10
min

Partager le même soleil - Quand le meilleur d'une chorale se compose sans bruit

Eudaimonia

Eudaimonia

387 lectures

105 voix

Le vent nous portera
Comme toutes les belles rencontres, tout a commencé par hasard – qui n’en est jamais un –, ce samedi de rentrée au forum des associations. L’envie de rejoindre une chorale me trottait dans la tête depuis quelques temps déjà, comme un petit air. « Je n’ai pas peur de la route, faudrait voir, faut qu’on y goûte ». Le plus compliqué restait de trouver « la » bonne chorale. Entendez par là : celle qui est suffisamment étoffée pour proposer expérience technique et projets de concert, avec des gens sympathiques, celle avec un répertoire qui te correspond et surtout, ultime contrainte non des moindres, celle qui accepte le choriste novice, qui dans l’absolu a envie de chanter, mais ne sait pas ou n’ose pas. De surcroît, pour qui une partition appartient au mystère de l’univers.
Je vous l’accorde, une fois passées en revue les conditions à réunir, nous avions à peu près autant de chance que de gagner la cagnotte au loto ce jour-là. Pourtant la Sonnantine l’a fait. Ce que nous avons découvert, ce qui nous a été offert depuis est bien plus précieux.

Les couleurs du temps
Petit aparté de magie grammaticale ou plutôt « sonnantinesque » : je deviens nous ! Car non contente de dénicher la chorale de mes rêves ce jour-là, ses bénévoles présents sur le stand furent suffisamment habiles pour harponner mon chevalier servant en plein chœur. Quoi de plus efficace, face à un ténor insoupçonné en devenir, que d’entendre le Président – en mission chasseur incognito –, lui dire qu’à la chorale non seulement on chante, mais on profite aussi souvent de dégustations vinicoles ou culinaires... et que de bien belles femmes s’y cachent !
Argument choc et naïveté masculine obligent, « les mots que j’entends seront éclatants », rendez-vous fut pris à deux pour la première répétition de la saison. « Arc-en-ciel étrange ». Comme un pont vers le soleil levant.

A la Saint Médard
Revenons-en à nos moutons ou plus exactement à l’éradication programmée de nos canards. On ne va pas se le cacher, il a fallu un peu, beaucoup, passionnément de courage pour chasser l’appréhension, se noyer dans la mare des choristes initiés, puis se jeter dans l’abysse des auditions. « On était fichu ». Seul on va plus vite, mais à deux ou à vingt, on va plus loin ! Sous le regard estomaqué – mais néanmoins flatté devant tant d’engouement –, de notre potentiel chef de chœur, nous étions une belle brochette de prétendants entrants, appliqués à faire de notre mieux face à lui et à son piano. La voix tremblante pour certains, assurée pour d’autres, afin de faire partie des chanceux admis à participer à cette aventure. Fortissimo. Alors que les termes pupitre, alto, basse, soprane, ténor ne faisaient référence qu’au néant dans notre dictionnaire usuel de novices, moins de deux heures plus tôt.
Soupir. Oser, c’est avoir. Ce soir nous repartons le cœur léger, car on se sent déjà un peu chez soi dans cette belle famille. « On s’est tellement plu » que nous épouse vous. Dans notre petite salle, on se retrouvera.

Dis quand reviendras-tu ?
« Soudain je m’alanguis, je rêve, je frissonne, je tangue, je chavire ». Dans toute addiction, la mécanique est naturelle mais rodée, elle opère à la seconde où vous osez engager un orteil à la surface des eaux troubles. C’est malheureusement bien plus tard que vous vous rendez compte que vous êtes accro, que le mélange est trop savoureux pour vous en passer. Et ce qui devait arriver arriva : vous avez envie d’augmenter la dose hebdomadaire. Dès le premier soir, les effets se faufilent en vous, discrètement, telle une couleuvre.
Accueillant, bénévole, bien-être, bonne humeur, bulle, cadeau, chaleur, concert, conseil, encore, entraide, découverte, détente, échange, épaule, humour, intemporel, joie, partage, présence, répétition, respect, respiration, sourire, surprise... Liste non exhaustive des manœuvres gravitant dans le champ du chant, comme des graines semées par chaque choriste, oxygéné par ce chœur bienveillant qui bat à l’unisson tous les mercredis soirs. Réunion que l’on se surprend à languir ; qui nous pousse à braver le froid, la neige, la fatigue et les microbes, chaque semaine et chaque mois un peu plus pour étancher notre soif croissante de chanter, mais aussi de partager ce plaisir.
Six mois plus tard, tu te vois offrir par tes collègues un tee-shirt estampillé « Je peux pas, j’ai chorale ». Non seulement tu sais pourquoi, mais tu assumes avec fierté.

Chante comme si tu devais mourir demain
Avant. A peine t’égarais-tu à chanter sous la douche ou dans la voiture, dans l’idéal plutôt quand personne ne t’entendait. Peu importe que ce soit juste ou faux, tant que ce fut exutoire à la colère ou au contraire à la bonne humeur du jour. Mais ça, c’était avant. Depuis que tu as signé pour ingurgiter tout le thème sans rechigner, tu fais face à de nombreux effets secondaires non mentionnés dans la notice. On ne nous a pas tout dit apparemment.
Maintenant, tu aimes chanter à n’importe quel endroit, de manière impromptue et spontanée, à n’importe quelle heure du jour – voire de la nuit, en rentrant de répétition ou de concert. Tout est prétexte à améliorer tes chansons. Après tout, ce n’est pas de ta faute, le chef a demandé de réviser. Plus grave encore, tu as carrément tendance, à l’insu de ton plein gré, à vouloir prêcher par messages subliminaux de ta plénitude chantante. Comble du comble : ta moitié est contaminée aussi, quelle aubaine ! Enfin tout dépend pour qui... car lors des fameuses prestations privées intempestives, tes rejetons te couvrent – eux aussi en chœur – d’encouragements et de compliments sur tes « chansons de vieux », « vous chantez faux », « baissez le son, on n’entend pas la télé ». Dépités sont-ils devant tant d’engagement et de ferveur ; fois deux pour parfaire cette désolation fraternelle. N’empêche que du brossage de dents à la vaisselle, à table ou en voiture, on entend souvent, non pas une, non pas deux, mais quatre voix s’échauffer... Des Frères Jacques à Noir Désir, tout le répertoire tourne et plus si affinités. Belle basse-cour, cacophonique et joueuse.
Quelques notes, quelques paroles, quelques semaines, quelques mois, quelques concerts. Seulement « quelques » mais qui prennent beaucoup de place. Observer, s’impliquer, s’apprivoiser, s’apprécier. « Chante la vie, chante, et tu verras que c’est bon de laisser tomber sa raison ».

Je n’aurai pas le temps
Impossible et impensable éloge de la chorale sans évoquer la goutte d’eau qui nourrit cet océan de ravissement : le répertoire. Aux origines de votre nouveau monde de choristes, il a légitimement fait partie de vos critères de sélection. Pour être honnête, ces derniers ne sauraient exclusivement et raisonnablement s’appuyer sur les dégustations connexes proposées par le Président, lui qui souhaitait innocemment vous conforter dans votre excellent choix. Cette année le thème sera « le Temps ». En plein dans le mille dans ce monde à cent à l’heure. « Même en courant, je n’aurais pas le temps ». Abstraction faite d’un à deux titres, la liste des chants qui composent la future saison ne vous rend pas spontanément... euphorique. Cependant, bien que nombril de l’activité, votre instinct vous pousse à ne pas en faire une fixation, et votre instinct ne ment jamais.
Vous vous surprenez très vite à (re)découvrir et apprécier l’intégralité dudit répertoire, à faire tomber vos idées préconçues sur le titre ou son interprète originel. Rien qu’en prononçant des « plume, plume, plume », la légèreté s’empare de vous, dès l’échauffement. Mieux encore, vous entonnez avec entrain et fierté (dixit le chef, ce héros à venir) des « hou hou hou », des « lam lam lam », des « pa pa da », voire des « cot cot codet ». En chanson aussi, peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Il faut vous rendre à l’évidence : quels que soient l’air ou la chanson bachotés, pour le choriste fraîchement débarqué, le mélange des pupitres donne un effet bœuf garanti, souvent accompagné de frissons devant tant de beauté.
Parfois pourtant, le chef lui, avec son oreille aiguisée, n’est pas de cet avis... mais alors pas du tout du tout... et vous le fait savoir par son regard désespéré et implorant... Ecoute encore ! Jamais las, toujours là pour vous pousser au juste « la » !

J’ai croisé pourtant un sourire
Il était temps ! Enfin, on parle du chef de cette joyeuse et nombreuse famille ! Parce que, par définition, ce géniteur, c’est quand même celui par qui tout ce grand « chant-bardement », ce « remue-cordes vocales » ne serait jamais arrivé ! Pour ceux qui ne sont pas tombés dedans à la naissance comme Obélix, avouez que, vu de dos – do do do –, ses gestes sont un peu loufoques et saccadés. Certes, il n’a pas l’air d’improviser. D’ailleurs, c’est tout le contraire. Etre chef de chœur, c’est un vrai métier : de l’échauffement aux devoirs, en passant par l’anatomie et la posture vocales, il ne laisse aucun détail au hasard. Que les oisifs ne se méprennent point : travail et rigueur ne sont pas en reste. Et ne s’avèrent pas incompatibles avec le plaisir de chanter, loin s’en faut. Le chef lui-même ne vous contredira pas, la preuve en est.
Chanter c’est son dada – wa wa wa –, mais rien ne l’oblige à partager le fruit de sa passion. Il arrive de sa journée de travail et enchaîne, parfois sans manger, la répétition du mercredi. Qui chante dîne ? Toujours accompagné de sa petite bouteille verte. Officiellement, elle affiche le nom d’une eau minérale dite gazeuse. Mais il règne autour de cette question une sorte d’omerta ; personne à cette seconde ne semble avoir percé le mystère du carburant capable de générer tant d’énergie. C’est bénévolement – et humblement – qu’il porte aujourd’hui plus de soixante-dix oies chantantes, quinze ans tous ronds après une envie farfelue et précipitée – juste le temps d’une croche – pour accepter de mettre au monde sa propre chorale. Exigeant avec lui avant tout. Telle une oreille supersonique, il est capable de détecter le moindre couac camouflé au milieu des innocents ; on ne citera point les ténors, pauvres boucs émissaires de par leur infériorité numérique. Et le chef de déclarer, un sourire et une pointe d’humour en coin, qu’il a les noms. Tel un serial chanteur, il déchiffre et dégaine les notes et propose les rythmes plus vite que son ombre, avec sang-froid devant les captifs qui en redemandent. Tel un hybride, il est capable de mutation vocale, d’un pupitre à l’autre, d’un couplet à l’autre. Telle une institutrice face à sa classe pluri-niveaux, il est capable de manager avec patience les distraits qui n’entendent pas les consignes, ou les bavards qui s’égarent. Attentif et attentionné avec chacun. Tant d’arguments pour lesquels on lui pardonne sans effort, ses rares moments d’agacements, face à des consignes mal respectées par ses oies – ses canards au foie gras quand il s’agit de troisième mi-temps. A cette cadence, « même à cent ans, j’aurai toutes mes dents ».
Multifonction pour résumer. Qui assume pleinement les rôles de géniteur et de nourricier à la fois, à la tête et au tempo d’une fourmilière de générosité.

Le temps des cerises
Ce chef, on n’a pas envie, pas le droit de le décevoir : c’est par et avec lui que cette aventure artistique et altruiste vit. « Quand nous chanterons le temps des cerises », il dirigera à sa guise. Alors forcément, le jour du premier concert tant espéré, le sentir tendu pendant la répétition n’est pas du meilleur augure. Mais c’était sans compter celui qu’on avait mis de côté un instant et qui fait face assurément : ce chœur bienveillant – et endimanché « en rouge et noir » –, duquel émane un tourbillon de petites fées qui t’accompagnent, te rassurent et t’encouragent à avoir confiance, à te lâcher. Passés les battements cardiaques désordonnés qui rythment la première chanson, le chef laisse poindre peu à peu un sourire satisfait – que tu espères fier à la fois –, une étincelle dans le regard... et deux petits pouces levés façon « je vais bien, tout va bien ». Révélation. Même novice, un choriste n’en est pas moins éclairé, observateur et perspicace. Pour comprendre tout à coup que la fameuse bouteille verte du chef n’est sûrement pas sa seule potion. Celle que tu devines son autre moitié, assise au premier rang dans le public, réunit à elle seule autant d’énergie, de spontanéité et de générosité que tout le reste du public. Elle n’hésite pas un instant à te renvoyer l’intensité du moment partagé. Eurêka, c’était donc ça : ils s’abreuvent à la même source ! Tout le reste du public, lui, de 7 à 77 ans, observe, réceptif, puis sourit peu à peu. Il a l’air d’aimer et de trouver cela beau. Respire. « Ah m’asseoir sur un banc, cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu’y en a ». Chanter plus juste et plus intensément encore. Les titres s’enchaînent, le temps défile. Respire. « S’arrêter, repartir en arrière ». Non, il est temps déjà de rendre l’antenne. Entracte. Tu regagnes le banc ; celui des exaltés ; autrement et pleinement tu savoures, côté spectateur cette fois-ci, l’abasourdissante théorie vertueuse des vases communicants.
Je, tu, il, elle, nous, vous, elles, ils : l’ivresse de l’ensemble. Feu d’artifice improvisé et spontané en bouquet final : mélange des titres, mélange des genres, mélange des chorales. Le soleil à portée de chœurs.

Mistral gagnant
Quand le plaisir de chanter « ensemble » prend tout son sens ou plutôt tous ses sens. Car il se décline à l’infini, tel un tableau de maître qui cache plusieurs couches et fait la richesse de cette toile. Tout seul, le chef de chœur n’existe pas. Tout seul, le choriste n’existe pas. Tout seul, le pupitre n’existe pas. Sans chaque voix, le chœur ne serait pas le chœur, et la Sonnantine ne serait pas elle. Elle est ailes. Tous ces nous, tous ces vous, uniques, mis bout à bout. Riche des qualités vocales et humaines de chacun. Mais alors qui est-il ce choriste anonyme multi-facettes ? Transporté par ce mistral gagnant. Par hasard ou pas, depuis combien de temps, peu importe. Tu ne sais pas ou peu ce que ton voisin ou ta voisine de pupitre « fait » dans la vie. Quelque part, c’est tant mieux. Car on n’est pas ce que l’on fait. On devient qui l’on est. Prou grâce à cet ensemble.
Nouvelle démonstration scientifique. La chaîne « choralimentaire » : contrairement à son homologue, dans celle-ci personne ne mange personne. Plutôt le contraire même. Dont acte. Le chef compose le choriste, qui compose le pupitre, qui compose la chorale, qui compose la chanson, qui compose le public, qui compose leur soleil partagé. Lui-même rayonne en cascade, façon retour de boomerang, vers tous les éléments de la chaîne, qui s’y nourrissent et la nourrissent à leur tour. La boucle est bouclée. Ceux qui ont eu l’audace d’y goûter gardent intacte en mémoire la saveur gourmande qui s’en dégage... celle-là même qui rappelle les fameux coco-boer, roudoudou, car-en-sac, mint’ho. « Et les mistrals gagnants » de ton enfance insouciante. Garantie sans carie certes, mais « dans les dents » quand même. Telle une claque salvatrice. Ni dangereuse, ni douloureuse, plutôt carrément en mode endorphine, antalgique, thérapeutique, voire euphorique. Cerise sur ce gâteau savoureux, elle n’a pas d’âge, pas de frontière, pas de statut. Sans jugement. Sans limite.
La Sonnantine, c’est donc « ça ». Voilà pourquoi cette histoire dure. Une bulle, un cocon, un refuge, un havre, un oasis, une malle à trésor, une source – cuvée spéciale réservée exclusivement au chef. Appelez-la comme bon vous semble quand vous l’aurez dénichée. Car elle est bien cachée. Inestimable, mais dont on a inexplicablement envie de partager sans modération sa chance de l’avoir découverte. Pour laisser s’échapper de la boîte bien plus que des notes.

C’est une chanson...qui nous ressemble
Il est temps, toujours sans bruit, de refermer cette petite partition sans prétention, cette chanson qui nous ressemble et à laquelle nous pourrions sans fin rajouter des couplets, pour être sûrs qu’elle ne s’arrête jamais. « En ce temps-là, la vie était plus belle ». Contribuer à ce qu’il n’y ait pas de clef pour le bonheur, car la port(é)e est toujours ouverte. Que vous soyez néophyte ou émérite, la curiosité n’est pas un vilain défaut. Au détour d’une répétition ou d’un concert de la Sonnantine, osez faire chavirer les préjugés qu’inspire parfois, souvent, ce mot « chorale ». Prenez le risque d’éveiller, de réveiller, d’émerveiller la voix ou les oreilles qui sommeillent en vous... Faites un pas au cœur du chœur... C’est alors que se dévoilera et s’offrira le trésor d’humilité, de simplicité, de spontanéité, de générosité, de chaleur et de partage qui se cache sous cette devise anodine « le plaisir de chanter ensemble » ; qui est devenue mienne. Ensemble. Juste pour le plaisir.

105 VOIX

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Francine Lambert
Francine Lambert · il y a
Eh bien vous m'avez donné envie de tenter l'aventure, Eudaimonia ! Votre pseudo invite déjà à partager ce bonheur que vous faites vivre dans ce texte très bien mené et très agréable à lire, merci pour ce bon moment et à bientôt !
·
Eudaimonia
Eudaimonia · il y a
Ravie de vous avoir donner du CHOEUR à l'ouvrage ;-) A bientôt
·
Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Bravo pour ce condensé d'émotions chantantes parsemé de citations du répertoire. Un plaisir à portée de voix, belle amitié et salutations d'une choriste qui s'y est retrouvée en partie.
·
Eudaimonia
Eudaimonia · il y a
Ravie que l'écho résonne en vous :-)
·
Nana38
Nana38 · il y a
T'es extraordinaire et pleine de talent ma gaga. Je suis fière de toi (et d'être ton amie)
·
Miraje
Miraje · il y a
Je me suis laissé ... en ... portées ♫♫♪♪♫
·
Cec Mald
Cec Mald · il y a
La sonnantine t'a tapé en plein cœur
·
Nini
Nini · il y a
''Ouvre moi la porte, toi qui a la clé'' ... merci, Eudaimonia, d'avoir partagé votre bonheur.
·
Papillote
Papillote · il y a
Un grand merci Gaëlle, pour cette écriture aussi légère et douce à lire
·
Claudine Feuillas
Claudine Feuillas · il y a
quel talent !! en toute simplicité ....Bravo Gaëlle
·
Delphine
Delphine · il y a
La Sonnantine a vraiment de la chance d'avoir gagné une si jolie plume et une si belle voix dans une si belle personne !
·
Mathieu Kissa
Mathieu Kissa · il y a
On sent le même plaisir à écrire qu'à chanter. Je vote pour votre enthousiasme.
·
Eudaimonia
Eudaimonia · il y a
Quand la magie de La Sonnantine donne des ailes !
·