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Qu'est ce qui vous en empêche ?

Mapie
Mapie · il y a
D'écrire un roman?
Jacb m'a donné envie de créer un " booster de projets " sur mon profil . Mon intention n'est pas de donner des conseils d'écriture mais plutôt de passage à l'écriture et de créer une petite communauté de gens qui s'encouragent à aller jusqu'au bout .
Je posterai une première page bientôt , à vous de voir...
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Mapie
Mapie · il y a
Bon, intéressants tous ces retours , ce qui empêche est en général donc le manque de temps, le manque de disponibilité d'esprit, le fait que cela ne sert à rien puisqu'on risque de ne pas été publié et il faut pas croire qu'on écrit un chef d'oeuvre , manque d'énergie, manque de ... manque de...
Manque de confiance en soi
En fait ne faut-il pas d' abord savoir pour quoi on écrit :
- être publié ? La reconnaissance
- mettre un point final à une longue histoire ? Se prouver que l'on va jusqu'au bout d'un projet sans attendre rien en retour ( peu d' auteurs dans ce cas-là)
-être lu ? ( cela va de soi , mais c'est ici qu'il faut préciser ; par qui et pour quoi ? La reconnaissance? Pour prouver quelque chose ?
- pour le plaisir?
- pour réaliser un rêve? ( les rêves ne se réalisent pas , le mieux c'est de les transformer en objectif)
- la peur de l'échec ? ( lié au manque de confiance en soi )



Je concluerai ce post en reprenant le mot de FCJM : motivation
Quand on sait pour quoi on veut écrire ( but et non raison) le vrai "pour quoi " qui a rapport avec ce qui nous motive , et qui a rapport avec nos valeurs profondes et nos croyances ... eh bien on a déjà fait un pas vers l'écriture .
Quand on connaît nos résistances à écrire un roman ( on parle du roman) on fait un pas de plus .
Tout ça fait un peu psy , je sais ,

Être lu est certes important mais pour quoi veut-on être lu? On ne veut pas être lu juste pour être lu ,à mon avis c'est un sous objectif , pour plaire ? Pour montrer qu'on est capable? Pour se sentir fier de soi à travers son travail ( rajouter des bonus à nôtre estime de soi)

Non non , on ne fait pas tout ça uniquement pour le plaisir non plus, il y a toujours un besoin que l'on comble derrière .... et il n'est pas toujours celui que l'on croit , et je parle toujours de l'écriture du roman , pas de l'écriture tout court .
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Shinji11
Shinji11 · il y a
et si on écrivait juste pour le fun ?

il y a quelques mois on écrivait un roman de SF sur le forum, on répondait à des défis d'écrire à plusieurs mains des textes publiés sur la page de cadaveski

juste un bon petit délire qui fait travailler les méninges et se "lâcher" un peu ;-)
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Clément Paquis
Clément Paquis · il y a
Le pire frein à l'écriture, à mon sens, c'est l'absence de finalité. Or pour un écrivain, la finalité est d'être lu. Le fait qu'on doute que ça arrive suffit fortement à décourager le plus productif des auteurs. Ecrire pour voir ses manuscrits empilés en haut d'une armoire, je ne vois pas l'intérêt. Et l'autoédition est en réalité un pâle substitut qui permet d'avoir l'impression qu'on fait un pied de nez à la postérité, ce qui n'est pas le cas.
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Elisabeth Marchand
Elisabeth Marchand · il y a
Bien dit!! Du reste, maintenant, avec nos ordis et imprimante et relieuse, on peut se faire un bouquin "maison"!! Et, pourquoi pas, le vendre à la criée... Je suis effarée de voir que des personnes qui envoient leurs chefs-d'oeuvre (car ça en est toujours) à, jusqu'à 20 éditeurs... Il faut avoir de la suite dans les idées, de l'espoir à revendre et ne pas craindre la désillusion...
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Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
Je n'irais pas jusqu'à envoyer un même livre à 20 éditeurs où alors ce serait très espacé dans le temps. Je m'en fixerais un ou deux connus , puis 3 ou 4 moins connus, éventuellement je le soumettrais à un ou deux concours et enfin j'essaierais la publication en ligne. Tout ce qu'on peut user en cartouches d'encre en envoyant des tapuscrit encouragerait presque à l'auto édition sur internet. Bon, je n'en suis pas là puisque mon roman je ne l'ai pas encore : j'ai perdu les 30 dernières pages de mon original et si je les retrouve il faudra aussi que je lui soigne son anorexie.
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Mapie
Mapie · il y a
De la suite dans les idées... peut -être pas , de l'espoir à revendre , sans doute un peu , vingt éditeurs c'est pas bezef non plus ... si on n'envoie sans se faire d'illusion , on n craint pas la désillusion... mais je ne suis pas sûre que vous compreniez mon point de vue en fait .
Celui qui envoie veut se faire publier , donc veut être lu, donc veut être reconnu en tant qu'écrivain .
Il y aussi sans doute une part de " fantasme" l'édition classique serait-elle plus prestigieuse ?
C'est de moins en moins le cas .
Perso j'ai voulu passer par cette étape par solution aussi de facilité et paresse , la deuxième étape étant l'auto édition ou effectivement il faut s'impliquer d'avantage dans tous les domaines.
Vous voyez , tous le monde ne croit pas avoir écrit un chef d'œuvre quand il envoie son manuscrit . Il faut arrêter avec ces clichés ...
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Elisabeth Marchand
Elisabeth Marchand · il y a
Mapie, je parlais de façon générale, sans penser à vous en particulier... vous n'avez pas écrit un chef-d'oeuvre? Vous êtes sans doute lucide... si vous avez une éditrice, c'est super chouette, surtout si elle vous garantit un public...
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Clément Paquis
Clément Paquis · il y a
Quand on connait le nombre de manuscrits qui transitent par les maisons d'édition (environ 600 par mois) et le pourcentage de ceux qui sont retenus par rapport à ceux qui finissent à la poubelle (1% de ce qui est envoyé), on se demande si on ne gagnerait pas du temps à mettre directement son manuscrit à la poubelle.
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Mapie
Mapie · il y a
Je savais tout ça , et même si un premier roman a 0, 1 chance d'être publié , je ne regrette pas d'avoir envoyé le mien car deux maisons m'ont répondu autre chose qu'un refus et c'est à ces deux là que j'enverrai mes autres romans next Time pour avoir aussi un avis .
Après ... tout est question de savoir où on veut placé son ego ...
Pas à la poubelle tout de suite :)
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Clément Paquis
Clément Paquis · il y a
J'ai mon égo en bonne estime, c'est dans la capacité des éditeurs à prendre des risques que je doute.
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Mapie
Mapie · il y a
Ce dont des entreprises , le risque est financier .
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Clément Paquis
Clément Paquis · il y a
Faut pas faire éditeur dans ce cas.
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Donald Ghautier
Donald Ghautier · il y a
Exactement !
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FCJM
 FCJM · il y a
J'ai fini mon roman de cinq cent pages en trois ans. Sans l'aide de personne. À ma seule motivation, après un grave accident.
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Shinji11
Shinji11 · il y a
si ce n'est pas indiscret, le roman avait il un lien avec cet accident ? cet accident a t il été le déclencheur de l'écriture ?
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FCJM
 FCJM · il y a
Oui Shinji ça été le déclencheur. Avant je détestait écrire, lire. Puis c'est un livre qui m'a sauvé la vie.
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Mamounette
Mamounette · il y a
Moi je sais tout ce qui m'en empêche...Et ce n'est plus le manque de temps, c'est d'être " empêchée" comme entravée, anesthésiée... Et puis tout simplement la conscience de mes limites: manque de courage pour me lancer, manque d'imagination pour inventer des univers, des personnages, des histoires... Alors, j'écris ici parce que c'est court et que ça me demande peu d'efforts . D'ailleurs tout ce que j'ai publié ici a été écrit en quelques minutes, en urgence et je n'y touche plus ensuite... Vous avez beau être super indulgents à mon égard, je sais ce que valent mes textes et je sais que ça n'ira pas plus loin . Et puis il me manque tout simplement les capacités, les outils.... Chez beaucoup d'entre vous je perçois l'érudition, un solide bagage culturel, une "intelligence" qui me fait cruellement défaut mais que j'accepte . J'ai toujours dû faire tout très vite, en dilettante et je m'en suis accomodée .
Merci en tous cas à vous tous qui venez si souvent m'encourager....
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Shinji11
Shinji11 · il y a
je crois que le lecteur sent toujours si un texte est authentique ou non... l'érudition plaquée sur les mots pour donner du corps à un texte creux se sent tout autant.

il vaut mieux rester soi-même, et des recueils de textes courts sans être des nouvelles cela existe ! :-)

à l'inverse de vous je dois continuellement élaguer mes productions pour quelles ne soient pas indigestes.. exemple type le court et noir "6666 voix"... j'avais presque trois fois plus long que ce qui était demandé !
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Monique Feougier
Monique Feougier · il y a
Il y a multitudes de façons d'écrire, la vôtre n'est pas moins bonne que d'autres, pas moins intellectuelle, pas moins sensible ni moins imaginative, elle est juste différente. A quoi bon toujours comparer, l'essentiel est dans le plaisir de la différence. Écrire un roman n'est peut être pas nécessaire pour certains d'entre nous même si ça reste un rêve, mais le fait de partager même de tous petits écrits est un trésor inestimable, un cadeau. Je vous encourage à écrire encore et encore Mamounette, parce que nous, lecteurs de vos textes, nous en accommodons très bien et en redemandons...
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Mamounette
Mamounette · il y a
C'est super gentil Monique et tout à fait exact... Merci pour vos encouragements .
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JACB
JACB · il y a
Vous avez pourtant tant à nous raconter Mamounette et vous savez le faire ! On peut aussi faire du long avec du court sous forme de nouvelles ou de chapitres et faire une compile.
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Monique Feougier
Monique Feougier · il y a
En ce qui me concerne, ma vie de salariée avec des horaires bien fixes, des contraintes ménagères bien rodées, bref la routine ronronnante quoi, ne me permet pas pour l'instant de m'inscrire dans un programme d'écriture long, très cadré. Pour écrire un roman, il me faudrait accepter l'idée de vivre hors du temps. Si le mot me dévore, je sais que je peux en oublier de manger ou de dormir, et pour l'heure j'ai besoin de toutes mes facultés pour faire face à mes semaines rythmées.
Je suis donc obligée de me protéger de mes élans qui me conduiraient à négliger d'autres impératifs. D'où une grande frustration...
Je suis tout de même bien d'accord sur le fait qu'il ne s'agit pas que d'un manque de temps, mais que la disponibilité d'esprit, la capacité d'être présent à ce que l'on fait, la concentration sont autant de paramètres à envisager avant tous longs projets d'écritures.
Quant à la discipline, elle varie certainement d'une personne à une autre.
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Mapie
Mapie · il y a
Ah la frustration de ne pas pouvoir écrire ... je comprends !
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James Wouaal
James Wouaal · il y a
Moi, j'ai tout fait à l'envers. Il y a environ trois ans, j'ai décidé de me mettre à l'écriture et j'ai directement attaqué par un truc de 120 000 mots. Un roman de SF et plus précisément le premier tome d'une saga de SF. Oui, faut être bien barré. Bon, ça m'a pris un an et c'est un premier jet qu'il me faudrait entièrement réécrire Ce qui me demandera autant de temps, si un jour je me décide à m'y attaquer. Ce n'est pas exclu... dans trois ans la retraite...
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JACB
JACB · il y a
Le recul sur son écriture fait bien les choses et retailler dans un costume ou étoffer une doublure , changer quelques boutons génèrent souvent de très belles jaquettes ...de livres. Allez James, relisez-vous, surprenez-nous.
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James Wouaal
James Wouaal · il y a
Mais c'est ce que j'ai fait. Je suis resté plus d'un an sans regarder ce périssable chef d'oeuvre. Je l'ai relu le mois dernier avec la frousse, mais incroyablement, j'ai beaucoup aimé ce qui me semble pouvoir sortir de ce truc.
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Mapie
Mapie · il y a
Voilà , essorage et rinçage ;)
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LBC
LBC · il y a
Le plus dur c'est de commencer... Maintenant il faut poursuivre l'aventure.
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Mapie
Mapie · il y a
Ah ah oui peut être faudrait - il le reprendre
Moi j e voudrais écrire une saga genre heroic fantasy en 3 tomes , j si des idées mais c est pas facile car il y a tout un univers à créer . Donc je note sur un papier ... en attendant ...
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Elisabeth Marchand
Elisabeth Marchand · il y a
Comme moi "mes dernières volontés" en trois tomes... même mes héritiers ne veulent pas le lire...
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LBC
LBC · il y a
Tout dépend du lègue... Un coffre rempli de joyaux, je passe la nuit à lire les tomes !
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JACB
JACB · il y a
Du temps...je ne sais pas. Parfois on en a et on n'écrit, ni ne lit, ni ne peint...C'est plutôt la disponibilité d'esprit. Moi je comprends les auteur(e)s ou peintres qui font des retraites et s'enferment en eux-mêmes pour vivre leurs productions. Car je suis sûre de cela: vivre sa fiction et entrer dans ses personnages sont deux incontournables pour une écriture au long cours, le temps devient alors étirable et sans repères . On est à côté du temps.
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Mapie
Mapie · il y a
En fait, j'ai longtemps confondu la disponibilité d'esprit avec le manque de temps . Le temps on peut toujours l'avoir , ne serait ce que deux fois par semaine , j'ai toujours envié les auteurs qui écrivent le soir où la nuit , j'ai un gros défaut , j'ai besoin de mes huit heure plus une sieste :)
Ma routine etait de 730 à 11h tous les matins ... grosse chance de pas travailler , ce qui m'a permis de me fixer un but .
En fait tant qu'on ne s'est pas fixé une discipline qui prend en compte notre contexte , environnement ... c'est Comme vouloir aller quelque part sans savoir par où passer .
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JACB
JACB · il y a
Bravo pour la discipline Mapie. Je ne peux pas quant à moi m'imposer des plages. Je dois libérer d'un coup ce qui se présente à moi et même prendre des notes dès que cela s'impose C'est comme une jubilation.
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Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
Mais moi je suis d'accord. C'est comme un acteur qui revêt un rôle, en quelque sorte et s'évade difficilement de son personnage.
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Coum
Coum · il y a
Je ne suis pas d'accord avec votre opinion.
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JACB
JACB · il y a
Et ?
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Mapie
Mapie · il y a
Oui , et?
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Coum
Coum · il y a
Et le temps est nécessaire à l'écriture.
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JACB
JACB · il y a
Coum, je crois qu'on est d'accord, non? Si ce n'est que le temps ne suffit pas....
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Coum
Coum · il y a
Il suffit, tout dépend dans quel sens, on l'entend !
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Mapie
Mapie · il y a
Oui car avec le temps... avec le temps.... va ....;)
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Sylvie Loy
Sylvie Loy · il y a
Adepte de l'écriture short story, je suis pourtant une livrovore de gros romans.
Je vais te dire ce qui m'empêche d'écrire un roman. Le temps. Et la concentration.
Alors, mes pauses sont consacrées à l'écriture de micro-nouvelles avec l'illusion que chacune peut devenir un roman un jour !
Quand mes petits seront grands et plus indépendants peut-être passerai-je à autre chose.
Mais ce n'est pas sûr !
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Mapie
Mapie · il y a
Quand je dis : qu est de qui vous empêche , je sous entend si vous en avez le désir ...
Le roman pour moi n' est pas plus noble que la nouvelle ( foi d angliciste ;))
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Plotine
Plotine · il y a
Ce qui m'en empêche ? La difficulté. Ça semble plus facile pour certains que pour d'autres. Moi j'ai du mal à faire long alors... un roman... je suis trop paresseuse, je crois. Et peut-être aussi que je n'ai rien à raconter.
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Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Pour un bon roman, il faut une bonne histoire, des personnages qui ont du corps, de bons dialogues et un minimum de style. vous secouez bien et ensuite le plus dur est de trouver un éditeur. Essayez plutôt avec ceux de votre région, les gros sont quasi inabordables si vous n'avez pas de contact.
Maintenant, on peut aussi les sortir sur le net. Plusieurs sites : Amazon (vous savez ceux qui ne payent pas leurs impôts chez nous) et autres consorts. Cela marche pour certains ...
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Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
Au printemps je suis allée à une " foire aux éditeurs " de ma région
( région au sens large et moderne puisque des éditeurs du Jura côtoyaient les éditeurs bourguignons ). D'abord enchantée de voir que les exposants vendaient pour une fois autre chose que des traités sur la fabrication du pain d'épices ou la visite des caves de la Côte des vins je me suis laissée piéger en m'encombrant de plusieurs de leurs publications que j'ai payées en monnaie sonnante et trébuchante. Quand j'ai sous le nez un livre-papier j'ai le réflexe de me ruer dessus alors que je ne sais plus où les ranger. Certaines des productions m'ont semblé laborieuses et j'ai calé dès la troisième page mais il est trop tard, les livres sont achetés. J'ai bien aimé mon achat des éditions de l'Armançon ( un recueil de nouvelles dont plusieurs étaient lauréates de concours ; elles se lisaient bien ) mais les autres éditeurs régionaux...l'un avait publié deux auteurs seulement depuis sa création - et pas vraiment des romans- l'autre aurait été dans mes cordes avec ses petits livres de 20 pages chacun et avait une production annuelle assez abondante mais...la sienne et celle de membres de sa famille...
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Sylvie Loy
Sylvie Loy · il y a
Quand tu écris un roman, tu poses ton histoire sous forme de plan ?
Tu connais la fin ?
Tu sais quel personnage va intervenir dans ce chapitre et pourquoi ?
Cela me semble un puzzle d'écrire un roman !
Avec le risque de ne pas parvenir à ce que tu imaginais.
D'ailleurs, ton roman que tu imagines est-il, une fois fini, tel que tu le fantasmais ?
Toi, le pro de l'intrigue menée de main de maître !
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Amphicyon
Amphicyon · il y a
Moi je suis dans l impasse pour l instant : mon.personnage principal est un extra terrestre qui vient faire une formation de jardinier en France mais i trouve pas de lieu de stage obligatoire pourtant. Les paysagistes quand ils se présentent chez lui, ben ils ont plein de prétexte pour pas le prendre. Situation étrange cocassement ennuyeuse pour notre pauvre alien (tout le monde l appel René et c est un brave gars il donnerait sa combinaison tellement qu il est bonne pâte)mais maintenant je cale...comment en suis je arrivé à me mettre dans la peau d un employé de mission locale avec un dossier «extra terreste » qui traine depuis 2 chapitres !
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Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
D'une façon générale non.
Juste un fil conducteur mais l'histoire varie en cours d'écriture et la fin définitive correspond rarement à celle imaginée au départ. Certains personnages vont d'ailleurs pouvoir prendre de l'importance, d'autres disparaître
Par contre pour un polar ou thriller où la mécanique est plus structurée, il est assez important, enfin je crois, d'écrire d'une façon chronologique pour ne pas se perdre dans le récit et éviter les incohérences.
Après cela dépend du contexte.' La rupture d'Anne et Brice' par exemple, je l'ai écrit comme une succession de nouvelles.
Pour le roman que j'ai en cours comme nous écrivons à quatre mains avec Isabelle Amonou, une amie écrivain, il faut un découpage précis de l'histoire par chapitre pour bien se partager le travail (euh plutôt le plaisir d'écrire d'ailleurs !), chacun repassant ensuite sur les écrits de l'autre.
Donc plusieurs techniques en fait ;-)
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Sylvie Loy
Sylvie Loy · il y a
Dans Le deuil du Tigre, ce qui m'avait épatée c'est ton assurance d'écrivain. Tu gérais les flash back du personnage dans son passé aussi bien que le présent de l'action. Une scène particulière m'a fait dire de toi : waouh quel boulot quand même ! C'est quand tu décris l'effondrement des tribunes lors d'un match qui avait fait coulé beaucoup d'encre à l'époque-mais je ne me souviens plus l'année, j'étais une enfant. C'était très réaliste cette immersion.
Merci pour ta réponse !
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Amphicyon
Amphicyon · il y a
Le drame de Furiani.
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Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Un roman prend de la consistance avec la chair qu'on met dedans. Donc, il y a forcément un travail de recherche à faire autour. Pour Le deuil du Tigre, j'ai bossé un peu sur les tueurs en série par exemple pour comprendre ce qui pouvait amener une personne à en arriver là.
Après, on se bonifie de roman en roman, tout devient plus facile. Eh aussi, important : ne pas se prendre la tête et de pas non plus prendre la grosse tête. Tout ça ce ne sont que des mots ;-)
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Amphicyon
Amphicyon · il y a
Le deuil du tigre lol ;-)
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Mapie
Mapie · il y a
L' écriture à quatre mains est par contre un véritable mystère pour moi ... il faut être vraiment sur la même longueur d' onde non? Et cela ne demande -t-il pas au final plus de travail ?
( et tant pis pour ceux qui n ' aime pas " au final" )
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Stéphanie Paris
Stéphanie Paris · il y a
Pour l'avoir expérimenté à 2 reprises, je dirais que ça n'est pas plus de travail mais une façon différente de travailler .
A l'université, avec un ami, nous avions écrit le synopsis d'une sitcom et le scénario du premier épisode. Là, la collaboration se faisait beaucoup en ping-pong, ce qui nous permettait d'écrire les dialogues à la volée.
Plus tard, avec une amie, nous avons décidé d'écrire une nouvelle ensemble pour participer à un concours. Il n'y avait qu'une contrainte de genre, le fantastique et de lieu : se passer à Cherbourg ou dans les environs. Là aussi, nous avons réfléchi ensemble ("brainstorming") pour trouver comment concilier ce que nous aimions, trouver le lieu (un fort de la rade de Cherbourg) puis, chacune de notre côté, nous avons commencé à écrire, avant de nous retrouver pour nous lire, nous critiquer et sélectionner ce que nous allions retenir, avant de réfléchir au déroulement de la suite, écrire, nous retrouver... etc. C'est une façon de travailler qui implique des concessions, de la confiance et le respect d'une amitié solide. Dans ce cas, ça n'était pas en vain puisque nous avons remporté le concours.
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Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Oui forcément, il faut écrire avec une personne avec qui on a des affinités et aussi un style assez proche. Cela peut aussi être complémentaire. Isabelle avec qui j'écris est plus à l'aise dans le côté psychologique des personnages, moi avec le suspens et les scènes d'action peut-être.
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Mapie
Mapie · il y a
Oui maître , livrez nous tous vos secrets ;)
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Sand
Sand · il y a
Pour ma part, j'ai commencé un roman il y a quelques années, que j'ai arrêté car l'histoire me semblait vue et revue et je n'arrivais pas à en sortir. J'ai démarré quelque chose de nouveau il y a une semaine. Pour l'instant je n'ai pas encore en tête le fil de l'histoire mais je crois que c'est cela qui m’enthousiasme. Je me laisse porter. La chose qui me bloque généralement c'est le manque de confiance en moi. Où est mon originalité ? Mon écriture est-elle d'assez bonne qualité? D'où mon inscription sur ce site. Au moins, je serai fixée!
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Mapie
Mapie · il y a
Bonjour SAND , je crois que le manque de confiance en soi est effectivement une des raisons qui freinent de nombreux auteurs. et puis il ne faut pas trop se poser de questions car sinon on trouvera toujours des défauts à ses écrits. Beaucoup d' histoires ont déjà été écrites. Je pense que l' essentiel est de faire de son mieux pour être " lisible " et tenir le lecteur en haleine ... sachant qu' au bout de 30 pages en moyenne , il pique du nez. Oui , oui c' est vrai!
Se laisser porter pourquoi pas? Perso, je pense qu il faut au minimum une intrigue qui tienne la route et des personnages( peu nombreux) qui commencent à " infuser" dans notre tête ... comme le disait Daphné du MAURIER. L' avant compte autant que le pendant .
Bonne continuation à vous !
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Virgo34
Virgo34 · il y a
Bonne initiative. J'ai déjà du mal avec les TTC...
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Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
Très bon sujet qui inspire. J'en ai commencé et " terminé " 3 entre les âges de 18 à 27 ans puis basta. Le frein a d'abord été que je n'ai jamais dépassé les 90 pages, ce qui est au roman ce que le haïku est au sonnet. Pour le premier, commencé dans l'enthousiasme à 17 ou 18 ans et terminé en renâclant deux ans plus tard car mes modèles s'étaient évaporés, je ne doutais de rien : je l'ai envoyé à deux des grands éditeurs de l'époque, Grasset et Gallimard, qui me l'ont refusé par lettre polie et passe partout. Je me dis à présent qu'il y avait de quoi - mais certains passages possédaient une jolie écriture poétique que je n'aurais plus aujourd'hui - ( en me servant dans une box de lecture je viens de trouver un Grasset des années 70 qui n'est pas tellement plus palpitant que mon " premier roman "... ). Le troisième était un polar de 70 pages, trop court et puis aujourd'hui il serait taxé de politiquement incorrect, donc poubelle. C'est le second que je pense reprendre un jour en l'étoffant : c'est l'histoire d'une illusion perdue sur fond de brouillard anglais, à part l'illusion perdue à la déception cuisante il ne s'y passe pas grand chose mais c'est couleur locale. En résumé ce qui me freine c'est : 1- trop court pour des romans, c'est ma tare 2-l'idée de se donner du mal pour rien : écrire 200 pages donc se priver de la moindre vie sociale, continuer à prendre des kilos par sédentarité, se ronger les sangs ( car parfois on souffre avec les personnages ) et se battre contre un clavier, tout ça pour n'avoir aucune chance de publication car les éditeurs avec leurs cohortes d'écrivains célèbres à publier annuellement, de people se lançant en littérature, et d'amis d'amis ont d'autres chiens à fouetter que de se pencher sur un tapuscrit parvenu par la poste, émanant d'une inconnue au nom pas trop vendeur en plus...Si je bénéficiais de commandes préalables d'éditeurs je pense que je pourrais tout sacrifier pour me pencher sur le roman de commande, documentation et tout, même si le sujet imposé n'était pas ma tasse de thé, mais là, dans le désert des commandes, c'est perdu d'avance.
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Plotine
Plotine · il y a
Bien observé.
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Mapie
Mapie · il y a
Intéressant ! Donc si tu écris un roman c' est pour te faire publier par un éditeur " classique?" ( par la postez Dis tu )
Et tu as l image de l écrivain souffrant comme un bœuf aussi ... sans vie sociale ?

oserais- je dire que tout cela est un paravent cachant la vraie raison ?
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Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
Tu peux toujours oser mais je pense avoir donné la vraie raison. J'ai quand même expérimenté environ trois fois 90 pages - qui s'ajoutaient il est vrai à mon travail de routine, je rédigeais surtout pendant mes vacances et pendant que je rédigeais ces pages je restais des journées entières enfermée. La souffrance n'est pas non plus une image : on met dans un roman des expériences que l'on a vécues ou des rencontres que l'on a faites et qui ne se sont pas toujours bien passées, et ce n'est pas l'idéal pour le moral, car contrairement à la nouvelle, on est embarqué avec ses personnages pour une traversée qui dépasse les 3 à 20 pages. Et puis il y a la frustration car les modèles ou souvenirs dont on s'inspire s'estompent. Mais je supporterais tout cela stoïquement, surtout que j'ai le temps maintenant, si je savais qu'il y a une publication à la clef. 1-Dans le régional il y a de l'avenir mais je ne peux pas publier régional car je n'ai aucune appétence pour les spécialités de ma région dans laquelle il est surtout édité des traités sur les vignes et la moutarde 2-Des éditeurs aventureux il en fleurit plein, maintenant, qui ne se spécialisent pas tous dans le régional, heureusement. Quand j'avais 18 ans les éditeurs étaient moins nombreux ou moins faciles à trouver. Il n'empêche qu'à l'origine de l'écriture d'un roman il faut une motivation et m'enfermer pour au final me faire jeter mes écrits ne me motive pas. Il y a aussi l'inspiration qui fait sans doute défaut. Quand j'ai écrit mon premier " roman " je ressentais quelque chose de compulsif et vital qui me poussait à m'accrocher à mes personnages de fiction. Je suis sans doute plus désabusée maintenant.
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Mapie
Mapie · il y a
Dans le cas de l écriture à long cours ç est le cheminement qui fait tenir pas l anticipation du résultat
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