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On l’appelait Carton. Par métonymie, si on veut. Il n’y avait pas le moindre mépris dans ce surnom : ça lui allait bien et ça rendait bien compte de la réalité de sa vie, c’est tout. Il habitait tantôt chez sa mère, tantôt, quand sa mère était trop saoule pour le supporter, dans un abri en pleine forêt, non loin du collège, que personne n’avait jamais vu. Quand il faisait froid, il devait se réchauffer avec ce qu’il pouvait : sûrement des emballages piqués dans les bennes d’un supermarché. Au collège, tous les gosses le savaient mais aucun adulte n’était au courant. C’est comme ça, aussi difficile à croire que ça paraisse, et ça a duré des mois avant qu’on ne découvre le pot aux roses, on verra comment. On ne savait pas comment il se débrouillait, mais il arrivait toujours en classe à peu près propre. En tout cas, il ne faisait tache à côté d’aucun d’entre nous, qui, il faut reconnaître, n’étions pas des modèles d’hygiène.
Son but étant surtout de se fondre dans la masse, il avait un comportement juste ce qu’il faut de répréhensible, mais pas trop : une trop grosse connerie lui aurait valu une convocation des parents, mais le tableau d’honneur – ils avaient remis ça à la mode chez nous – aussi ! Afin d’être sûr de pouvoir suivre à peu près en classe, il s’était même arrangé pour accepter le redoublement de la quatrième en cochant la case qu’il fallait. Sa mère, elle, le croyait en troisième, mais en remplissant le dossier à sa place, il avait évité un entretien avec la prof : pas de contestation, pas de débat. Il avait redoublé comme une lettre à la poste ! Même si ça ne veut rien dire, je me comprends.
Son vrai nom, c’était Lawrence Mougeneau. Mais attention, ça ne se prononçait pas n’importe comment. La première fois que la prof d’anglais a fait l’appel, c’est elle qui s’est fait rappeler à l’ordre tout de suite : « Non madame, c’est Lavrance qu’on dit ». La prof avait fait une drôle de tête, mais toute l’année elle l’avait appelé comme ça. C’était assez drôle, surtout quand elle essayait de le faire parler (« Lavrance, what are doing Betty and her friend ? »).
En général, quand on l’interrogeait, il semblait plein de bonne volonté, toujours fidèle à sa stratégie du camouflage. Je me souviens d’un prof de français, surtout, qui avait l’habitude de terminer les phrases de ses élèves dès qu’ils tardaient un peu à répondre. C’est Carton qui nous l’avait fait remarquer, et il était le plus fort d’entre nous à ce jeu-là.
Ça donnait à peu près ça :
— Alors Lavrance, peux-tu me dire à quel temps est conjugué ce verbe ?
Et Lavrance, d’un ton très assuré :
— Alors, il est conjugué à l’... non au...
— Oui, c’est ça : au passé...
— C...
— Sss...
— Simple !
— Oui, c’est bien Lavrance ! Tu vois quand tu veux !
Nous, on était tous morts de rire, mais aucun d’entre nous n’y arrivait aussi bien que lui. Un jour, en poésie, il a réussi à faire dire au prof la presque totalité du poème à sa place et il s’en est sorti avec un 10 « d’encouragement », comme on dit dans ces cas-là. Il avait dû réciter les trois premiers mots tout seul ! C’était lui, le poème !
Il était externe, évidemment, sa poivrote de mère ayant déjà bien du mal à payer le loyer mais je savais que l’infirmière le convoquait régulièrement pour le convaincre de déjeuner à la cantine « parce que c’est quand même plus équilibré ». Il promettait à chaque fois qu’il en parlerait à Maman, comme elle disait, pensant arriver à le convaincre par le langage de la douceur et de l’attention bienveillante. Mais la douceur et la maman, ça faisait longtemps qu’il ne savait plus trop ce que c’était. Et l’attention bienveillante, ça fait surtout des silences pesants quand l’infirmière joue à la psy et attend qu’on parle. Je le sais parce qu’à l’époque, j’y étais passé moi aussi. De toute façon, tenir une journée complète au collège, c’était au-dessus de ses forces. Et il y avait assez de supermarchés tout autour pour grappiller sur place à la barbe des vigiles et des caméras. C’est sûr qu’il n’atteignait pas son quota de cinq-fruits-et-légumes-par-jour, mais ça suffisait bien à le remplir et c’était bien comme ça.
Il ne traînait qu’avec un groupe restreint de copains, dont moi, triés sur le volet, d’abord pour leur capacité à ne pas poser de questions. On se retrouvait le matin, les traits tirés par une nuit trop courte (nous parce qu’on avait joué à Call of jusqu’à trop tard, lui parce qu’il avait dormi dieu savait où) et ça, c’était aussi un signe de ralliement. On avait tous dans les yeux comme un voile d’hiver jeté sur des pousses tardives. On se reconnaissait le matin, on se faisait signe, salut poing et paume, sans sourire (d’abord parce que ça ne se fait pas, et ensuite parce que la perspective de la journée n’avait pas de quoi nous faire rigoler) puis on rentrait les mains dans les poches et la tête dans les épaules. Ou alors on sortait nos portables pour vérifier qu’on avait bien reçu les SMS qu’on s’était envoyés les uns aux autres. Enfin, pas lui, parce qu’il n’en avait pas, de portable. Mais on se parlait le moins possible. On formait un cercle qu’on essayait de rendre le plus fermé, le plus hostile qu’on pouvait. Nos dos voûtés parlaient pour nous et décourageaient les intrus.
Pourtant, il avait beau être avec nous, on avait toujours l’impression qu’il était ailleurs. Du reste, en classe, on le lui disait souvent :
— Alors, Lawrence, encore dans la lune ?
— Non m’sieur, c’est Lavrance qu’on dit...
Ça avait fini par devenir son deuxième surnom : Lavrance-qu’on-dit. Mais il aimait mieux Carton.
Il ramassait tout ce qu’il trouvait et avait toujours les poches – et le sac – pleines d’un extraordinaire fourbi. Quand on lui demandait pourquoi il traînait tout ça avec lui, il répondait toujours la même chose :
— Ça peut servir.
Mais il ne disait rien de plus. Et ce n’est pas dans la lune qu’il était. On a fini par savoir, mais plus tard.

En classe, on avait étudié Robinson Crusoé. Ça lui avait bien plu et il avait eu l’air moins perdu que d’habitude : il nous en parlait tout le temps. Même que nous, ça avait fini par nous gonfler un peu parce que ça n’était pas dans nos habitudes, de parler des cours. Il y avait même une sorte de loi non écrite là-dessus : ce qui se passe en classe ne sort pas de la classe. Sauf si c’est illicite, évidemment, mais là, ça devient un devoir de partage de l’information. Ce qui l’intéressait surtout, c’étaient les passages qui racontaient comment Robinson s’y prenait pour aménager son île : constructions, plantations, aménagement de l’espace. Et le bateau, surtout. Un jour, il a interrompu le prof pendant la lecture pour lui donner son point de vue. C’était au moment où Robinson s’apercevait qu’il n’arriverait pas à traîner son bateau jusqu’au rivage parce qu’il était trop lourd.
— M’sieur...
— Oui, Lavrance.
— Je comprends pas.
— Qu’est-ce que tu ne comprends pas ?
— Ben Robinson, il lui faut des mois pour tailler les arbres, apporter le bois là où il veut construire son bateau.
— Oui, et alors ?
— Ben alors, il a le temps de réfléchir pendant qu’il fait tout ça...
— Où veux-tu en venir, Lavrance ?
— Ben pourquoi il a attendu de finir son bateau pour se rendre compte qu’il était trop lourd ? Il aurait dû y penser bien avant !
Le prof était resté un moment sans répondre : jamais Carton n’avait aligné autant de mots à la suite en classe ! Après, il a essayé de lui expliquer que Robinson y avait pensé mais que le besoin d’agir sur son environnement pour rester un homme civilisé était plus fort que la raison, tout ça, mais Carton, il n’en avait rien à faire. Il ne trouvait pas ça logique, point.
— Moi, j’aurais d’abord transporté des petits morceaux sur la plage...
C’est seulement là qu’on a commencé à faire le lien avec son obsession de la récup. Comme il dormait de moins en moins souvent chez sa mère, il devait aménager un peu son coin en forêt pour le rendre habitable.

Il ne raccompagnait jamais aucun d’entre nous à la sortie du collège, et personne ne l’avait jamais accompagné non plus. Un jour, j’ai voulu le suivre jusqu’à chez lui. Enfin, chez sa mère. Je marchais à distance, en essayant de prendre un air détaché et en m’arrêtant devant les vitrines quand je sentais que j’étais sur le point de le rattraper. C’était parfaitement inutile parce qu’il allait droit devant lui, sans se retourner, de sa démarche d’animal prudent, lourde et cadencée. Nous nous sommes peu à peu éloignés du centre-ville pour nous diriger vers une ancienne cité ouvrière composée d’habitations en briques à deux entrées, presque laissées à l’abandon. Il est entré dans la première. Je me suis glissé sous la fenêtre ouverte et j’ai entendu une voix grasse et ensommeillée qui demandait :
— C’est à l’heure-là que tu rentres, toi, branleur ?
— M’man, il est cinq heures...
— Cinq heures de quoi ?
— De l’après-midi ! Je reviens de l’école, là !
— Ah ! Putain ! T’as fait les courses ?
— Non, je pose mon sac et j’y vais.
— Ramène des Bavaria ! Des grandes, hein !
J’ai eu juste le temps de me cacher derrière le conteneur à poubelles. Carton ressortait avec un petit chariot de courses. Je suis rentré chez moi un peu honteux d’avoir percé un secret que je connaissais déjà et qui n’avait fait que prendre corps à travers la voix pâteuse de cette femme qui n’était plus là pour personne. Il n’aurait pas aimé ça du tout. Je me suis promis de ne jamais recommencer et de tout faire désormais pour décourager toute tentative du même genre.

C’est ainsi que le mystère s’est construit autour de Carton. Non qu’il nous ait jamais menacés de quoi que ce soit – pacifique et taciturne, il n’avait jamais menacé personne : son regard lointain, ses paroles rares et, la plupart du temps, purement utilitaires suffisaient à nous imposer une loi du silence qu’aucun n’aurait pensé à transgresser. Quant à ceux qui ne le connaissaient pas ou aux adultes, il s’était arrangé pour se rendre suffisamment transparent à leurs yeux : de mystère, il n’y en avait donc que pour ceux qui, s’intéressant à lui, en soupçonnaient une partie.
Peut-être que nous aurions dû nous rendre compte qu’en respectant son silence, nous l’y enfermions davantage. Mais allez donc expliquer à un gamin de quatorze ans qu’il doit trahir son pote dans son intérêt... C’est à peu près comme lorsque, un vol ayant été commis quelque part, le principal nous encourageait à faire preuve de civisme en dénonçant le coupable. Preuve de civisme, tu parles ! Quand je serai grand, je serai collabo... Si les adultes n’étaient pas capables de voir ce qui était sous leur nez, c’était leur problème. Nous, on sentait que Carton ne voulait pas qu’on se mêle de ses affaires et tant qu’il ne nous demandait rien, nous ne voyions pas pourquoi nous aurions dû l’aider en quoi que ce soit.

Et puis un matin, on a appris qu’il y avait eu un incendie à la cité ouvrière. Une femme était morte entièrement carbonisée dans son lit. J’ai immédiatement pensé à la mère de Carton. J’avais pu me rendre compte la dernière fois qu’elle passait ses journées à dormir entre deux bières et qu’elle ne distinguait plus le jour de la nuit. De fait, on a appris dans la journée que c’était bien elle qui s’était endormie la cigarette à la main, et les draps puis le lit avaient pris feu sans qu’elle se réveille. Lorsque les pompiers étaient arrivés, toute la maison était en flammes.
Dès qu’on a su, toute notre inquiétude s’est tournée vers Carton, qui n’était pas à l’école ce jour-là, mais apparemment, un seul corps avait été retrouvé dans les décombres de la maison. Personne ne savait où il était passé. On était en février, il faisait un froid de loup dehors, et on commençait à être inquiets. Mais de là à le balancer... aucun d’entre nous n’osait prendre cette responsabilité.
Bien entendu, le principal est arrivé dans notre classe dès le lendemain matin et nous a resservi son couplet sur le civisme. La situation était très grave, il y allait de la sécurité de notre camarade Lawrence, dont il prononçait le nom à l’anglaise, ce qui prouvait qu’il le connaissait bien mal et ne nous encourageait pas du tout à lui livrer la moindre information. Heureusement, il y a toujours dans une société des individus facilement charmés par les discours du pouvoir : si personne n’a parlé sur le moment, le principal n’a pas été long à obtenir le renseignement voulu, pas plus que nous ne l’avons été à identifier la balance : un premier de la classe tellement insignifiant que je ne m’en rappelle plus le nom. Par chance, c’était un garçon, auquel nous avons discrètement cassé la gueule le soir même, ce qui nous a permis à la fois de sauver l’honneur et de le remercier de nous avoir libérés de notre inquiétude : on annonçait moins dix pour la nuit prochaine.
Il a quand même fallu que la gendarmerie organise une battue pour retrouver l’abri de Carton, situé profondément dans la forêt. Je me souviens, c’était un vendredi. Aucune interdiction, aucune menace n’a pu nous empêcher de suivre les gendarmes de loin, taraudés que nous étions à la fois par la curiosité et la peur de le retrouver gelé sous un monceau d’emballages. Enfin, nous sommes arrivés à une clairière située au creux d’une dépression qu’on ne pouvait apercevoir qu’au moment où on était près d’y tomber. L’endroit était bien choisi, derrière un rideau d’arbres. On aurait pu passer vingt fois à côté sans se rendre compte de rien.
Quelque cris, des ordres brefs lancés d’en bas, une course de quelques secondes et ce fut tout : Carton était pris. Nous l’avons vu se débattre un peu entre deux hommes en treillis, puis très vite se courber et adopter sa démarche lente et résignée. Son dernier geste de révolte a été un pivotement brusque des épaules pour se dégager des mains qui s’étaient posées sur lui. Les gestes protecteurs, la douceur, ça n’était pas trop dans ses habitudes. Alors avec des flics...
Quand tout le monde est parti, nous nous sommes approchés et nous avons vu le lieu dont il ne parlait jamais. On a eu le souffle coupé. Là où on s’était attendu à un assemblage de quatre tôles et de quelques planches se dressait un incroyable édifice de deux niveaux bâti autour d’un arbre qui lui servait de colonne vertébrale. D’une hauteur de sept à huit mètres environ, sa façade était entièrement décorée de débris de verre de faïence, de plastique même, collés sur un support de bois.
Nous avons pénétré dans la pièce du bas. Le mobilier se composait d’une table, d’une chaise et d’une rangée d’étagères qui tenait tout un pan de mur, le tout découpé dans un cèdre abattu à proximité, et dont nous avons plus tard retrouvé la souche. Il y avait rassemblé des provisions pour plusieurs semaines. Avait-il prévu depuis quelque temps déjà qu’il serait obligé un jour où l’autre de quitter définitivement la maison de sa mère ? Il avait même installé l’eau courante : une longue gouttière prenait sa source dans un ruisseau situé un peu plus haut et aboutissait à un bassin en cuivre (où était-il allé piquer ça ?), percé au fond pour l’évacuation qui se faisait par un tuyau traversant le plancher. À l’étage, auquel on accédait par une échelle, se trouvait une chambre dans laquelle il avait installé un lit à baldaquin. Oui, à baldaquin ! Une coquetterie qu’il s’était offerte sans doute après avoir vu des illustrations dans un livre d’histoire. Les colonnes étaient faites de bouteilles de lait assemblées alternativement goulot contre goulot puis cul à cul, ce qui, une fois peintes, leur donnait l’apparence de torsades. Le ciel de lit se composait d’un rideau provenant sans doute de chez sa mère. Tout ce qu’il ramassait patiemment depuis des mois, cartons, bouchons, capsules, emballages de toutes sortes était utilisé, assemblé, recyclé dans un bric-à-brac de génie. Croyez-moi si vous voulez, mais je vous jure que c’était beau ! Stupéfiant, même, d’invention et de fécondité. Ça tenait à la fois du palais du facteur Cheval et de la cabane de Robinson. Les gendarmes ont même retrouvé les éléments d’un moteur à essence et du matériel électrique regroupés dans un coin. L’ensemble était vraisemblablement destiné à la fabrication d’un groupe électrogène.
Nous n’avons jamais revu Carton, qui a été immédiatement placé dans un foyer d’accueil, loin d’ici. Je ne sais pas comment il a pu supporter l’enfermement et la promiscuité d’un tel endroit, lui qui avait passé son temps à s’échapper de partout. En mourant un peu trop tôt, sa mère lui avait joué le mauvais tour de le rendre à la civilisation avant qu’il soit en âge de lui tourner définitivement le dos.
La première décision de la municipalité a été, bien entendu, de tout détruire, au grand soulagement, sans doute, de l’administration du collège. En effaçant toute trace de l’incurie des adultes qui n’avaient rien vu venir, on évitait en même temps que cet endroit ne devienne rapidement un lieu de rassemblement mythique à l’usage de toute la racaille des environs, à commencer par nous. En un jour avait donc disparu un patient travail de plusieurs mois, sans que personne – à part nous – n’eût pris la peine d’y jeter un regard.

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Patrick Charotte
Patrick Charotte · il y a
excellente nouvelle, captivante et riche. J'y cherche bien sûr des correspondances avec des personnes existantes! Quelques Lawrence possibles. . Je vote un peu tard mais tant pis! ça le mérite amplement et en plus je connais l'auteur!!!! Carton a peut être exposé aux galeries Poirel et son exposition "le grand détournement" où des designers utilisent du matériel de récup' pour créer objets et meubles divers. A voir!
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Michelle Ask
Michelle Ask · il y a
ce n'est pas le grand Meaulnes, mais le grand Carton. Bravo!
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Miraje
Miraje · il y a
Un carton qui en en fait un autre ! Bravo.
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Marie
Marie · il y a
Un fort beau texte ! Bravo !
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Prijgany
Prijgany · il y a
Je suis persuadé que Pauline Carton, théâtre, cinéma (4 juillet 1884/17 juin 1974), aurait apprécié.
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Francine Lambert
Francine Lambert · il y a
Bravo Francis ! Je découvre seulement votre texte et suis ravie qu'il ait été distingué car votre "Carton" vaut bien le détour, félicitations !
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Angel
Angel · il y a
Félicitations.
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Francis Boquel
Francis Boquel · il y a
Merci, Angel !
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Yasmina
Yasmina · il y a
Allez ! J'ose le jeu de mots facile !
Bravo ! Vous avez cartonné ;-)
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Francis Boquel
Francis Boquel · il y a
Osez, osez... et soyez-en remerciée !
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Yasmina
Yasmina · il y a
François, osons ;-)
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Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Félicitations Francis pour votre Carton transformé en carton d'invitation au podium, aux lauriers sur le front et à une place fort méritée dans le recueil papier. Je suis ô combien heureuse d'avoir découvert cette pépite à temps pour voter et dire tout le bien que je pensais de votre texte.
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Francis Boquel
Francis Boquel · il y a
Et encore merci de m'avoir soutenu !
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Abi
Abi · il y a
J'avais voté , je suis donc ravie pour vous. Votre texte mérite vraiment sa place, bravo!
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Francis Boquel
Francis Boquel · il y a
Merci beaucoup pour votre soutien !
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