'ai pas lu le texte "Totem", je ne sais donc pas s'il est bien ou pas, mais d'après les commentaires que j'ai vus, il a séduit en masse le public, mais en effet ce n'est pas juste du tout de faire concourir un texte qui a déjà été édité, quelle que soit sa qualité, là n'est pas la question, car il ne s'agit pas d'un texte inédit, et jusque-là inconnu du public. Pour ma part je pensais que Short refusait d'emblée la participation aux concours à des textes déjà connus et édités, en tout cas cela me semblait logique, d'où ma surprise en tombant sur ce texte et en lisant les commentaires!
Et sinon, oui je participe actuellement pour la "Matinale en cavale", dans les catégories de la micro-nouvelle et du poème, et j'ai vu que vous aviez aussi un texte en compétition Fred, donc je vais le lire de ce pas! :-)
Bonne soirée!
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Marine je vous confirme que le texte Totem est très beau et je vous conseille de le lire.
Le fait qu'il n'aurait pas dû être primé sur Short Édition car déjà en vente dans un recueil numérique sur internet n'enlève rien à la valeur du texte et au talent de son auteur. Je faisais juste part de ma déception du point de vue éthique.
Le sujet est, je pense, clos puisqu'on ne peut revenir sur le prix déjà acquis, mais que le texte qui était en finale de la compétition Hiver 2015 et dans le peloton de tête du classement, a été retiré, que ce soit à l'initiative de l'auteur ou à celle de Short Édition .
Ce texte est lui aussi très beau, et en tapant le nom de l'auteur ou le titre du texte "Depuis toujours" dans un moteur de recherche, on peut le trouver à lire sur un autre site mais aussi (et c'était là le cœur du problème ) en vente dans un recueil sur amazon.
Je vais aller lire vos textes de la Matinale, je vous souhaite un bon weekend.
·
Janou
Janou · il y a
Vous devriez faire comme lui, ne vous cassez pas la tête, publiez ici vos nouvelles déjà éditées. C'est tellement plus simple. Le règlement l'interdit mais, apparemment, ça aide à gagner. Et vos textes publiés ici et ailleurs le méritent largement.
·
Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Oui j'ai appris ça mais moi je me l'interdis. Pour les textes déjà publiés je les mets en parution libre.
Effectivement si dans ce monde d'écriture il n'y a pas de déontologie, c'est un peu naze !
·
Zabelou
Zabelou · il y a
Et je viens de voir qu'il recommence !
http://short-edition.com/oeuvr Déjà publié aussi.
·
Tom Tixry
Tom Tixry · il y a
Si tu avais parié que tu ferais pleurer quelqu'un un jour, tu aurais gagné ton pari. Pas pu contrôler. J'ai lu ta nouvelle dans Short 10, et ému je suis allé te laisser un petit commentaire parce que c'est beau. Merci.
·