Alex Des

Alex Des

828 lectures

80 voix


Irrécupérable.
Je pensais qu’il me suivait mais, quand je tourne la tête, je constate qu’il s’est immobilisé quelques pas derrière moi et qu’il regarde ses pieds.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Il y a une limace.
Je m’approche et distingue en effet un minuscule morceau de chair grisâtre qui progresse lentement sur le revêtement du sol, laissant un mince filet de bave brillante derrière lui.
— Je suis surpris d’en voir une aussi active en cette période de l’année, mais elle bénéficie de conditions favorables entre la fine pellicule de rosée qui recouvre l’asphalte et ce beau soleil matinal qui réchauffe le sol. Ce qui m’inquiète, c’est la direction qu’elle prend.

En temps normal, les petites préoccupations naturalistes d’Antoine m’attendrissent, voire m’amusent, mais pas aujourd’hui. Je me suis donné pour mission de secouer la vie de ce grand dadais et de botter les fesses de son célibat passif, et si je suis parvenue à grand-peine à le convaincre de m’accompagner faire le début des soldes, ce n’est pas pour le voir se perdre dans la contemplation de mollusques douteux. Imperturbable face à mon irritation naissante, il continue :
— Si elle continue dans cette direction, elle ne rencontrera que du bitume sur des mètres et des mètres, et le soleil aura tôt fait de sécher la rosée. L’asphalte deviendra alors un véritable piège et elle risquera le dessèchement et la mort. Tu sais, comme les vers de terre après l’orage.
— Oui, oui, c’est tragique. Et qu’est-ce que tu comptes faire ?
— Eh bien si je l’empoigne délicatement comme ceci...
— Mais tu ne vas pas la toucher quand même ? C’est dégoûtant !
Qualités requises pour la femme qui viendra partager la vie d’Antoine : a) ne pas s’offusquer quand il attrape à pleines mains toutes sortes de créatures peu ragoûtantes ou qu’il fouille avec un bâton les excréments d’un animal forestier afin de déterminer son régime alimentaire. Et b) être patiente.
— Comme ceci, je la mets dans une direction parallèle à la limite entre la zone d’ombre des arbres et de la lumière : assez exposée pour profiter des rayons du soleil, assez proche de la fraîcheur des arbres en cas de hausse soudaine de la température. Tu vois ?
— C’est fascinant, Antoine. Maintenant que tu as accompli ta bonne action, tu pourrais peut-être me laisser faire la mienne et m’emboîter le pas ?
— A vos ordres, coach de vie !

Il sourit comme un enfant, visiblement très satisfait de cette pause gastéropode. Je m’en veux un peu d’avoir employé le terme « bonne action » pour qualifier notre expédition, c’est plus que condescendant, mais il ne paraît pas vexé. A vrai dire, peu de choses sont capables de l’atteindre, l’Antoine. Au travail comme ailleurs, le stress et les tracas semblent glisser sur son air débonnaire sans y trouver de prise, et je ne l’ai jamais vu se fâcher pour un souci matériel. Quand, l’un de mes premiers jours au boulot, j’ai réussi l’exploit de renverser une pleine tasse de café sur son bureau encombré de paperasse, sa réaction immédiate a été de me réconforter, m’évitant ainsi un arrêt cardiaque ou un hara-kiri de circonstance. Puis il est parti dans un grand éclat de rire.

Cette prise de contact mémorable a marqué le début d’une relation paternelle et complice. Il avait beau être le numéro deux de la boîte et moi la petite nouvelle, jamais il ne m’a fait sentir le poids de l’ordre hiérarchique – un concept qui, je le suspectais, lui échappait totalement.
Lui au moins ne m’avait pas surnommée « Miss France » comme la plupart des autres pignoufs de la boîte. Faites des efforts de présentation et pouf ! votre cerveau et vos diplômes disparaissent comme par magie. La frontière entre flatterie et machisme ? Juste une question de perspective.
Antoine, lui, m’appelait plutôt « coach de vie », rapport aux conseils pratiques que je lui prodiguais sur le ton de la plaisanterie... mais un peu sérieusement tout de même. Je veux dire : à quarante balais, il ignorait encore qu’il ne fallait jamais s’habiller avec plus de trois couleurs dominantes. Ou comment différencier une belle voiture d’un pot de yaourt. Je le sais, j’avais fait le test sur autoroute. Par contre, pour reconnaître les papillons ou les roches sédimentaires, il en connaissait un sacré rayon.

Bref, aujourd’hui, mon objectif est de dépoussiérer sa garde-robe (incinérer et rebâtir serait plus efficace, mais j’essaye de rester civilisée). En habituée de ces grandes batailles consuméristes que sont les soldes, je sais que chaque minute compte et qu’un briefing s’impose.
— On va s’en tenir au plan convenu et éviter les marques premier prix comme H&M. Ils ont des trucs bien, mais ça ne tient jamais longtemps. Avec le budget dont on a discuté, on peut aller taper dans le plus haut de gamme. Pour les chemises et pantalons, je conseille...
Je m’interromps avec la désagréable impression de parler toute seule. Un coup d’œil en arrière me confirme que l’animal s’est de nouveau arrêté et qu’il me tourne le dos, accroupi quelques mètres en retrait. Le soupçon d’irritation qui m’habitait se transforme en pointe d’aigreur.
— Qu’est ce que tu fabriques encore ?
— Il y a un bourdon.

Qualité c) requise pour la femme d’Antoine : avoir une PUTAIN DE PATIENCE.

Professoral comme à son habitude et ignorant le regard noir dont je lui mitraille l’occiput, Antoine se lance dans son deuxième cours de biologie de la journée :
— C’est comme la limace, il a voulu profiter des rayons du soleil pour aller butiner, mais la température est trop fraîche et il a vite fait de s’épuiser à voler. Il lui manque l’énergie pour battre les ailes à haute fréquence et reprendre son vol. Et ce n’est pas faute d’essayer, regarde.
De guerre lasse, je m’approche et dirige mon regard noir vers l’asphalte assorti. Il y a là, effectivement, un bourdon qui marche lentement et vrombit les ailes par à-coups. Il a l’air fatigué. Moi aussi.
— Le problème c’est que les fleurs sont rares en cette saison, et que s’il s’épuise totalement par ce froid, c’est la mort assurée, il ne pourra jamais rejoindre le nid. Mais si on pouvait en trouver quelques-unes pour lui permettre de se sustenter...
Ce disant, il approche sa main de l’hyménoptère poilu qui, après quelques hésitations, y grimpe et entame l’exploration de cette grosse palme salvatrice et velue.
— Mais... Mais tu es fou, il va te piquer !
— Non, je ne crois pas. Il n’a pas son nid à défendre et pour l’instant il est surtout heureux de trouver une surface plus chaude que l’asphalte humide. Tu vois comme il s’active ?

J’observe non sans malaise le spectacle du gros insecte qui déambule sur la main d’Antoine, courant le long de sa paume, autour de ses doigts, jusque sous sa manche, de plus en plus vite. Il paraît beaucoup plus éveillé que lorsqu’il était sur le sol et plusieurs fois il tente un décollage infructueux qui se solde par un atterrissage de fortune au creux de la piste rosâtre. Obstiné, la petite boule de poils aux reflets jaunes et blancs court, vrombit, s’agite toujours plus rapidement. Il est en train de s’énerver, pensé-je, le drame d’une piqûre s’annonce gros comme une maison. Mais Antoine continue, impassible :
— Et puis tu sais, entre nous, il ne vaut mieux pas qu’il me pique. Je suis allergique à tout ce qui est venin d’abeille.
QUOI ? Mais, mais, mais... Pourquoi prendre un tel risque ? C’est de l’inconscience ! Je pensais que ce sot manquait juste un peu de savoir-vivre, mais c’est en savoir-survivre qu’il est déficient !
— Antoine, mon petit, la femme de la pampa, quoique rude, reste toujours courtoise. Mais l’honnêteté m’oblige à te le dire : TON BOURDON, TU VAS LE LÂCHER, ET TOUT DE SUITE ENCORE !
— Oh, regarde, il s’est endormi.

*Soupir*

J’ausculte la main de mon compagnon. L’insecte au dard mortel s’est à présent immobilisé au creux de sa paume et ne bouge plus d’un poil de patte. Interloquée, je ne peux m’empêcher de trouver que son aspect, antennes repliées et tête lovée dans un repli de peau, rappelle le bébé qui dort. Entre son « énervement » de tout à l’heure et cette comparaison, cela fait deux fois en quelques minutes que j’anthropomorphise un bête bourdon.
— Ça dort, un insecte ?
— Ça dépend de la définition que l’on donne au mot. Si on parle d’un repos cérébral en plusieurs phases entraînant l’apparition de rêves, sans doute pas. Mais si on parle d’une immobilisation du corps et d’un passage prolongé en mode économie d’énergie, oui. On a montré récemment que les fourmis passaient une grande partie de leur vie à dormir, même l’été.
— C’est... drôle.
— A mon avis, notre ami s’est bien rendu compte qu’il n’avait pas encore les moyens de redécoller et que, puisqu’il avait trouvé un endroit chaud et à priori sûr, il valait mieux économiser ses forces jusqu’à la prochaine tentative.
Pendant de longues secondes, oubliant les fringues et les remises exceptionnelles, nous restons là à contempler l’arthropode que, pour un peu, on entendrait ronfler dans la douce lumière de cette matinée d’automne. Sacré Antoine ! Il est parvenu à m’émouvoir avec un insecte qui dort ! Je lui souris franchement :
— Et maintenant quelle est la suite du programme, monsieur grand cœur ?
Il me rend mon sourire :
— On reprend notre mission initiale et on s’arrête si on trouve des fleurs en chemin, madame coach de vie !

J’avais été très surprise quand, au cours d’une discussion un peu trop arrosée, Antoine m’avait avoué à mi-mot qu’il vivait mal son célibat. M’ayant toujours renvoyé l’image de quelqu’un de stable et serein depuis notre rencontre, j’avais supposé que son statut de célibataire était un choix de vie assumé et il m’était difficile d’imaginer que sous ses dehors d’ours zen battait un cœur triste.
Il avait d’ailleurs vite changé de sujet avec une pointe d’humour. Mais j’étais un peu éméchée moi aussi et je lui avais déclaré tout de go que c’était profondément injuste et que j’allais, ni une ni deux, lui dégoter la femme de sa vie et que ça n’allait pas traîner. Il m’avait regardée avec de grands yeux ronds et je me souviens de la fierté ressentie à ce moment-là : pour une fois, j’étais parvenue à le prendre totalement au dépourvu.

Tout en marchant, j’ausculte mon ami du coin de l’œil. Allons, quelques cours de maintien et un peu de musculation pour tonifier cette allure un brin avachie, des fringues mieux ajustées pour mettre en valeur ce petit popotin et ces épaules bien larges, quelques bons coups de ciseaux pour mettre de l’ordre dans la touffe hideusement négligée qu’il appelle « cheveux »... Le potentiel est là. Le plus dur sera de le convaincre de passer plus de temps à s’arranger qu’à secourir les petits oiseaux tombés du nid. Je pense à voix haute :
— Au moins ta générosité pourra t’aider à te trouver quelqu’un, c’est une qualité toujours appréciée.
A ces mots, il s’arrête de marcher et plante ses yeux dans les miens :
— Je ne crois pas, non.
Son sourire a disparu de sa bouche. Mince, j’ai gaffé ? Non, il n’a pas l’air en colère. Juste très sérieux.
— Je crois qu’on s’imagine toujours le début d’une relation amoureuse comme un attrait mutuel entre deux personnes, qui grandit jusqu’à devenir irrépressible. Mais en général ce n’est pas comme ça que ça se passe. C’est plutôt une personne qui impose sa volonté à l’autre.
Ce disant, il se rapproche insensiblement de moi. Il me domine d’une bonne tête.
— Souvent il y a une personne qui désire, et une personne qui doute. Une personne qui initie, et l’autre qui abandonne. Commencer une relation, c’est faire selon son bon plaisir...
Son regard est intense, pénétrant. Une bouffée de chaleur venue d’on ne sait où me monte aux joues.
— Surpasser les doutes de l’autre sans leur accorder d’importance...
Il a dans la voix, dans les yeux, quelque chose de dur que je n’avais jamais vu chez lui. Je me sens toute petite.
— Bref, c’est quelque chose de profondément égoïste.
Après un bref moment de silence, il recule d’un pas comme pour me signifier la conclusion de sa tirade. Je m’aperçois enfin que j’avais cessé de respirer depuis un moment et tente de reprendre mon souffle de façon discrète (ça ne marche pas très bien). Mais Antoine, dont le visage s’est quelque peu détendu, reprend. Cette fois-ci son regard est tourné vers le sol.

— Moi, quand j’ai la chance de tomber sur une fille qui me touche par sa sincérité, son sourire, par la façon qu’elle a de toujours vouloir aider les autres, même par ses petites sautes d’humeur... Je n’ai pas, je n’ai jamais comme réflexe le désir de possession. Je me dis plutôt : comment est-ce que je pourrais contribuer au bonheur de cette fille ? Comment est-ce que je pourrais avoir un impact positif sur sa vie ?
Un mélange d’émotions explose dans mon cerveau. Non, Antoine, non, s’il te plaît arrête tu te fais du mal...
— Alors j’essaye juste d’être la meilleure version de moi-même pour cette personne jour après jour. Je me dis qu’au final, au moins, quand nos chemins se sépareront, j’aurais peut-être eu un tout petit effet bénéfique sur sa vie. Je sais bien que la gentillesse ne rend pas attirant, je sais bien que c’est la voie de l’amitié et pas d’autre chose, mais je n’en connais pas d’autre.
Il faut arrêter maintenant, ça suffit. Non. Non. Non. Je ne veux plus rien entendre.
Antoine lève à nouveau les yeux vers moi. Ils ont mis leurs plus beaux atours de chien battu, toute dureté dissipée de son visage. Sa voix tremblote un peu.
— Qu’est-ce que tu penses de ma... vision des choses ?

Ce que j’en pense ? J’en pense que je me suis levée ce matin pour acheter des fringues et passer un bon moment, pas pour m’entendre débiter des sornettes qui m’énervaient déjà quand j’étais en âge de lire les livres de la Bibliothèque rose version 8-12 ans. J’en pense que j’aimerais bien pour une fois développer une amitié avec un mec sans que ça devienne un truc ambigu. J’en pense que tu as quinze ans de plus que moi, que tu es numéro deux dans la boîte, j’en pense que tu dois très vite arrêter de me regarder avec ces yeux-là parce que je sens que je vais chialer si je ne me retiens pas. Et puis même ! Si tu voulais vraiment... C’est pas comme ça qu’on... Oui je sais je rougis, je suis écarlate. Mais tu me dis ça comme ça, dans cette rue à la con, je n’avais rien demandé, moi. Qu’est-ce que tu veux que je te dise, maintenant ? Et puis quarante balais, quoi ! Et puis... Et puis...
Oh, et puis merde.
Il m’a touchée aussi, ce con.
— Je la trouve... hum, correcte.

Quelque chose s’allume au fond de ses pupilles mais je vois bien qu’il n’ose pas y croire. Moi non plus en fait. J’éclate d’un rire nerveux en refoulant une larme traîtresse. Nos regards s’entrelacent et nos âmes fusionnent en un instant d’éternité.

Un instant d’éternité un brin longuet, d’ailleurs.
— Tu sais Antoine, dans les films, c’est à ce moment-là que le garçon embrasse la fille, en général.

Il me regarde d’un air penaud et désigne sa main.
— Je ne peux pas, ça risquerait de réveiller le bourdon.

Irrécupérable.

80 VOIX


Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Lain
Lain · il y a
Tout doux tout mignon. Çà fait du bien
·
Barbara Duchet
Barbara Duchet · il y a
J'ai beaucoup aimé ce récit, on vit bien l'histoire et sans dévoiler pour ceux qui vont lire, l'intensité des émotions est vraiment bien retranscrite. Mon vote pour vous ! Puis-je vous inviter à découvrir La descente qui est en compétition pour le prix d'automne ? http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/la-descente-7. Merci à vous.
·
Guilhaine Chambon
Guilhaine Chambon · il y a
Un beau texte très délicat. J'aime les personnages.
Je ne sais pas si vous avez découvert Au fait qui est en finale . Je vous invite à visiter ma page si vous en avez envie. Belle journée
·
Panta rei
Panta rei · il y a
Justesse des mots, douceur des personnages qui se livrent à nous dans leur humanité au fil des lignes: le soleil qui met en danger la limace et le bourdon arrive a briser cette carapace que l'homme se construit pour se proteger dans ses relations mais qui n'est qu'une barrière que nous posons entre nous et les autres. Une ode à la simplicité et à la sincerité.
·
Marie Claire Suarez
Marie Claire Suarez · il y a
votre histoire est délicate et enjouée. je ne me suis pas ennuyée une seconde. en plus la leçon sur la limace et le bourdon, j adore. Sans sent le vécu. mon vote tardif (nouvelle sur ce site) mais jubilatoire. Bravo
·
Mirgar
Mirgar · il y a
Je découvre et j'ai vraiment apprécié cette histoire où ces deux personnages tentent de se trouver..
·
Akely
Akely · il y a
Adorable, j'adooooore *-*
·
Alex Des
Alex Des · il y a
Merci pour votre enthousiasme!
·
Ondine Sorini
Ondine Sorini · il y a
Un air de comédie romantique au bon sens du terme, un moment frais qui laisse un sourire au lèvres et des caractères bien dessinés en peu de mots, merci!
·
Alex Des
Alex Des · il y a
Merci à vous pour votre lecture et ce commentaire bienveillant ;)
·
Claire Dévas
Claire Dévas · il y a
Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un texte romantique, tendre, sans Etre niaiseux ! J'adore. Un seul regret le découvrir Apres la bataille ! Mais sincèrement c'est une tres belle histoire que j'aimerai être vraie dans la vraie vie de bien des gens :-)
Je vous invite à venir rencontrer mes personnages cherchant toutes deux à sortir de l'anonymat :-)
Votre visite leur ouvrira la porte de l'espoir :-)
http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/jeanne-et-le-prete-plume
·
Alex Des
Alex Des · il y a
Merci pour votre visite et ce commentaire qui m'encourage à poursuivre sur cette voie (je suis romantique débutant). J'ai lu votre texte dont le thème et le traitement m'ont beaucoup plu. Je me suis pris à lui imaginer un épilogue où les autres personnages, galvanisés par le sacrifice de Jeanne, seraient sortis eux aussi de leur pages pour venger leur camarade et s'inventer une destinée...
·
Claire Dévas
Claire Dévas · il y a
Voilà une suggestion séduisante que d'imaginer une suite à Jeanne et le Prête plume ! La vengeance... je pense que le châtiment vécu par l'auteur de ses jours est suffisant mais une autre idée me trotte en tête ;-)
PS : j'en ai profité pour relire votre texte et je confirme : voilà une tres jolie histoire que j'aimerai plus souvent vécue dans la vraie vie :-)
·
Elisa
Elisa · il y a
Cela faisait longtemps que je n'avais rien lu sur ce site, c'est une jolie surprise que vous m'avez offerte...Merci pour ce texte moderne mais intemporel.
·
Alex Des
Alex Des · il y a
Merci pour votre passage et ravi d'avoir pu vous distraire le temps de cet instant de vie :)
·