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LES CYPRES (titre provisoire) Une histoire qui s'écrit à plusieurs.

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Les Cyprès, un thriller prenant où évoluent des loubards avide de sang, d'argent, d'amour, mais pas seulement ! L'intrigue débute à Marseille et se poursuit à Pigalle, haut lieu du banditisme et des nuits sulfureuses... Mais nos héros ne sont pas là pour rigoler... Ils sont là pour vivre une aventure palpitante où rebondissements et machinations sont nombreux ! Et au milieu, un magot très, mais alors, TRÈS convoité. On sait comment ça commence, saura-t-on comment cela se terminera ?

Allez, venez nous rejoindre !

Tchavo, sa bande, Maria, sa famille et la bande des Acacias à la tête de laquelle se trouve Anthony, crapule sans scrupule, à la fois indique et trafiquant, amoureux d'une Maria qui ne pense qu'à Tchavo, et dont Tchavo est épris ; sans oublier Pigeonno, le commissaire qui rêve de mettre la main sur le butin d'Hugo, le jumeau en cavale de Tchavo, un magot avec lequel il se voit bien prendre sa retraite, petite prime bien mérité pense-t-il... Et qui est vraiment Lucie ? Cette institutrice à l'origine de la "BD réalité" dans laquelle semble se perdre la raison de Jack, dessinateur et petit ami de la belle institutrice...

Tous ces "héros" n’attendent que vous ! (Sans oublier les autres personnages… existants et à venir, clin d’œil malicieux.)

Principe : écrire à plusieurs la suite de l’histoire. L’intrigue est amorcée, chaque auteur y greffe son bout d’histoire (en tenant compte des lieux et personnages déjà existants) et ainsi va la vie… de l’histoire lol ! (depuis que j’ai adopté Lol, je la… pardon, LE met partout lol !)
Pour permettre à chacun d'agrémenter le récit, écrivez des paragraphes pas trop longs, en terminant (si possible) par une phrase d’ouverture, dialogue ou non, amenant l’auteur suivant à imaginer la suite, selon son envie, en continue… pas de temps mort. Chaque intervenant laisse passer au moins un tour, avant d'écrire à nouveau. Inspirez-vous de ce qui a été fait jusque là ; ajoutez des lieux et des personnages, rien n'est figé, tout est à inventer.

Et voici les liens menant au début de l'histoire (au propre) mise en œuvre par Alexandre Delearde (topic original :
http://short-edition.com/fr/forum/la-fabrique/la-cite-des-cypres-roman-collectif-ouvert-a-toutes-et-a-tous-et-qui-ne-concurrence-en-rien-les-autres-projets-en-cours), et poursuivie, jusqu’à présent, par :
- SakimaRomane
- LBC
- JACB
- Thomas d'Arcadie
- Momo69190
Pour cliquer, c'est ici :
http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/les-cypres-titre-provisoire-partie-i
http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/les-cypres-titre-provisoire-partie-ii

Bonne lecture !

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105-
Maria se lève d'un bond. Elle voit Pigeonno qui s'approche.
-Mademoiselle, qu'est-ce qu'il se passe ? Vous allez où ? Je voulais... Hé, Maria, revenez !
L'homme avait beau crier, Maria s'était enfuie.
- Je lui ai fait peur on dirait, fit Pigeonno en tapant sur l'épaule de Gilbert.
- Ouais, on dirait bien. Comment on va faire pour retrouver le...
- Tais-toi !
Pigeonno regarde autour de lui inquiet.
Maria court droit devant elle, se mêlant à la foule. Elle doit s'éloigner, s'échapper de ce cauchemar sur papier glacé. Dans sa tête tourne en boucle la conversation qu'elle a eu avec le type de la production. Le jeune garçon qu'il évoque, ce ne peut être que son frère.
- Qu'as-tu fait Sébastien, qu'as-tu fait ! S'exclame-t-elle au bord des larmes.
Pendant ce temps Virginie, tout autant surprise de découvrir cette mascarade au Trocadéro, décide de repartir chez elle. Si ce n'est pas Hugo qui est devant elle, cela veut dire qu'il est quelque part dans Paris, avec le magot.
"Je vais retourner à l'appartement, peut-être y trouverai-je un indice qui me mettra sur sa voie." Elle se remémore le sac qu'Hugo avait avec lui. Un gros sac de sport en cuire noire. Elle le revoit ramasser à la hâte les vêtements qui étaient sortis du sac lorsqu'il l'avait fait tomber.
- On ne sait jamais ! murmure-t-elle en levant le pas.

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Momo69190 · il y a
104-Maria tombe des nues, ce récital l’incommode, sa vie et celle de ses proches psalmodiés dans une vulgaire BD, interprété par des personnages loufoques dans les rues de la capitale, si son père l’apprend c’est la fin des haricots, le « Gang des Cyprès, n’importe quoi, visiblement elle fait partie du scénario, qui risque à long terme de tourner sur l’époque franquiste, et causé du tort à sa famille, elle quitte le Trocadéro, suivi de près de Gilbert, qui n’a perdu aucune miette de la conversation, relaté par le réalisateur, cette jeune fille parait être la clé de l’énigme, son accent marseillais ne fait aucun doute, elle fait partie de la bande.
Maria, s’installe à la terrasse d’un bar jouxtant la place, perdue dans ses pensées, elle néglige l’arrivée intempestive de Gilbert, qui l’aborde sans ménagement :
—Mademoiselle, vous n’êtes pas d’ici, puis-je vous servir de guide.
Les parisiens ont de drôle de façon de draguer se dit-elle, mais dans sa tête tout est confus, elle se laisse aller, à cette rencontre imprévue et rétorque :
—C’est ma tenue, qui vous fait penser, que je suis étrangère à la ville.
Un ravissant tailleur, porté à souhait, par une ravissante femme, dont le regard envoutant ne laisse pas le fougueux Gilbert indifférent, il se reprend :
—Pas du tout, vous dégagez une aura, le charme des iles, des pays chauds, je me trompe ?
Elle sourit et répond :
—Je suis Espagnol, mais je vis à Marseille, et vous êtes un flic n’est-ce pas ?
Gilbert démasqué, objecte :
—Vous avez quelque chose à caché mademoiselle, les flics il en faut, je suis journaliste.
Maria glousse, ce mauvais comédien, l’indiffère mais elle soutient la conversation :
—J’ai grandi dans les cités, vous cachez mal votre jeu inspecteur.

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103-
Toute cette agitation sur le Trocadéro attire le passant. Parmi eux se trouve Maria, fraîchement arrivée dans la capitale. Elle est venue prévenir Tchavo que son père est à sa poursuite. Et là, devant le spectacle de Tchavo, Thony et Hugo qui semblent se congratuler, elle reste interdite.
- Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?
- Allez circulez, vous voyez bien qu'on fait du cinéma, lance un homme en casquette et débardeur jaune fluo.
- Pardon Monsieur, je viens d'arriver. Vous faites quoi au juste ?
- Nous tournons une fiction réalité... En vrai, c'est une idée qui nous a été soumise il y a quelques semaines. Vous voyez l'homme là-bas qui parle avec le groupe de jeunes dont un est en costume gris, eh bien c'est un dessinateur de bande dessiné, copain avec le réalisateur. Il est en train de faire une BD réalité sur une bande de loubards de Marseille. Tout y est, amour, sexe, sang, et en bonus, un magot ! Mais attention Mademoiselle, un vrai magot ! Des biftons qui ont été volés lors d'un braquage de transport de fonds. Et là, les trois types, ce sont les portraits crachés des vrais loubards.
- Je... je ne comprends pas ? bredouille Maria qui commence à se demander si elle ne rêve pas toute éveillée.
- En vrai, les trois gars que vous voyez là-bas, ce sont des acteurs. Jack, lui, joue son propre rôle. Et je peux vous dire que c'est un bon dans son genre ! Un peu partie par moment depuis qu'il y a eu ce drame au lycée de Santon, mais vraiment un pro avec un coup de crayon comme j'ai jamais vu. Là-bas, ce sont les vrais personnages qui se retrouvent dans le champ. Le patron est pas content, mais en vrai, cela fait bien son affaire. On n'a pas réussi à trouver des sosies pour tous les personnages de la BD qui s'enrichit jour après jour. C'est qu'il est pas en panne d'idée l'artiste !
Maria, de plus en plus troublée, ne peut retenir le froncement de ses yeux.
- Je vois à votre aire que vous n'y comprenez rien jeunette ! Allez, j'vais vous affranchir, mais chut, il ne faut pas révéler les dessous de l'histoire. Tout a commencé il y a plusieurs mois. La petite amie de Jack est institutrice. Elle a été mutée à Marseille. Et là, elle a eu une idée de génie : faire raconter à ses élèves la vie de leur quartier. Mais attention, pas une simple histoire de relation de voisinage ou de vie de ménagère au quotidien. Non, une vraie histoire d'affreux, de sang, d'argent et... d'amouuuur... Que serait la vie sans amour, n'est-ce pas Mademoiselle ? Et parmi les élèves, il y en a un qui fait "croustiller" l'histoire ! Un jeune fils d'immigré Portugais, enfin ça, c'est ce que fait croire la famille depuis leur installation en France. Parce qu'en vrai, le père, la mère et la fille sont Espagnoles. Il n'y a que le fils qui est né en France. Cette famille a un lourd secret que n'a pas encore percé le jeunot. Mais quand il aura le fin mot, ça fera un sacré dosage explosif qui viendra agrémenter notre petite production. Hé, qu'est-ce qu'il y a Mademoiselle, vous ne vous sentez pas bien ? Vous êtes toute pâlichonne. Dites, vous n'allez pas tomber dans les pommes ?
Maria s'était raccrochée au bras de son interlocuteur lorsque ce dernier lui racontait par le menu leur vie.
- Si ce sont des acteurs qui sont là, alors où sont passés Tchavo, Hugo et Thony ? murmure Maria.

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102-
Si le pauvre Jack court après ses ouailles, Levasseur, Labranche, Pigeonno et Bertier quant à eux se font leur propre film. Affaire terroriste, banditisme ou mœurs tout converge néanmoins vers la détention d'un magot que chacun convoite. Tchavo et Thony pistés par Hugo et repérés par Jack n'ont pas échappé à la vigilance de Gilbert qui espère bien faire payer à Virginie ce qu'elle lui a promis! Lapince l'a mouillé dans cette affaire et il ne compte pas en rester là. Lorsqu'il aperçoit Hugo il constate médusé la ressemblance avec l'un des deux acolytes qui retiennent l'attention de Jack.
-Y'a déjà un lézard dans c't'histoire mais maintenant y'a un clone !
Gilbert reste en retrait mais d'où il est il ne peut que s'étonner encore davantage de voir sous ses yeux Tchavo, Thony et Hugo tomber dans les bras de Jack sans entendre ce qu'ils se disent. Il y a tellement de monde au Trocadero qu'il joue des coudes pour les garder à l’œil ! Soudain la foule se fend, une caméra glisse sur un traveling et une voix beugle:
-Qu'est-ce qui fout dans le champ ce con ! Dégage !
Il est poussé sans ménagement sur le côté alors qu'un clap annonce "Le Gang des Cyprès, première "
Il est secoué par une grande claque qu'on vient de lui asséner sur l'épaule:
-Alors, vieux, t'as toujours le magot ?
La voix le fauche comme le type qui la possède: hilare, Adrien Lafauche est à côté de lui !
Ahuri Gilbert bredouille:
-Ben oui !
La tête lui tourne comme on tourne autour de lui. Soudain il repère Levasseur en compagnie d' un homme brun coiffé d'un borsalino, allure people et fort en gestes en pleine discussion avec comme qui dirait un air de Lelouch .
-T'as pas touché au grisbi au moins ?
Gilbert sent bien qu'il a dû louper quelque chose dans ce qui lui arrive...
-J'espère pour toi parce que le pactole c'est un peu comme au monopoly !
Et Lapince s'en étouffe tellement il rit !

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101-
Tout va très vite, et tout semble déraper. Les personnages de Jack sont venus à Paris, alors que lui doit aller à Marseille. Un étourdissement, une explosion, et le voilà qui erre dans la gare à la recherche de ses héros. C'est alors qu'il les voient prendre la direction du Trocadéro.
- Que vont-ils faire là-bas ? se demande Jack en leur emboîtant le pas.
C'est qu'il n'a pas envie de les voir s'échapper de son histoire ! Et puis, il y a le magot qui, lui, est bien réel. Et il compte bien mettre la main dessus.
- Décidément, ces deux loubards ne font rien comme tout le monde ! L'instant d'avant ils étaient prêts à s'écharper, et l'instant d'après ils sont, bras dessus bras dessous, à s'entendre comme larrons en foire ! Manquerait plus qu'ils jouent aux touristes ! marmonne-t-il sans les quitter des yeux.
- Hé ! Vous pouvez pas faire attention non ! Mais, c'est Hugo !
Jack vient de reconnaître le jeune homme qui l'a bousculé, et qui se précipite à la suite du duo.

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Momo69190 · il y a
100-La brigade anti-terroriste est saisie, l’inspecteur Labranche dirige l’enquête, les premiers relevés de la police scientifique, déterminent la présence de C4 en grosse quantité, les deux victimes un clochard et un flic enfin tout est relatif, un ripou ses antécédents ne plaident pas en sa faveur, aucun lien entre les protagonistes pourtant, l’inspecteur flaire une affaire louche, il ordonne à ses hommes :
—Passez la maison du présumé Lapince à la fouille de fond en comble, pour l’autre hurluberlu ça va être plus délicat, orientez vos recherches sur ses dernières fréquentations, je me charge des poseurs de bombes, je ne pense pas que nous soyons en face à des terroristes, mais plutôt les méthodes du milieu de l’intimidation ou une exécution, l’avenir nous le dira, allons-y messieurs, au boulot.
Tchavo est conscient de la lourdeur de la tâche, retrouver son frère n’est pas chose aisé il propose à Thony :
—On devrait unir nos forces, et laisser de côté nos rancœurs, le temps de régler cette affaire, si t’es d’accord tope là.
Thony feint l’embarras d’une telle collaboration, mais tient à garder Tchavo à l’œil, ce fourbe pourrait lui causer du tort, il accepte l’alliance.

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99-
Soudain on entend une déflagration, les gens courent dans la rue tout comme les pompiers qui transportent Jack qui revient à lui sur sa civière. Ils le délestent dans le camion ambulance:
-Bougez pas on revient. on va voir s'il y a des blessés!
Encombrés par leurs sacs et leurs valises, les voyageurs crient:
-Un attentat, c'est un attentat !
Tchavo et Thony sortent devant le bar alors que deux voitures de police arrivent en trombe suivies d'une deuxième ambulance. Le périmètre de sécurité est rapidement agrandi et une heure après deux corps sont évacués. Jack est aux premières loges, il a repris des couleurs qui le quittent aussitôt ! Il vient de perdre deux personnages. Comment ? Il ne sait pas ! Romano et La Pince viennent de passer l'arme à gauche. Si Jack n'aime pas ça il ne peut être garant des aléas. Le SDF s'était bien un peu invité dans l'histoire et il était imprévisible . Tellement imprévisible qu'en fouillant dans les poubelles de la gare il était tombé sur une mini bonbonne de gaz qui tombait à pic pour sa popotte. Elle fuyait bien un peu mais il arrangerait ça.C'était sans compter sur Adrien Lafauche qui est venu l'accoster en allumant sa cigarette. Tous les deux ont sauté d'un même bond pour le septième ciel !
Jack se faisait vraiment du mauvais sang parce que personne n'avait encore dit où était planqué le magot !

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98-
- Dis donc, t'es sapé comme un prince mon salaud ! J'ai hésité un moment, Tchavo en costard ! C'est une blague, que j'me suis dit ! Mais non ! C'est pas une blague ! Alors, il est où le comité d'accueil ?
- J'comprends pas !
- T'es bien venu rejoindre ton frère. On m'la fait pas à moi ! J'te rappelle qu'on a un deal, s'agirait pas d'me faire faut bon !
Tchavo serre les dents. Il a le poing qui le démange, mais ici, à Paris, ville où il est un parfait inconnu, il préfère faire profil bas, et rétorque avec mépris :
- Le deal, c'était que tu caches Maria le temps nécessaire pour qu'on puisse s'enfuir elle et moi. Maria est retournée chez ses vieux, y'a plus de deal.
- Ça marche pas comme ça Tchavo ! J'ai fait ma part du boulot ! C'est pas ma faute si ton abruti de frère l'a laissée s'échapper !
- C'est pas la version que m'a rapportée Hugo. Tu voulais abuser de ma petite amie. Tu as de la chance que l'on soit à Paris, sinon j't'aurais éclaté le portrait ! Pour tout ça, ma parole est déliée. Maintenant fous-moi la paix !
Alerté par les mouvements sur le quai, Tchavo demande a un voyageur qui vient d'entrer dans le bar :
- C'est quoi tout ce tohu-bohu ?
- Un type a voulu se suicider en se jetant sur les rails, heureusement qu'il n'y avait pas de train sur cette voie ! Les secours l'emportent, la police a mis un périmètre de sécurité, personne ne peut passer.

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97-Orly dix-sept heures, le commissaire Pigeonno sort de l’aéroport, Bertier l’accueille à bras ouverts :
—Alors vieille branche, tu as laissé le soleil pour venir humer, notre air pollué à moins que tu ne sois en chasse, c’est chaud au Cyprès, les médias ne parlent que de vous.
Pigeonno en vient aux faits rapidement :
—Une bande de ploucs débarque dans la capitale, je ne suis pas dans ma juridiction, ton aide peut m’être utile.
Bertier ne peut rien lui refuser, même si la brigade des mœurs, n’est pas habilitée à intervenir avec l’antigang, il soutient son collègue et le fait savoir :
—Pas de problème tu peux compter sur moi, tu me raconteras tout ça à la maison, allons y.
Pendant ce temps, Tchavo sirote une bière dans un bar près de la gare, une voix l’interpelle celle de Thony :
—La famille te manque, on dit que les jumeaux sont inséparables, tu en es l’exemple frappant, mais dis-toi que sur la trace d’Hugo on est deux.
Pour seule réponse un doigt d’honneur, Tchavo n’est pas d’humeur à discuter le bout de gras avec cet impétueux, et lui fait remarquer :
—T’es tout seul dans ton short, ta bande n’est pas là pour te soutenir, mets-la en veilleuse c’est mieux pour toi.

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96-
Jack n'est pas aussi fortuné que Pigeonno, d'autant qu'il n'a pas encore fait éditer sa BD. Il prend le train. Il y a foule le TGV arrivant de Marseille vient de déverser son flux de voyageurs et notre rêveur s'amuse à écouter les bribes de conversations à l'accent chantant. Rien que pour ça il est content de se rendre aux Cyprès pour rencontrer les géniteurs de l'histoire. Et puis il va retrouver Lucie qui lui doit bien des explications. Soudain il remarque une silhouette familière alors qu'un passager bon chic bon genre le bouscule. Le temps de croiser son regard et de détailler son visage et Jack sent ses jambes flageoler.
-ça y est ça recommence ! Je suis poursuivi !
Ses personnages viennent le tourmenter: il a reconnu Thony et Tchavo ! Et il s'affale sans connaissance, tombant du quai sur la voie provoquant un attroupement qui attire l'attention de Romano en maraude suivi d'Hugo qui l'épie avec en fin de cortège La Pince qui veille au grain. Le policier jubile ! il vient de reconnaître Jack.
-Tiens-donc, en voilà un qu'on a pris pour un halluciné ! Malin le mec ! Pour sûr, il est de mèche avec les deux autres !
Adrien Lafauche savoure l'instant. Il a du flair, bien plus que ce pauvre Levasseur !
Alors que les secours évacuent Jack inconscient là-bas gare Saint Charles Sébastien et Lucie qui a repris ses cours après son week-end éclair à Paris font le pied de grue sur le quai. Le TGV est annoncé en retard pour "cause d'incident sur la voie".

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95-
À la gare de Marseille, Tchavo attend impatiemment le direct Paris. Pour éviter d'être reconnu par ses copains, il a troqué le jean noir étroit, le blouson noir en cuir, les santiags noir et argent, et la casquette nike, pour un complet veston gris, BCBG. Une vraie transformation ! Même sa mère ne l'a pas reconnu ! Alors, que dire d'Anthony ! Il est passé devant lui sans même le regarder. "Qu'est-ce qu'il vient faire là ?" se demande Tchavo. Il n'a pas le temps de s'appesantir sur la question, le train vient d'arriver. Il file droit à son wagon, sans remarquer qu'Anthony vient de monter dans la dernière voiture. Ils allaient faire le voyage ensemble, mais à cinq wagons l'un de l'autre.
Le commissaire Pigeonno qui a suivi discrètement le caïd des Acacias, se félicite de son entreprise. "Si Anthony va à Paris, c'est que Hugo y est. Ça tombe bien, j'ai quelques jours de vacances à prendre. Et puis, ça me permettra de revoir cette vieille crapule de Bertier ! Il me doit un service. Paraît qu'il est aux moeurs maintenant. Je vais rentrer faire ma valise, et je vais prendre l'avion. Je serai à Paris avant cette petite frappe de Thony." pense ravi le commissaire.

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94-
Si Gilbert est tombé sous le charme de Virginie et s'est même permis quelque privauté qu'elle n'est pas prête de lui pardonner, Hugo a fait chou blanc. Le fric n'est pas là ! La pince n'est pas tombé de la dernière pluie et le magot dort ailleurs. Virginie a bien du mal à couper court aux avances de Gilbert qui lui extorque un rendez-vous pour la fin de la semaine. De retour dans la rue elle retrouve son complice:
-Lourd de chez lourd, le gars! Et collant avec ça ! Alors t'as récupéré le fric ?
-Non il n'est pas chez lui !
Virginie est fort dépitée, Hugo très contrarié ! Reste à surveiller Adrien.
Mais c'est sans compter sur La Pince qui en sait plus qu'il ne veut en laisser croire surtout depuis le coup de fil de Pablo. Il en est resté sur le cul ! Le pactole qu'il a mis bien à l'ombre semble faire gamberger beaucoup de monde. Il y voit là l'opportunité de gagner des galons tout en conservant le gâteau; que voulez-vous il n'est pas partageur ! Sans tarder il se remet sur les traces de Romano.
Le lendemain Gilbert tout émoustillé lui raconte sa rencontre de la veille. Il fait de Virginie une bimbo, le coup du siècle ce qui fait un peu sourire Lafauche. Il sait que son co-équipier est un vantard de première et il se méfie de lui. Cette Virginie a utilisé un subterfuge vieux comme le monde pour provoquer une rencontre:
-Dis donc ta sirène, elle boitait quand elle est partie ?
Décontenancé, Gilbert bredouille:
-Euh! Non ! Elle courait, elle m'a dit qu'elle était pressée il fallait qu'elle aille chez sa grand-mère.
La Pince est parti d'un immense éclat de rire.
-Y'a rien qui manque chez toi ? T'as vérifié ? Gilbert hausse les épaules, Adrien en entrant dans le commissariat lui lance:
-ça m'étonnerait qu'elle soit à ton RV pauvre naze !
La grand-mère quant à elle n'avait pas revu sa petite fille. Elle est inquiète. Les tableaux qu'elle a soigneusement mis à l'abri avaient failli craché leur secret sous la curiosité de Virginie. Le défunt colonel qui a spolié tant d'oeuvres d'art chez les riches intellectuels espagnols et les juifs sous Franco doit se retourner dans sa tombe. Ses sbires toujours actifs lui ont conseillé de vite les remplacer .

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93-Hugo rôde devant le pavillon de Gilbert, son sixième sens le trompe rarement son fric est là, planqué quelque part, pas de chien ni de caméra, enjamber la barrière un jeu d’enfant, mais il se résigne à franchir le pas, c’est la maison d’un flic qui pourrait débouler à tout instant, il doit élaborer un plan, l’arrivée impromptue de Virginie lui permet de reconsidérer la question, il invective le clodo :
—Casse toi je n'ai plus besoin de toi, à moins que tu veux tenir la chandelle.
Ce dernier ne se fait pas prier et détalle à toutes jambes, Hugo tempère et s'excuse auprès de son amie :
—Virginie je suis désolé mais j’ai très peu de temps à te consacrer.
La fougueuse jeune fille, souhaite lui venir en aide, contre une compensation, elle l’entretient :
—Romano m’a mis au courant du dilemme, je te propose mes services, as-tu un plan ?
Hugo n’a pas le choix, il accepte l’aide de Virginie, une femme peut être utile pour amadouer un poulet, surtout lorsqu’elle a un tel pouvoir de séduction, il élabore un stratagème, en attendant l’arrivée du proprio, qui ne devrait plus tarder, il énumère :
—Il faut espérer que ce flicaillon ne soit pas homo, tu vas feindre de t’être foulé la cheville, devant chez lui si tu es assez persuasive, il t’invitera à rentrer, tu l’occuperas le temps pour moi de fouiner un peu.

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92-
Adrien Lafauche dit "La Pince", une vraie pointure dans le milieu, transformé en volaille ! Ça lui en bouche un coin.
- Un jour, je me suis dit qu'il valait mieux être devant les barreaux que derrière, lui confie le repenti.
Enfin, repenti... c'est vite dit !
- T'es en poste où du coup ?
- Dans la plus belle et la plus distrayante ville du monde.
- Ça tombe bien mon pote, j'ai besoin de toi. Et ton nouveau taf, ça fait bien mon affaire !
À Paris, une ombre suit le duo hétéroclite que forment le clochard et le loubard. Bien qu'elle ne puisse les entendre, Virginie ne quitte pas des yeux ses proies. Une phrase raisonne dans sa tête comme un chant de Noël : "Son sac, c'est la cagnotte du loto !"
- La cagnotte du loto, répète-t-elle tout bas.
C'est que Virginie a un pressant besoin d'argent. Sa grand-mère est comme toutes ces vieilles biques, pleines de fric et qui te laisseraient crever de faim un mendiant.
- Ma petite, j'en ai beaucoup bavé pendant la guerre. Le peu qu'il me reste, je le garde précieusement pour toi, pour après...
Après ! Mais c'est qu'elle claque pas la vieille ! Souvent, Virginie se demande comment sa grand-mère a pu amasser autant de biens ? À commencer par cet immeuble dans les quartiers pas pouillonneux de Paris. Et les meubles de son appartement ! Sans compter les tableaux.
- Ce sont des copies, ma petite !
A répondu sa grand-mère, quand elle lui a posé la question. Peu de temps après, les tableaux ont été remplacés par des paysages neutres.
Virginie stop, voilà qu'Hugo renvoie Romano. Elle hèle le clochard quand il passe près d'elle. Ce dernier l'affranchit sur l'argent. Elle décide d'intervenir.

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91-
Pablo se félicite d'avoir suivi sa fille en catimini. Il était prêt à sauter sur le poil de Tchavo mais ce qu'il a entendu l'a stoppé net dans son élan.
-Tiens donc ! ce p'tit con est à Paris ? Le Pigeonno qui a été forcé de relâcher Thony peut toujours chercher!
Le père de Maria ricane car lui au moins il a des relations. Dès son retour chez lui, il libère Sébastien qu'il avait enfermé dans sa chambre, Camélia remballe l'urne et la repose au-dessus de l'armoire. L'orage est passé se dit-elle, en entendant son mari siffler:.
-File! je sais tout !
S'il est soulagé le gamin n'en mène pas large.Que va-t-il se passer maintenant ?
Pablo attrape les clés de sa 4L et son portable. Direction le garage, il sait qu'il peut y être tranquille pour le coup de fil qui va pièger Hugo il en est sûr!
-Allo, c'est Pablo
-Pablo qui ? répond une vois rocailleuse.
-Le portugais, tu te souviens ?
-Le portugais ? Ah! oui ! Abrège tu veux parce que je suis en filature.
-En filature? Mais qu'est-ce que tu deviens mon pote ?
-Eh! ben j'suis flic ! ça t'en bouche un coin j'suis sûr ?
Pablo n'en revient pas ! Adrien Lafauche, flic ? On aura tout vu ! Quelle histoire !

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90-Dans les vestiaires des stups, deux inspecteurs échangent des propos peu ordinaires, ils tergiversent sur une coquette somme Adrien expose à son complice :
—Tu as planqué le fric, le temps que ça se calme.
Gilbert lui répond :
—Ne t’inquiète pas il est en lieu sûr, dans la fosse de mon garage, on fera le partage en temps voulu.
Hugo est sur les dents, il vient de repérer Romano, s’activant comme de coutume, à la fouille des poubelles, il le suit discrètement, ce dernier le conduit au vieil hangar, l’endroit est désert et propice pour une intervention, le clochard ne se doute pas de l’ombre qui surgit derrière lui, il est jeté à terre et roué de coups, il reconnait le propriétaire du sac et crie :
—Je n’ai plus ton fric, c’est les flics qui l’ont.
Hugo ne le croit pas et poursuit ses brimades, mais il doit se rendre à l’évidence, il l’a dans l’os et bien profond, le clodo lui raconte la descente de police, l’arrestation de Patrick et de Nasser, il a vu le manège des deux lardus, qui ont interverti les sacs, lui subtilisant ses frusques, pour faire main basse sur le pognon, Romano ironise :
—La maison poulaga, c’est ripoux et compagnie.
Hugo ne se contente pas, de ces remarques et notifie :
—Tu pourrais reconnaître les deux poulets ?
Romano, réfléchit un instant et décline :
—Il y’en a un qui habite tout près d’ici, un pavillon, j’ai l’habitude de faire ses poubelles, je peux t’y conduire si tu veux, je te dois bien ça.

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89-
Tchavo a fouillé la fabrique sans succès. Hugo n'a pas laissé le moindre indice qui permette de retrouver sa trace. Arrivé devant l'immeuble de ses parents, il tombe sur María qui sort affolée.
-Tchavo, mon père est devenu fou ! Il s'est enfermé dans la chambre avec Sébastien ! J'ai peur ! Viens, il faut que tu nous aides !
- Parle pas si vite ! Pourquoi ton père s'en prend à ton frère ?
- Je ne sais pas ! Quand Seb lui a dit qu'Hugo était à Paris, il lui a demandé d'où il détenait cette info. Seb a refusé de lui dire, et là, il est entré dans une colère noire ! C'est la première fois que je vois mon père comme ça et...
- Comment ton frère peut-il savoir qu'Hugo est sur Paris ? C'est Hugo qui lui a dit ? Quand ?
- Tu vas pas t'y mettre toi aussi ! Viens !
Le prenant par le bras, Maria entraîne Tchavo à l'intérieur de l'immeuble.
À Saint Denis, Hugo est parti à la recherche du clochard qui lui a piqué son blé. Il essaie de se rappeler ce que lui a dit Virginie.
- Je crois qu'elle m'a parlé d'un vieux hangar désaffecté... à moins que ce soit une usine... Mais où ! Bon sang ! Faut que j'retrouve mon sac ! Foutu Romano ! Tu perds rien pour attendre !

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88-
Mais il est stoppé net dans son élan! Les phares d'une voiture toute sirène hurlante l'aveuglent. deux autres arrivent dans son sillage, les portières claquent:
-Les mains en l'air !Alors on voulait nous fausser compagnie p'tit mec?
Nasser ensanglanté se redresse avec peine. Ils sont encerclés d'une ronde de flics, gilets pare-balles et flash-ball pointés sur eux. Nasser et Patrick sont faits comme des rats !
Avant qu'on ne leur tombe dessus Patrick a le temps de dire entre ses dents:
-Tu charges Romano ! Le fric c'est lui qui l'avait! Pas un mot sur la daub !
Ramenés menottes aux poignets dans le squat ils sont aussitôt conduits auprès de Levasseur qui parade dans la cour de l'imprimerie. il jubile! Quel coup de filet ! Pourtant il y manque le beau Hugo, Jojo et Pascal et surtout le satané magot que tout le monde cherche . Patrick et Nasser sont jetés sans ménagement face à l'inspecteur, suivis d'un sac balancé dans la poussière. La trogne de Levasseur s'éclaire.
-Ah! Nous y voilà ! Alors petits cons c'est vous qui l'avez récupéré ?
En ouvrant, il se décompose; un menu Mac-do atterrit au pied des deux loubards qui ouvrent des yeux ronds. S'ils sont sûrs d'avoir confié le butin aux flics dans le terrain vague, ils prennent soudain conscience que la police a aussi ses mafieux.
Là-bas, dans le sud ça barde aussi. Camélia crie derrière la porte qui vient de s'ouvrir à la volée. Elle brave la colère de Pablo , dans ses bras elle tient une urne ornée de jolis azulejos. Le père de Maria se rigidifie:
-Qu'est- ce que tu fais avec les cendres de ma mère? Camélia, tu es folle !
-Tu touches un seul cheveu de Sébastien, je la jette par la fenêtre.
Sébastien regarde sa mère. Il est tétanisé. Les grandes mains de Pablo laissent tomber le ceinturon.

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Momo69190 · il y a
87-Patrick un junky est intrigué par la profusion d’alcool que distille, Romano il s’invite à la beuverie et commente :
—Tu m’offres un verre Romano, c’est Byzance, d’où te vient tout ce fric, tu as croisé un émir ?
Le clodo est craintif, il se retranche dans le silence, la bouteille serrée contre lui, il balbutie :
—Un type a oublié son sac dans le parc je l’ai ramassé, et puis de toute façon c’est mon affaire, bois et ne pose pas de question.
Romano, a bu plus que de raison, il somnole, Patrick fouille de partout, il est persuadé, que le clodo raconte des salades, un sac poubelle attire son regard, il l’ouvre et reste sans voix, Nasser un dealer arrive au même moment :
—Qu’est-ce que tu fous, tu chouraves Romano, il n’y a que de la merde, amène-toi, j’ai de la bonne came.
Soudain le squatte est envahi, les stups, procèdent aux interpellations, Nasser crie :
—Barrons nous, ça craint par le tunnel vite.
Patrick prend le sac poubelle et file à toute jambe, les deux hommes descendent dans les égouts, un chemin connu par les squatteurs, qui débouche sur un terrain vague, une fois à l’abri Nasser reluque le sac et demande :
—T’es bizarre comme mec, tu piques les frusques à Romano, t’es tombé bas, je peux jeter un œil ?
Patrick saisit une barre à mine,trouvée sur le sol et assène un violent coup sur la tête à Nasser, et met les voiles.

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86 -
Aux Cyprès, dans l'appartement des Alvarez, c'est une autre chanson. Enfermé avec son fils dans la chambre de ce dernier, Pablo tente de tirer les vers du nez de Sébastien. Il a tout essayé : la persuasion ; le chantage affectif ; les menaces ; le copinage ; la complicité. Rien n'y fait. Sébastien reste muet.
- Pablo, ouvre, je t'en supplie, ouvre ! Laisse le petit. Ne lui fait pas de mal Pablo !
Camélia a beau tambouriner à la porte, Pablo ne l'entend pas. Debout devant son fils, le ceinturon à la main, il plonge son regard dans les yeux apeurés de son enfant. C'est alors qu'il se revoit, près de vingt ans en arrière. Ses yeux scrutent une autre paire d'yeux, marrons, humides. Il voit un visage tuméfié, méconnaissable après l'avalanche de coups que lui et ses "frères d'armes" ont asséné depuis la veille à ce prisonnier, suspendu par les bras à la poutre de cette pièce, cette sale d'interrogatoire un peu particulière.
- Papa ! Qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais ! Non, je t'en supplie ! Non, s'écrie effrayé Sébastien.
Comprenant que son fils est en danger, Camélia hurle à Maria d'aller chercher de l'aide, tandis qu'elle se dirige en catastrophe dans sa chambre. Elle tire la chaise devant l'armoire, monte, attrape le carton non visible du sol, et le jette sur le lit. Elle le renverse, attrape le contenu et se précipite devant la porte de la chambre de son fils en hurlant :
- Ouvre Pablo ! Laisse-le... Pour l'amour de dieu Pablo... Ne m'oblige pas... ne m'oblige pas...

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85-
Pendant ce temps Romano file aussi vite qu'il le peut avec ses victuailles. Virginie est restée plantée sur le trottoir avec l'amère conviction d'avoir été le dindon de la farce ! Mais elle n'est pas la seule à l'être dans ce chassé-croisé car le clochard a plus d'un tour dans son sac. Il a hâte de s'installer peinard dans son autre squat, celui des urgences, celui où il met en sécurité ses maigres larcins. Certes il n'est pas tout seul dans cette vieille imprimerie désaffectée où crèchent surtout des camés. Au moins ils le laissent tranquille et ses affaires sont en sécurité !
-Le gus de la Virginie y pense peut-être que j'ai rien dans le citron !
à Saint Denis le gus en question, Henri allias Hugo finit par faire affaire avec le sieur Dujardin:
-Ok! ça me convient! Je prends ! Il est impatient de s'installer, il a grand besoin de réfléchir.
- C'est trois mois d'avance ! En liquide ! Vous comprenez avec les..
-Oui! Je comprends ! Il a hâte d'en finir .
Lorsqu'il ouvre son sac pour payer le propriétaire il tombe sur une vieille veste de survêt puis des baskets immondes, un bonnet troué, des chaussettes sales, un pull tout taché....Monsieur Dujardin regarde interloqué le contenu du sac éparpillé par terre. Il commence à regretter son affaire. Qu'est-ce que c'est que ce péquin , Artiste, mon oeil ! Henri/Hugo ravale sa colère et rembourre son sac de tous ses oripeaux. Il fouille dans la poche de son blouson et sort quelques billets:
-Le reste à la fin de la semaine, ça vous va!
Non ça ne va pas au proprio mais cette maison est restée trop longtemps sans locataires, alors il fait contre mauvaise fortune bon coeur!
-Tope-là ! D'ac pour la fin de la semaine!
Henri/Hugo est fou furieux, il s'est fait avoir comme un bleu ! Il n'a même pas ouvert le sac !
Romano lui s'est assuré un repli douillet dans son imprimerie, le pactol étant mis en lieu sûr.
Ce qu'il ne sait pas malheureusement c'est que depuis plusieurs mois déjà ce site est mis sous haute surveillance. La brigade des stups est dans le coup et l'inspecteur Levasseur est sur les dents. Il sait que la bande à Jojo mijote quelque chose. L'installation du clochard qui semble roulé sur l'or est une surprise qui l'intrigue beaucoup!

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84-Hugo est livré à lui-même, du pognon il en a, mais sans justificatif difficile de l’utiliser, dans un premier temps, il faut se trouver une piaule, et réfléchir à la situation, il doit s’éloigner du secteur de Pigalle, Jojo doit être à sa recherche, il s’oriente vers la banlieue, plus précisément St Denis, une petite annonce affichée derrière le comptoir du bar où il s’est arrêté pour prendre un café, attire son attention :
—Loue chambre pour étudiant ou autre, dans joli pavillon, 26 rue Bonneuil contacter Mr Dujardin.
Le patron du bar, remarque l’insistance du jeune sur l’écriteau, il lui propose :
—Si l’annonce t’intéresse, vois avec le vieux monsieur à la table du fond, c’est le proprio.
Hugo s’approche de la table et se présente :
—Bonjour monsieur, je m’appelle Henri, je débarque à Paris et ne sais pas où loger, j’ai vu l’annonce, vous avez une chambre à louer.
Le vieux monsieur est réticent, la dégaine du jeune l’intrigue, mais il répond obligeamment :
—Tout à fait, j’ai effectivement la chambre de mon fils, qui est parti faire ses études à l’étranger, je peux savoir ce que vous faites dans la vie.
Hugo est évasif, comment aborder la situation sans risquer de se compromettre, il réplique sans discernement :
—Je suis artiste, je viens tenter ma chance, dans la capitale.
Le vieil homme se lève et lui dit :
—Suivez-moi je vais vous conduire à la maison.

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83-
Virginie est dubitative. La réaction d'Hugo devant la disparition de son sac la laisse perplexe. "Pourquoi a-t-il failli péter un câble à la vue de son sac disparu ? Personne ne réagit comme ça seulement pour du linge !"
- Hé Romano, attends ! Dis, comment t'as pu te payer autant de bouteilles ? T'as vidé le portefeuille du gars à qui t'as pris le sac ? questionne malicieusement la jeune femme.
Le clochard a un mouvement de recul lorsqu'elle l'attrape par le bras.
- Lâche-moi ! Tu vas pas me battre hein ? Ton gus, il l'a repris son sac ! Alors maintenant fou moi la paix ! Faut que j'file mettre mes trésors en lieu sûr, les rues sont si mal fréquentées d'nos jours ! rétorque le clochard en serrant sont cabas fort contre lui.
- Je ne te veux pas de mal. Je veux seulement savoir comment tu as fait pour te payer autant de bouteilles ? Il y en a pour une bonne somme là-dedans !
- Je veux mon n'veu ! J'ai claqué 300 euros ! Et j'peux t'assurer que là-dedans y a que d'la bonne gniole ! Ton gus, c'est un prince ma jolie ! Hé hé !
- Je ne comprends pas ! 300 euros ! Tu l'as lessivé ! insiste Virginie.
Elle le connaît bien Hugo, jamais il ne serait parti en laissant une telle somme en bouteilles, s'il n'avait pas ce qu'il faut derrière. Et de l'avoir plantée là comme ça, ce "qu'il faut" ce doit être sacrément jolie !
- Lessivé ! Ha ! Ha ! Ha ! T'en as d'bonnes ! Son sac, c'est la cagnotte du loto !

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82-Hugo est désemparé, pour Virginie il n’était qu’un jeu, elle est distante, froide son pouvoir de séduction semble avoir des ratés, il s’est monté un film cette fille n’est pas pour lui, il ne veut pas de sa pitié et préfère prendre congé, mais avec élégance, il lui susurre :
-Tant pis on aurait pu vivre une belle histoire, je m’en vais ton regard me trouble, inutile de jouer avec nos sentiments.
Virginie le raisonne :
-On se connait à peine, je t’ai embrassé sous le coup de l’émotion, mais il n’y a rien, pardonne-moi.
Hugo remonte récupérer son bien, et découvre l’invraisemblable réalité, son sac a disparu, deux millions volatilisés, hors de lui il cogne les murs, Virginie essaye de comprendre, et réagit soudain :
-C’est Romano, il squatte parfois ici, un clodo, je sais où on peut le trouver, suis-moi vite.
Une épicerie arabe au coin de la rue, Romano sort les bras chargés, il a dévalisé le magasin que des bouteilles d’alcool, voyant Virginie s’approcher il comprend, et s’enfuit le sac est trop lourd il chute, Hugo récupère son bien, et salue le clochard :
-Bois un bon coup à ma santé, je te laisse le pinard.
Se tournant vers Virginie, il ajoute :
- on se reverra peut-être, un de ces quatre.

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81-
Lucie frotte son poignet endolori. La brusquerie avec laquelle Hugo l'a alpaguée a laissé une trace rouge sur sa peau. Enfin, elle est soulagée. Ses feuilles sont à l'abri dans son sac. Elle avait craint un instant qu'Hugo ne découvre ce que ses élèves écrivent. C'est qu'elle leur a bien répété de n'en parler à personne, que c'est une surprise dévoilée qu'une fois la BD bouclée. Bien sûr, pour respecter les droits de la personne, et ne pas avoir d'ennuis, les noms des héros sont modifiés, et les croquis, légèrement différents, tout en étant reconnaissables. C'est en cela que Jack est génial ! Il sait transformer le réel en irréel et inversement. Elle a eu de la chance de tomber sur lui. Son passé a laissé une empreinte douloureuse chez lui. Il n'a jamais voulu lui dire ce qui lui est arrivé. Souvent elle sent qu'il perd pied. Mais ça fait bien son affaire, elle peut le manœuvrer comme elle veut.
- Où est Hugo, son sac, il l'a avec lui !
Lucie sursaute. Jack est derrière elle. Quand elle se retourne, elle a un mouvement de recul. Ses yeux sont brillants, et son visage est livide.
- Qu'as-tu ?
- C'est ce coup sur la tête, j'ai un de ces mal de crâne ! Hugo, il a le sac avec lui, j'te dis !
- Je crois qu'il avait un sac de sport, mais tout est allé si vite !
- Bon sang ! Le butin, c'est pas du flan ! Il a vraiment l'argent ! Deux millions ! Tu te rends compte !

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80-
Pablo hésite, lui qui fait toujours la morale à ses gosses:" pas de salades, les moutards! on dit la vérité!"
L'enjeu est pour lui trop important, il faut qu'il décanille d'ici sinon le colonel va les repérer.
-Il m'a pris toutes mes économies. J'les avais planquées dans la fosse à vidanges. Pffft! Envolés mes picaillons!
Maria est effondrée:
-Tchavo ne sait rien, j'en suis sûre !
-Peut-être hija mia mais il doit bien savoir où s'est carapaté son putain de jumeau ! Il faut qu'on parte Maria ta mère a peur.
Pablo joue sur la corde sensible et Maria avance du bout des lèvres:
-Sébastien m'a dit que Hugo est à Paris !
-Sébastien? Pablo est abasourdi.
Dès que son fils rentre du collège, il est posté dans sa chambre bien décidé à éclaircir tout ça. Le gamin craint son père. Le voyant assis sur le bord de son lit il cherche ce qu'il a bien pu faire comme bêtises mais ne trouve rien! Ils sont tellement accaparés par la bande des Cyprès que ses potes et lui passent leur temps à gamberger sur tout un tas de rebondissements plus rocambolesques les uns que les autres...Et puis la semaine prochaine ils vont enfin faire la connaissance de Jack. Il vient à Marseille avec Tchavo, Hugo, Jojo, Pascal et toute la smala en dessins! trop cool ! Alors que peut bien lui vouloir le paternel ?

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79-
Aux Cyprès, Tchavo est furibond. Hugo s'est fait la malle avec l'argent. Il l'a pourtant cherché partout, à la fabrique, à l'ancien garage, dans les caves... Hugo s'est volatilisé.
- Il faut que je le retrouve ! Deux briques ! C'est pas rien ! Tout frère que tu sois, cet argent je le veux, j'en ai besoin pour m'échapper d'ici ! J'vais pas rester toute ma vie à traîner ces loosers derrière moi ! Où t'es parti ? Je vais aller fouiller la fabrique, c'est là où tu t'es rendu avant de partir. Peut-être que je trouverai quelque chose qui m'indiquera où tu es allé.
Chez les Alvarès, la température n'est pas au beau fixe. Pablo, furieux d'avoir laissé échapper Hugo et son sac plein de billets, tournait en rond, assaillant de questions Maria.
- Tu dois bien savoir où Tchavo se rend lorsqu'il veut être tranquille ?
- Papa, je t'assure ! Je ne sais pas ! Cela fait deux jours que tu me harcèles avec ça, pourquoi tu tiens tant à retrouver Hugo ? Tchavo ne sait pas où est son frère. Et qu'est-ce que tu lui veux à Tchavo ? Tu m'as dit que tu ne lui ferais pas de mal et...
- Ecoute Maria, je veux vous aider, toi et Tchavo. Hugo est parti avec quelque chose qui m'appartient, je veux juste qu'il me rende ce qui est à moi, ment Pablo.
- Je ne comprends pas ! Que t'a-t-il pris, et quand ?

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78-
Lorsque le jumeau de Tchavo s'assoit dans la rame du métro, il serre prudemment son sac contre son torse. Il sent les liasses contre son cœur et sourit intérieurement. Si Thony savait il serait vert ! Plusieurs arrêts après il refait surface dans une rue de Paris où s'alignent de beaux hôtels particuliers.
-Eh! ben, elle doit avoir de la tune sa grand-mère !
Vite il s’engouffre dans le hall du numéro 33. Pas de bol, l’ascenseur est en panne! Il se coltine les trois étages à pas de loup. Depuis le temps qu'il n'a pas revu Virginie il se demande dans quelles dispositions il va la trouver. Son hésitation de tout à l'heure pour lui répondre le rend méfiant. Il frappe. Personne ! Il tourne la poignée et s'aperçoit qu'elle est n'est pas fermée.
La pièce qu'il découvre en soupente est grande comme un mouchoir de poche. Un lit, un lavabo, une chaise, deux étagères où traîne une bouteille de Bordeaux à demi pleine. Hugo est alors saisi par l'odeur, âcre et faisandée.
-Ah! tu es déjà là! Dans l'encadrement de la porte Virginie le regarde. Le peu d'espace la laisse dans le couloir.Elle ne l'embrasse pas. Hugo sait à son air que l'amour n'est plus, elle le dépanne c'est tout!
-Mais demain tu n'es plus là, c'est juste cette nuit !
Le jeune loubard pose son sac sous le lit , il veut la raccompagner, tenter de nouveau sa chance. Ensemble ils descendent jusqu'au Rc.
Leurs deux silhouettes ont à peine disparu qu'un clochard sort des toilettes au bout du corridor. Dès qu'il pénètre dans la chambre, le sac lui saute aux yeux. Quelqu'un est rentré il faut qu'il s'arrache de ce squat vite fait. Mais avant il ne peut s'empêcher de fouiller . La découverte des billets le dessoûle derechef.
-Ben mon coco , t'es verni aujourd'hui!
Ni une ni deux le SDF embarque le magot et file vers l'escalier de service.

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77-Hugo s’engouffre dans la bouche de métro, entrainant avec lui la pauvre Lucie déboussolée qui lui crie :
—Tu vas t’expliquer à la fin, où m’entraînes-tu ?
Hugo ne s’embarrasse pas d’explications, et laisse la pauvre rousse à son raisonnement, il file à toutes jambes, Virginie peut l’aider, il se rend rue Houdon, dans une cabine téléphonique face à l'immeuble qu'occupe Virginie, il compose le numéro de sa dulcinée, au bout du fil :
—Allo Hugo c’est toi, on devait se voir samedi, je révise mes cours, je n’ai pas beaucoup de temps à te consacrer.
Hugo lui annonce :
—Je suis à la rue, tu peux m’héberger, juste quelques jours le temps de voir venir.
Un long silence puis Virginie compatit au désespoir de son ami :
—Monte au troisième, ma grand-mère a une petite chambre de bonne, qu’elle n’utilise plus je t’attends, dépêche-toi.

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76-
Jack a la tête qui tourne. Tout se brouille dans son esprit. Hugo, Lucie, Jojo... A-t-il imaginé tout ça finalement ? Cette histoire de BD à laquelle il a adhéré lui bouffe toutes ses journées, et maintenant toutes ses nuits. Il n'en dort plus.
- Qu'est-ce qu'il m'arrive, je... je suis en train de devenir fou ! Cette histoire, je... la vis !
La veille, à des centaines de kilomètres de là, dans une classe d'une école, un jeune garçon vient de remettre son devoir.
- Merci Sébastien, je vois que tu as été inspiré par ce qui est arrivé à ta soeur. Elle se remet de cette triste mésaventure ?
- Maria est une vraie battante ! Mon père est plus... Enfin, il n'arrive pas vraiment à pardonner à Tchavo. Dites, vous l'envoyez aujourd'hui à votre ami qui fait la BD ? J'aimerais savoir ce qu'il pense de mon histoire ? Vous savez que j'aimerais bien...
- Je sais Sébastien. Pour avoir lu tes interventions, je peux t'assurer que tu as du talent. Persévère, tu pourrais être le prochain Simenon, le rassure la maîtresse.
Dans son fort intérieur, elle espère bien tirer toute la gloire de ce récit écrit par ses élèves. Elle avait eu une idée de génie que d'inviter sa classe a utiliser leur quotidien dans la cité pour en faire une "BD réalité", un peu comme ces télés réalités qui hypnotisent les jeunes.
Et voilà que Lucie, la jeune institutrice, se retrouve aspirée, héroïne, bien malgré elle, de cette fameuse BD dont elle espère bien tirer profit. Mais pour le moment, ce qui lui importe, c'est de fausser compagnie à Hugo. Il ne faudrait pas qu'il tombe sur les textes de ses élèves qu'elle comptait remettre à Jack, avant qu'il ne l'entraîne dans sa fuite ! C'est pour ça qu'elle est venue passer le weekend à Paris, voir l'avancement de la BD, et respirer ce bon air parisien qui lui manque depuis qu'elle a été nommée à Marseille, foutue ville de pégreux qu'elle déteste.
- Tu verras, le soleil du midi ça vaut toutes les tours Eiffel du monde ! lui avait susurré Jack sur le quai de la gare huit mois plus tôt.
- Tu parles d'une galère ! Je préfère Ma tour Eiffel à ce cramoisi marseillais, lui avait-elle balancé au Noël dernier.
C'est là que lui est venue l'idée de cette BD réalité. Elle allait pouvoir quitter l'enseignement, et vivre somptueusement du travail de son génial dessinateur. C'est qu'elle en fait ce qu'elle veut de ce type un peu... déboussolé dans sa tête.

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75-
Le bras droit de Jojo ricane:
-P'tit mec t'es pas aux Cyprès ici mais à Pigalle ! Alors, accouche !
Hugo louche vers l'entrée du bar; juste à droite il aperçoit la tignasse rousse de Lucie. Elle cause avec Jojo en l'attendant. Il toise effrontément Pascal qu'il dépasse d'une tête:
-On m'la fait pas ! J'veux d'abord voir la daub !
-Mais qu'est-ce que tu crois on est réglo ! Pascal fait un signe au tôlier du Diadème's club qui rapplique en roulant des épaules
-Quoi ? Il a pas ce qui faut le minot ?
Hugo ronge son frein, son poing se durcit dans sa poche. Pascal parle à l'oreille de Jojo, à peine ont-ils le dos tourné qu'il attrape son sac, s'arrache vers l'entrée en fauchant le bras de Lucie la Rousse qu'il embarque avec lui. Déboulant sur le trottoir ils expédient brutalement au sol un type dont la tête ceinte d'un bandeau ne lui revient pas tout à fait ! Affalé de tout son long Jack se met à crier:
-Lucie, où tu vas ? Lucie !
Jojo et Pascal vocifèrent et gesticulent au fond du bar alors qu'il y pénètre en se frottant les côtes et le dos.
-Voilà ce que c'est que de revenir sur les lieux du crime! J'suis sûr que c'est ce que Levasseur me dirait! Mais bon, j'suis pas allumé au point de gober tout ce qu'on me raconte ! Lucie m'a bien branché sur un projet de BD pondu par ses élèves qui ont inventé des gars de Marseille que je retrouve de visu à Pigalle et avec qui elle se fait la malle.
-Qui se sert de qui dans ce merdier ?
Jojo s'approche et lui tape sur l'épaule:
-J'te sers quoi l'artiste ?De quoi tu causes ?
Jack se méfie, la tronche de Jojo ne lui revient pas, d'ailleurs il n'arrive pas à la croquer.
-Un verre d'eau avec une aspirine !

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74- Jojo n'apprécie pas les fouineurs, Jack l'apprend à ses dépens, l'énorme bosse qui orne son crane le justifie, le médecin l'informe :
-Vous avez eu beaucoup de chance mon ami, les coups qui vous ont été portés auraient pu être fatals, la police souhaite vous entendre pour votre déposition.
L'inspecteur Levasseur, a été sollicité pour poursuivre les investigations, il se livre aux formalités d'usage et aborde :
-Vous avez été retrouvé dans une ruelle, par un passant, dans un état lamentable, désirez vous porter plainte ?
Jack s'abstient, il souhaite poursuivre la bande dessinée malgré les risques encourus, pendant ce temps au bar,
Hugo jette un rapide coup d’œil, autour de lui, dévisageant un à un les clients attablés, histoire de se rassurer :
Pascal, détourne l'attention d'Hugo, et lui propose :
—Un petit whisky, tu as la tune.
Hugo n’est pas tranquille, Pascal est un peu trop nerveux à son gout, il la joue fine :
—Je l’ai là tout près
—Dans la voiture ?
Hugo le reprend :
—A quoi on joue, un remake de Scarface, le fric est en lieu sûr, vous l’aurez, mais d’abord il faut m’affranchir, j’ai besoin d’un peu plus d’information sur le déroulement de l’affaire.

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73-
Il tape sur l'épaule du gamin qu'on lui présente:
-Ave Hugo ! T'as fait bon voyage ?
-ouais! Bien content d'être là!
Très fuyant Hugo regagne la table du fond où l'attend Pascal.
Tout le monde a dit à Jack de se méfier de Jojo qui trempe souvent ses mains sales dans de louches affaires .Mais il ne peut s'empêcher de traîner ici, histoire de rigoler des mises en garde de son psy qui Juge qu'il ne prend pas assez de distance avec ses personnages et ses histoires.
-Un jour, vous verrez, ils vous mettront en difficulté! lui a-t-il lancé lors du dernier RV.
Jack a haussé les épaules. Des trucs d'intellos tout ça!
Quand il vit entrer Lucie ses certitudes vacillèrent !
Quand il la vit rejoindre Hugo il devint blanc comme un linge.
Que venait faire ici sa fiancée?
Le dessinateur se sent aspiré dans un entonnoir, on a dû lui jeter un sort !
-Non monsieur! Il ne s'agit pas de magie noire, mais de délires!
Jack fixe l'homme en blanc qui lui fait face. Il n'est plus dans le bar mais dans une pièce blanche qui lui fait mal aux yeux et qui lui pique le nez, ça sent l’antiseptique.

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72-
Jack, accoudé au bar, assiste à l'arrivée d'un jeune garçon... Dix-huit, dix-neuf tout au plus. Il le détaille, brun, cheveux mi-long en bataille, une casquette nike qui tient en équilibre sur le sac de sport qu'il a à la main, le jean noir, serré aux cuisses, la veste du même ton au col relevé, les baskets. Ses baskets, qui avaient dû être blanches dans une autre vie, tranchaient par le gris de l'usure. "Un vrai p'tit loubard ! J'parie qu'c'est lui qu'attend cette crapule de Jojo" pense le dessinateur. Son sens de l'observation aiguisé par des années de métier, il jaugea le visage qui allait lui servir de modèle pour sa BD. "Elle doit être le plus réaliste possible. Sans le savoir, ce môme va devenir une vedette, et moi, je vais m'en mettre plein les fouilles !" Regardant le sac, il murmure :
- ouais, plein les fouilles ! Bienvenue à Pigalle petit ha ! ha ! ha ! La fiction va rejoindre la réalité.
- Jack, viens que je te présente mon copain. Hugo, voici Jack, un fabuleux dessinateur. Il est sur un projet très intéressant.

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71-Jack était loin de se douter, de l’envergure de la tâche, dont il s’est affublé, les jeunes de banlieue se compromettent souvent dans des embrouilles qui lés dépassent, et les contraignent à s’éloigner pour échapper à la police, même si leurs points d’attache restent la cité de leur enfance, un braquage de fourgon, est diffusé par les médias, et fait largement écho sur tout le territoire, les truands se nourrissent d’informations, après sa fuite Hugo a été recueilli par des mafieux, qui veulent profiter de sa jeunesse en le bernant, il est loin de se douter de sa mésaventure, mais savoure quelques instant en compagnie d’une rencontre inattendue, Virginie une étudiante a sympathisé avec lui dans le compartiment du train qui le conduit vers l’irréparable, il parle de chose et d’autre, captivé par sa beauté Hugo se confie :
—J’ai des potes qui me logent à Nanterre, on pourrait se revoir si tu veux ?
Virginie est un peu farouche, de nature suspicieuse, mais le sourire d’Hugo la transporte, elle est séduite et répond favorablement :
—J’habite chez ma grand-mère rue Houdon dans le 9ème.
Hugo accueille cette information avec enthousiasme :
Un de mes potes tient une boite de nuit, rue Frochot « Le Diadème Club », ce n’est pas loin de chez toi on peut s’y retrouver samedi soir, si ça te dit.
Pour toute réponse, un baiser, Virginie est partante.

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La littérature (courte) est avant tout une passion, et un loisir qui s’adresse à tous. La diversité et l’éclectisme de la communauté Short Edition font donc toute sa richesse,...

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