Forum | La Fabrique

Atelier collectif shortien de romans

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Sylvie Talant · il y a
Et si nous écrivions un ( ou plusieurs ) romans à 500 mains ? Nous sommes ici dans " la fabrique ". Nous pourrions procéder par étapes...
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Proposition éditée et modifiée : un thriller shortien, co-participatif dans le style des cadavres exquis et riche en rebondissements a pris son essor . On peut le lire confortablement là
http://short-edition.com/fr/auteur/cadavres-exquis-1

La liste des différents personnages intervenant dans ce thriller, leurs liens entre eux et leurs rôles est consultable ici , dans ce post très clair élaboré par Cadavre Exquis.
http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/tonnerre-de-bresse-les-personnages?all-comments=true&update_notif=1512045052#fos_comment_2246050

Pour ce roman chacun écrit environ 6 lignes, Vous qui le lisez, tentés pour en improviser des morceaux ? alors venez nous rejoindre en "atelier shortien de roman". Un dernier post en lien: comment procéder http://short-edition.com/fr/forum/le-tam-tam/lhistoire-collective-les-regles-du-jeu

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Momo69190 · il y a
265-Gontran et Horace n’en mène pas large, ils sont dans le collimateur du borgne, celui que l’on surnomme le dératiseur, un homme de main très efficace, pour faire disparaître les gênants, Claude les rappelle à l’ordre :
—Au lieu de bailler aux corneilles, reprenez le travail, il y a encore des relents infectes, à moins que ce ne soit, l’odeur de vos gueules, espèce de dégénérés.
La baronne, s’arc-boute aux tables, sa démarche mal assurée, laisse Julius dubitatif :
—Quelque chose qui ne passe pas ?
La rombière, n’apprécie pas la remarque, et le foudroie du regard, en lançant :
—Dis à ces idiots de remettre du papier chiotte dans les toilettes, je vais prendre une douche, gros nigaud.

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LBC · il y a
264-
- Elle me court sur le haricot la vieille avec ses faux airs de bourge, marmonne Gontran.
- Qu'est-ce que tu baragouines ! aboie mécontent Claude, qui aurait préféré être à sa ferme.
- Rien... rien, bougonne l'affreux.
Le borgne observe la scène de l'entrée des toilettes. "Julius aurait dû me laisser les balancer dans l'étang, comme prévu. Au lieu de ça, il a décidé d'en faire des figurants dans sa super production à deux balles ! Tous ces macchabées qui se relèvent, ça fait pas sérieux ! S'il voyait ma collection de super 8, il en serait vert de jalousie ! Et pour le réalisme, j'suis imbattable !" Un rictus cruel accueille cette pensée. Il regarde alors intensément les deux hommes qui frottent comme des dératés le sol des toilettes en murmurant :
- Ouais, époustouflant de réalisme !
- Horace, j'aime pas la façon qu'a d'nous r'luquer le borgne, s'alarme Gontran.

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Momo69190 · il y a
263-Au château Horace et Gontran subissent un interrogatoire poussé, Julius n’apprécie pas les plaisanteries, et compte bien se faire respecter, il bouscule sans ménagement les deux compères, qui avouent leur méfait et semble plus conciliant, pour remettre de l’ordre, ils s’attachent à déboucher les chiottes, la tête dans les waters Gontran gémit :
—Putain de bourgeois, ça pue bande de trous du cul.
Horace passe la serpillère, et le sermonne :
—C’est ton idée connard, nettoie et ferme ta gueule.
Julius ne supporte pas leurs jérémiades, et demande à Claude de les surveiller, sur un ton sec il ordonne :
—Bande de loquedus, je ne veux plus vous entendre, vous avez vingt minutes pour nettoyer cette merde, démerdez vous comme vous pouvez mais mettez là en veilleuse, tas de ploucs.
La baronne s’enquière de la situation, auprès Julius :
—Mon ami je souffre de trouble gastrique important, ces deux incapables ne sont pas à la hauteur de la tâche, que vous leur avait ordonné, je ne puis me contenir plus longtemps.
Julius lui confère :
—Madame, je vous suggère de vous soulager derrière la tenture, le cadre s’y prête aisément.
La baronne est outrée :
—Vous n’y pensez pas très cher, mon noble séant requière un minimum de grâce.

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Alice · il y a
262- Bien qu'en grand apparat, toute la brigade s'engouffre, sans manière, dans l'estafette. Enzo emballé par l'action s'installe au volant en roulant des épaules. Colomba et les deux témoins montent à l'arrière avec Jean-Marcel qui a passê les menottes à Hector. Ce dernier, malgré sa situation inconfortable, reste digne, confiant et obséquieux.
- Madame aura tôt fait de me disculper... Elle a le bras long et vous fera regretter amèrement cette erreur judiciaire. Je suis innocent.
Jean-Marcel, encore imbibé des vapeurs d'alcool de sa beuverie du matin, n'a pas tout suivi. C'est flou dans sa tête mais il a un suspect à surveiller, il se concentre sur la tache sans se laisser influencer. Le commissaire donne le feu du départ de l'expédition
- Coupable ou innocent, on verra en temps voulu. Vous parlerez quand on vous interrogera. Allez Enzo, démarre... On coupe par le champ d'Antoine, ça fera un racourci.

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Momo69190 · il y a
261-C’est le moins que l’on puisse dire, les deux attardés en plus de l’autre guignol, qui moisit au fond de sa cellule, Colomba a du pain sur la planche adieu les réjouissances, Marcel prend les dépositions :
—Je vous écoute messieurs qu’avez-vous à déclarer ?
Le peczouille aborde les faits avec peu de circonspection, et détaille une vision d’horreurs :
—Crè vin diou monsieur le commissaire, c’est comme je vous le dis une donzelle, dans un état proche de l’Ohio, les tripes à l’air dans le ruisseau, elle commence à faisander, et ce pauvre Firmin un brave gars, le bec dans l'eau il fait peine à voir, il serait temps d’évacuer les corps, les corbeaux volent bas.
Lucien ajoute :
—Il y en a certain qui se permette, des parties de jambe en l’air dans la nature, la baronne n’a pas froid aux yeux, on a assez vu d’horreur pendant la guerre.
Hector sort de sa léthargie et fulmine :
—Parlez pas comme ça de ma patronne c’est une brave dame.
Colomba donne les directives :
—Deux macchabés, on va jeter un œil, ce n’est plus un village c’est Chicago.

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Alice · il y a
260- Tandis que la fête au château bat son plein, le chasseur et le paysan sont arrivés en ville et se présentent au commissariat où Colomba et ses acolytes mettent un dernier point à leur tenue de soirée. Le commissaire a sorti sa veste de cérémonie en grain de poudre bleu nuit, pattes d'épaules et bande de coiffure tressée en fil argent. Il porte beau aux cotés de Jean-Marcel un peu â l'étroit dans le costume trois pièces qu'il revêt à tous les mariages depuis une dizaine d'années, et le jeune Enzo qui finit d'astiquer et faire reluire ses Berlutti. Les trois agents de la force publique cachent avec peine leur mécontentement à l'arrivée des facheux.
- On est déjà en retard, les gars... Magnez-vous ! ... Oui ? C'est pourquoi ? Nous fermons ! ... Repassez demain.
... - oh mais oh, vous n'allez pas me laisser pourrir là ? S'inquiète Hector du fond de la cellule de dégrisement où on l'a parqué en attendant son audition reportée aux calandes grecques,
- ouh là je l'avais oublié celui-là, reconnait le commissaire ... ´tain, mais on n'est pas rendus !

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LBC · il y a
259- Julius regarde désemparé, l'orgie qui se déroule dans la grande salle de réception. Il ne comprend pas ce qu'il se passe.
- Pourtant, tout allait bien ! Qu'est-ce que... On ne leur a servi qu'à boire et... Le Borgne ! hurle Julius qui commence à comprendre.
- Qu'est-ce qu'il y a patron ? Mais... qu'est-ce qu'il se passe ici ?
- Va me cherchez les deux pingouins ! Je suis sûr qu'ils sont derrière ça, fait Julius en montrant du doigt les scènes innommables qui se passent dans la salle. Et fait préparer du café, beaucoup de café et du bien fort, hurle-t-il en colère.
Dans les cuisines, Horace et Gontran sont pliés de rire.
- T'as vu la vieille rombière qui se trémousse avec le maire ha ! ha ha ! s'exclame hilare Gontran.
- Laurel et Hardy, le patron veut vous voir, et fissa !

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Elisabeth Marchand · il y a
258 - Le restaurant ressemble à un lieu de débauche. "La cage aux folles" et "gazon maudit" réunis.
Pour "La grande bouffe", ce n'est pas encore le moment! Seuls les verres sont pleins à ras bord et les effets du breuvage sont on ne peut plus inquiétants... la bonne société de Trifouilly-les-Oies est prise de délire.
Julius, un papier de parchemin en main, relit le menu qu'il a concocté avec tant de soin :
- chiffonnée de jeunes pousses (salade verte)
- petits flâneurs sur mousse verte piquante (escargot avec son beurre persillé à l'ail)
- fruits des bois allongés sur coussin moelleux (champignons sur toasts)
- gallinacé à pattes bleues, dans sa coque dorée, sur perles blanches bridées (poulet de Bresse au miel et du riz)
- porc sauvage, sauce veneur rouge, fagots de haricots, carottes lustrées, petits choux importés de Belgique (sanglier, airelles, et les légumes)
- ronde des fromages
- farandole des desserts.
Tout est prêt à être servi... la brigade de cuisine n'attend que le signal. Viendra-t-il??

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Momo69190 · il y a
257-Les premiers effets de la liqueur se font sentir, les petits bourgeois grassouillets et dodus, habitués au faste sont incommodés par cet alcool frelaté, c’est la ruée vers les toilettes pour certains, pour d’autres une attirance bestiale vers des personnes du même sexe, se manifeste de curieuse façon, même monsieur le Maire s’adonne à cette tendance, en courtisant le fieffé Julius, d’attention peu honorable, miroitant son derrière rachitique, négligeant Martha qui de son côté a trouvé Hortense à son gout, elles se broutent le gazon, sous la table, le borgne est débordé et lance à tue-tête :
—Les toilettes sont submergées.
Horace et Gontran se pissent dessus de rire, plusieurs flashes crépitent, Jean Paul élargit son champ d’action, il a trouvé une nouvelle passion pour la photo, surtout lorsqu’elle peut se révéler rémunératrice.

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LBC · il y a
256-
- Dis Horace, y a du beau linge ce soir ! On pourrait peut-être...
- T'es pas fou Gontran ! Le Julius nous a à l’œil depuis le retour de la ferme, et le borgne nous lorgne de son œil valide ! C'est qu'il est pas miro ! Et avec ta scène du baiser enflammé, il nous regarde d'un drôle d'air ! Pour une impro, c'était une sacré impro !
- J'sais pas d'quoi tu causes ! J'me souviens plus de rien, si ce n'est qu'j'ai enfilé trois bouteilles de c'te liqueur... À quoi elle était déjà cette liqueur ? J'ai un d'ces mal de crâne depuis que l'autre abruti de commissaire, cette peau d'vache, m'a fait ingurgiter des litres de noir, et même pas irlandais ! se plaint Gontran en grattouillant le sommet de sa tête.
- Ça devait être de la gnôle frelatée, moi aussi je me suis senti vaseux après... Tu sais quoi, j'ai versé dans le punch de ces bourgeois endimanchés, les deux bouteilles de la liqueur à la Lucie que j'ai ramené de la ferme. On va bien s'marrer tu vas voir ! Ah ! Ah ! Ah !

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Elisabeth Marchand · il y a
255 - Le Manoir de l'Etang fait fi de l'animation dans ses alentours...
Les premiers convives arrivent... Le maire, en smocking, et sa légitime, fraichement permanentée et couverte de bijoux, s'installent à la table d'honneur. L'édile a insisté pour que sa secrétaire, qui est aussi sa maîtresse, soit placée à son vis-à-vis. Julius a émis une réserve mais Monsieur le maire lui a cloué le bec "Quand j'ai Martha sous les yeux, je suis un homme heureux".
Par un snobisme incongru, le chef de la commune ne parle qu'en vers...
Se tournant vers son épouse : "ma bien chère Hortense, posez votre panse, et prenez bien grand soin, de ne vous goinfrer point, il y a du beau monde et vous êtes assez ronde". Il s'attire un regard venimeux de Madame qui pose son volumineux fessier à ses côtés.
La salle-à-manger se remplit. Tout ce que compte Trifouilly-les-Oies de notables se doit d'être là. L'élégance est de mise. Tout le monde se salue de manière cérémonieuse, guindé dans ses beaux habits.

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Alice · il y a
254- Tout à ses réflexions stratégiques, Jean-Paul poursuit d'un pas décidé en direction du Manoir de l'étang où se prėpare la réception. Il aperçoit, au lointain, en contrejour au bout du chemin, et progressant en sens inverse, deux silhouettes pressées : Un grand type en treillis et bottes de chasse, un fusil en bandoulière et un lapin qui pend à la ceinture... Et un autre énergumène, en salopette, trop courte, avec une chemise de bucheron à carreaux et des moustaches de sapeur... C'est Lucien et Antoine qui s'empressent vers le village pour déclarer l'accident de tracteur et leurs découvertes macabres de l'après-midi : une éventrée et un noyé... Excusez du peu !
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Momo69190 · il y a
253-Le baveux a cramé, la baronne joue les vedettes, on nage dans le burlesque, et l’autre tache de Julius qui se la raconte, producteur réalisateur, du 3D on n’arrête pas le progrès, pourvu que les plats soient à la hauteur, la gastronomie fine, je demande à voir avec ces olibrius, une enquête du service d’hygiène serait souhaitable, Triffouilly les oies ressemble de plus en plus à une hécatombe, Jean Paul médite :
—Il est temps de passer à l’action, jouer au corbeau, des lettres anonymes pour faire chanter, ces faux bourgeois, et à moi la tune.
Faire un tournage, comporte des risques, griller un journaliste façon méchoui, pour le besoin du spectacle, il faudra fournir des explications, il ne reste que des cendres du pauvre bougre, mais la police scientifique, va étayer ce mystère à moins que se dit Jean Paul :
—Julius ne crache au bassinet, à moi les talbins.

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Alice · il y a
252- Jean-Paul est perplexe, traversé par une foule de sentiments contradictoires. Il cherche la caméra cachée... Ebloui par le soleil qui perce enfin au travers des nuages, il rajuste ses grosses lunettes noires... Rien alentours, il est seul dans ce bout de campagne désolée... Ça sent vraiment le cramé. Le Lulu est mort... Et bien mort... Tout fondu... C' est mystérieux et inquiétant... Mais en même temps c'est un coup de chance : ça lui évitera de se débarasser de son complice, comme il en avait l'intention, pour ne pas partager le butin ! Il rejoint le chemin du château à grands pas, comme si de rien n'était.
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LBC · il y a
251- Le faux mexicain reste ahuri devant la vision de ce tas de mélasse à la couleur verdâtre. C'est qu'il en a vu des choses bizarres dans sa vie, mais là, ça dépasse l'entendement.
- Eh ben mon salaud ! Quand tu disais qu'tu t'fondais dans l'paysage, c'était pas qu'une métaphore ! Ou alors... Où sont les caméras ! Et ce feu d'brousse, trop rapide, trop ordonné trop... feu d'cinéma ! pense à haute voix Juan Pablo, qui, pour le coup, en a perdu l'envie de travestir sa voix.
Un lumière vive apparaît au-dessus de lui.
- Qu'est-ce que j'disais, c'est encore un coup d'ce fada d'Julius ! S'il croit que j'vais donner dans son délire, il s'trompe ! Au final, j'ai bien fait de venir me rendre compte sur place. C'est avec mes biftons qu'ce mac tourne sa production merdique. Par contre, la Momone... Hummm, c'est une trouvaille, et une jolie trouvaille bien ajustée partout là où il faut !

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Sylvie Talant · il y a
250-
-Une bonne fondue, rêve à haute voix Lulu, qui n'a perçu que des bribes du discours de Jean-Paul, voilà tout à fait ce qu'il nous faut. J'ai hâte. On va se régaler et, surtout, ça nous réchaufferaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Un cri effroyable retentit. Jean-Paul, pressé d'arriver au château et dont les grandes jambes ont fait prendre de l'avance sur le petit bonhomme courtaud engoncé dans la lourde combinaison tachée de cambouis demande " tu as entendu ce hurlement, Lulu ? ". En l'absence de réponse Jean-Paul revient sur ses pas, " tu as entendu, Lulu ? "
- Pauvre Lulu, cette combinaison de fortune est on ne peut plus dégueu, se dit Jean-Paul en approchant, elle empeste le mazout et le cochon grillé, mais qu'est-ce que...?
Une fumée s'élève dans la plaine, un grand feu se déchaîne, les flammes crépitent et se tordent. Du petit bonhomme vert ne subsistent que des jambes et bras calcinés, sur un tas de cendres. Tout se passe comme si le reste du corps du journaliste avait...fondu.

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Alice · il y a
249- Jean-Paul a trouvé une combinaison de travail pendue derrière la porte.
- Tiens, enfile ça ! dit-il en la tendant à Lulu qui se gèle les coucougnettes ! ... et rapplique, il se passe des trucs au Château.
Lulu, noyé dans la combinaison verte XXL double zip et multi-poches du Claude, ressemble à un extra-terrestre. Effectivement la tenue n'est pas des plus seyantes sur ce petit bonhomme court sur pattes, et l'odeur de cambouis qu'elle dégage, et qui n'a rien non plus de bien ragoutant, rajoute au tableau...
- Il est hors de question que je me rende à la réception dans cet accoutrement !
- T'inquiète, je suis fondu dans le paysage que tu disais ! ... ben voilà t'y es, fondu dans le paysage !

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LBC · il y a
248- Lulu tremble de froid dans l'étable en marmonnant :
- Mais qu'est-ce qui fou Jean bon sang ! C'est que j'me les pelle moi ! Il les trouve ces foutus fringues ! On n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Foutu ferme, et foutu mexicain d'mes deux ! J'peux quand même pas remettre ces frusques qui empestent !
Il aperçoit alors la veste que Juan a posé sur la barrière près de la porte. Prudemment, Lulu s'avance en jetant des coups d'oeil de droite et de gauche. C'est qu'il est pudique Lulu ! Se montrer en tenue d'Adam, c'est pas son truc.

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Momo69190 · il y a
247—Fausses dents il en a de bonne le Julius, de dit la Rochardière, il veut se faire du blé sur mes côtelettes, il ne croit pas si bien dire, je vais le laisser marronner, remonter la turne plein pot, et ensuite je ferai main basse sur l’affaire, avec qui il joue ce peigne-cul, j’ai un bon allié, le maître des ténèbres, en personne, ce n’est pas du cinéma, où est ce coquin de Claude il faut mettre en place, la phase deux du plan, la signature des documents mais pour cela, un peu de poudre de perlimpinpin dans son verre de champagne, et le tour est joué.
Claude intervient :
—Tout est prêt maîtresse, l’opération Julius est en place.

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Alice · il y a
246- C'est l'effervescence au Château. Julius est sur tous les fronts, conscient de l'enjeu de cette première soirée dans ce lieu innovant : un complexe hôtelier de luxe, avec restaurant gastronomique étoilé et doté d'une salle de cinéma stéréoscopique qu'il a aménagé dans les caves voûtées de l'établissement, selon un concept soufflé par un ami américain. -Ah oui, Francis avait du nez... c'était lui qui avait repéré et installé dans ses restaurants cette idée farfelue de distributeurs d'histoires qui faisait un tabac outre-manche-... C'est ainsi, qu'après la dégustation des spécialités, les convives du Manoir de l'étang pourront assister en avant-première à la projection 3D, de "Danse avec les Vampires", une toute nouvelle production, savant mélange de Dracula, Le Parrain et de Gatsby le magnifique, resitué pour l'occasion dans la campagne bressane toute proche
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LBC · il y a
245-
- Coupez ! Ok, c'est dans la boîte Momone ! Tu peux retirer tes fausses dents de vampire, ta perruque et les frusques de la vieille baronne, on va faire un tabac avec ça !
Julius range la caméra à main dans sa sacoche pendant qu'une superbe créature se déshabille, révélant le corps d'une jeune femme. Juan, caché derriere un gros baril de rouge, n'en perd pas une miette. Il reconnaît la cousine de Perrette, cette jeunette qui ne rêve que d'une chose, être la nouvelle Maryline.
- Dis mon Juju, tu crois vraiment que ce film va relancer le château gastronomique ? C'est que les histoires de vampire c'est...
- T'inquiète Momone, ton Juju a pensé à tout. On va utiliser cette légende qui entoure c'te château. On a fait un remake de "danse avec les vampires" à la sauce Trifouilly, et les meurtres qui sont fait dans l'coin, ça va nous faire exploser l'box office. Le château va connaître une belle prospérité. Et tu sais qui c'est qui va te propulser au sommet d'la gloire ? demande Julius en prenant la starlette par la taille.
- C'est toi mon Juju ! lui répond-elle en appliquant un baiser plein de rouge à lèvre sur la joue.

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Momo69190 · il y a
244-Une salle de supplice d’un autre temps, habillement dissimulée, derrière une fausse cloison, une table avec des sangles, un attirail d’objets moyenâgeux hétéroclites, une hache des tenailles, et dans le fond un soupirail, Juan saisi une torche et emprunte le dédalle, orné de vieilles pierres, des toiles d’araignées, frôlent son visage, il avance des escaliers puis un murmure :
— Claude c’est toi ?
Julius saisit une lanterne, et descend, Juan se planque dans un coin, et observe, le curieux manège un cercueil trône au milieu de la pièce, une espèce de mage enguirlandé, tourne autour de l’encens à la main, pendant qu’une assemblée assiste au rituel, en tenue d’apparat.
Le cercueil s’ouvre, la baronne sort, met ses doigts sur sa bouche et déclare :
—Tout est rentré dans l’ordre merci mon ami.

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LBC · il y a
243- Marguerite ayant passé son chemin sans un regard pour les pauvres bougres, Juan, redevenu sérieux, s'en va aider son acolyte.
- On est proche de la ferme, ye t'emmène faire un brin de toilette.
- Quitte ce stupide accent Jean ! Nous ne sommes que tous les deux, le rudoie le journaliste en colère.
Alors que Lulu se rince à grande eau dans l'étable, Juan part à la recherche de vêtements propres. La maison étant fermée, et la ferme déserte, Juan avise la grange. "Il doit bien y avoir un"bleu" de travail qui pendouille quelque part ?" se dit le pseudo mexicain. Il pousse la porte de la grange qui grince sur ses gongs mal huilés. Il est tout de suite attiré par un rai de lumière bleue qui provient du fond de la grange. Méfiant, il décide de ne pas allumer la grange, et se dirige à tâtons vers la lumière. Prudemment, il pousse ce qui ressemble à une ouverture faite en prolongement de la cloison. Silencieusement, une porte s'ouvre.
- Waouh ! siffle Juan.

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Elisabeth Marchand · il y a
242 - Présentement, ça chauffe dans les cuisines du Manoir de l'Etang, et c'est peu de le dire...
Julius a décidé d'un repas de gala ce soir.
Tous les notables de Trifouilly-les-oies ont reçu leur carton d'invitation.
La baronne, ex-propriétaire du château, sera de la partie. Elle a tenu à ce que les habitants de la ferme Turrian soient aussi présents. Bien sûr, Julius a tiqué mais il a dû s'incliner. La Julie sera donc là, avec son gigolo le Claude et sa petite-fille Perrette. Le commissariat sera au complet, même si, bien évidemment, une urgence peut les voir partir à tout moment.
Le Borgne a revêtu son habit de maître d'hôtel. Julius lui a fait remarquer qu'il ressemblait à un pingouin endimanché, mais il a vite regretté sa remarque en voyant l'oeil furieux de son associé.
Horace tiendra le vestiaire et Gontran sera sommelier.
- je relis le menu, les gars... Tout doit être parfait. C'est l'avenir d'une table gastronomique qui se joue ce soir...

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LBC · il y a
241-
"Hummmm, en v'là une belle boule de merde !" se dit Marguerite en lorgnant la tête du journaliste. Toute frétillante, elle s'approche et, avec délicatesse, se retourne, positionne son derrière sur le monticule de bouse, balance sa queue.
Lulu écarquille les yeux, lève les mains pour se protéger de l'averse de bouse en hurlant :
- Non ! Non, pas ça, pas la...
Avant même qu'il ne termine sa phrase, Marguerite lève la queue et.... Prouuuuuuuut ! Elle lâche un pet sonore sur le pauvre Lulu qui a craint le pire.
Marguerite, en dandinant du popotin, trottine vers Juan qui, prit d'un fou rire devant le spectacle de son coéquipier se plie en deux de douleurs, les larmes qui coulent sur les joues.
- Ha ! Ha ! Ha ! Quel vent mon Lulu ha ! Ha ! Ha !

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Momo69190 · il y a
240-Malheureusement pour Juan Pablo de la Mancha, sa Fiat 500 de couleur rouge, attire le regard de Margueritte, la vache folle que l’encéphalopathie spongiforme a pourtant épargnée, mais qui souffre d’une anomalie congénitale, elle rêve de tauromachie et fonce sur le véhicule qui fait une embardée, un sac est percé, et voilà nos deux tourtereaux plongés dans la poudre, ils se dégagent précipitamment de la voiture et courent à travers champ poursuivi par la brave bête, Juan hurle :
—Jé né mangerai plou dé corned de beef, dé toute ma vie, vaca di mierda.
Lulu par déformation professionnel, en profite pour faire quelques clichés de cette folle cavalcade, et chute dans une bouse de vache la tête la première.

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Alice · il y a
239- Dans la grange du Claude, Juan Pablo de la Mancha profite de l'absence de la Lucie et de son ouvrier pour finir de charger les sacs de jute dans sa fiat 500. A la place du mort, il embarque Lulu le journaliste, qui complète le chargement du mini véhicule en surcharge et les essieux arrière touchent le sol. C'est dans cet équipage un peu bancal que les deux hommes quittent précipitamment la ferme en direction de l'aérodrome.
- Tou l'as échappé belle Loulou... À toujours vouloir fourrer ton nez partout... Heureusement qué tou m'avais assouré quê tou étais discret ! T'inquiète pas, zé souis fondu dans le paysage depouis le temps... Qué tou disais ! Ah ah ! On va sé tiré au plous vite. J'espère qué tou as ton passaporte ?

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LBC · il y a
238- Perrette, encore apeurée par son cauchemar, ne prête pas attention à ce que lui dit sa grand-mère et poursuit :
- Mais tout cela semblait si... réel ! Mamèche, j'ai peur ! Je... je sens un grand malheur et...
- Allons ma petiote, tu es trop émotive. C'est ce film hier, celui qui est passé au cinéma itinérant, l'interrompt Lucie.
- Quel film ? Je ne me rappelle pas... Ma tête me fait si mal !
- C'était le cycle épouvante, du ciné club. On a regardé...
- Nosferatu, oui, ça me revient ! Le château, les tours pointues, les douves, la chambre, l'ail... Les... les dents dans la chair.... La baronne et la biche haaaaa !
Perrette pousse un cri de frayeur et s'évanouit.

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Momo69190 · il y a
237-Pendant ce temps au château, Julius est au chevet de la baronne, elle a été conduite à la cave, la lumière la dérange, Le Claude est inquiet, il relate :
—Méphisto est en colère, aurions-nous dérogé à la règle et fait usage de mauvaises intentions à son égard, ma mère en paie le prix, que faire mon pauvre Julius, lui planter un pieux dans le cœur, ou attendre le pardon de Satan, j’avoue éprouver des tourments, à son réveil nous pourrions pâtir de son mauvais jugement, un vampire ne connait que la soif de sang.
Julius prend acte du sermon, et confie :
—Attachons là solidement, je vais faire quelques incantations, Lucifer lui accordera peut être son pardon.

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Alice · il y a
236- Perrette est dubitative... Elle a encore mal à la tête et la minerve autour de son cou, oui ça c'est bien réel... Mais le reste ? Un rêve ?... Ceci n'était qu'un rêve ?... Un cauchemar oui ! Mais quand a-t-il commencé ?
La Marie elle a bien été retrouvée morte, le corps dénudé et lacéré dans les champs... Et c'était bien la troisième victime retrouvée par la police. La Une du Triffouilly Libéré, dans la salle d'attente de l'hôpital, en atteste "Une troisième victime identifiée", photo du commissaire Colomba à l'appui d'une interview où il dévoile : "à ce stade, nous ne savons rien. L'enquète suit son cours"

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Momo69190 · il y a
235-Mamèche rime avec revêche, la pauvre Perrette va l’apprendre à ses dépens, mère grand que vous avez de longues dents, c’est pour mieux te croquer mon enfant, ce n’est pas un jeu innocent, la vioque partage depuis longue date, des cérémoniales aux gouts douteux, en compagnie de cette bande de loosers, on pourrait même dire qu’elle est l’instigatrice principale de ces orgies nocturnes, à la prochaine pleine lune, sa petite fille va trôner, sur la table des supplices, une offrande à Belzebuth, mais il faut préserver cette brave petite, alors pour la réconforter Mamèche lui dit :
—Je t’ai fait une procuration, sur mon compte tu peux en user, comme bon te semble mon enfant.

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Sylvie Talant · il y a
234-
- Rassure-moi, Mamèche, le diable, la baronne rajeunie par les pouvoirs du vampirisme, la bagnole accidentée dans les champs, le cadavre affreux tout à côté, le meurtrier vu de dos en train de nettoyer un couteau, tout ça c'était pour de faux ?
- Ma pauvre petiote ! rien de cela n'est arrivé, c'était un rêve. Tout va bien. Dans quelques jours tu sortiras de l'hôpital. Tu finiras de guérir au bon air sain de la ferme, ta Mamèche qui t'aime prendra bien soin de toi.

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LBC · il y a
233-
- Mamèche ! Enfin tu es là !
Perrette entoure de ses bras frêles le cou de sa grand-mère qui s'est précipitée à son chevet.
- Je suis là ma p'tiote fillote, tout va bien, lui murmure la vieille femme, plus rien ne peut t'arriver.
Toujours accrochée au cou de sa grand-mère, Perrette la serre fort, comme pour se rassurer, et lui chuchote à l'oreille :
- Mère-Grand, j'ai fait un horrible cauchemar !

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Momo69190 · il y a
232-Perrette est désemparée, elle sort du coma, mais alors ces lueurs rouge, le diable, il n’y avait pas de lueurs blanches dans son rêve, cela signifie, que sa place est en enfer, mais pourquoi, elle si prude, si jovial qu’a elle fait dans sa vie, qui puisse l’éloigner du paradis, elle plonge dans ses souvenirs, Simon en classe de Cp, elle a repoussé ses avances, non c’est absurde, elle n’était qu’une enfant, mais alors bon sang mais c’est bien sûr, sacré Raymond, Souplex de son nom, sa grand-mère, elle a beaucoup d’amour pour elle mais aussi, pour son compte en banque, de la menu monnaie, elle crie :
—Mon dieu, pardonnez-moi, je ne le ferai plus.

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Alice · il y a
-231 - Perrette.... Perrette... Réveillez-vous Mademoiselle Perrette !...
- Enzo ?... C'est vous Enzo ? Mais que m'est-il arrivé ? Ou suis-je ?
- Ce n'est rien mademoiselle, ce n'est rien.... Tout va bien... Nous sommes à l'hôpital.
- à l'hôpital ? Mais pourquoi à l'hôpital ? Ou est ma Grand-mère ?
- Elle va arriver votre Grand-mère, nous l'avons prévenu, ne vous inquiétez pas... Je suis désolé ! Je ne vous ai pas vu arriver au carrefour ce matin, à vive allure, sur la grande route avec votre vélo... Mais aussi, ce n'est pas prudent du faire du vélo sans casque comme ça ! Dans le choc de notre collision votre tête a heurté le bitume et vous avez perdu connaissance. Je suis heureux de vous voir sortie du coma. Ne bougez pas, J'appelle l'infirmière.

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LBC · il y a
230- Perrette, après avoir réussi à s'échapper du commissariat, erre hébétée dans les champs. À l'abri derrière le grand peuplier centenaire, elle a vu cette étrange lueur rouge qui émane de cette chose qu'elle n'arrive pas à identifier. Et puis le visage effrayant du Diable envahit la nuit. Elle étouffe un cri d'horreur en se blottissant contre le tronc centenaire. Elle ferme les yeux en murmurant :
- C'est un cauchemar ! Toute cette journée est un cauchemar ! Je vais me réveiller...

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Momo69190 · il y a
229-La Rochardière déambule fièrement, empruntant un sentier ses narines hument l’air ambiant, son attention est attiré par une biche au regard étincelant, la baronne se jette sur la bête et plante ses dents dans sa gorge en se délectant de son sang. Mais dans la clarté de la clairière ses sens sont troublés par l’intensité de la lumière, elle trouve refuge dans un cabanon abandonné, et s’endort. Tapi à l’ombre d’un bosquet, Le Claude n’a pas perdu une miette de la scène, il comprend rapidement le sortilège dont sa pauvre mère est victime, il emporte le corps endormi au château.
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Alice · il y a
228- Et tandis qu'elle s'égosille à multiples vocalises dignes de la grande Castafiore, avec un plaisir non dissimulé pas plus que feint... Cela n'etonnera personne : son fidèle Hector bien sur ne peut pas l'entendre. Le brâve homme, entièrement dévoué aux moindres caprices de Madame, est en train de moisir dans les geoles de Triffouilly où l'a oublié, en même temps que le chef d'inculpation d'ailleurs, ce ripou de commissaire Colomba.
Auprès de l'étang, déconfit devant les ruines de son tracteur, Antoine regarde Lucien avec méfiance... Il ne l'a vu que de dos, tout à l'heure le type qui a noyé le Firmin... Oh, en parlant du noyé justement :
- oh ! T'ain mais quess'c'est qu'ça ? Remarque Lucien en désignant le corps qui flotte ventre gonflé dans la rivière

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LBC · il y a
227- C'est quoi cette envie de... Je me sens... bizarre !
La Baronne, encore toute chose de sa rencontre avec son Maître, s'appuie sur son ombrelle. Ses jambes si flageolantes, il y a deux heures encore, la maintiennent droite. Ses mains ne tremblent plus, sa voix chevrotante a fait place à la voix cristalline de ses vingt ans !
- C'est un miracle ! s'écrie la vieille femme qui se sent revigorée.
Elle se racle la gorge.
- J'ai soif, il faut que je me désaltère... Hector ! hurle alors la baronne, encore surprise que ses poumons puissent extérioriser une telle puissance !

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Momo69190 · il y a
226-La baronne est confuse, son seigneur et maître, est là face à elle, hébétée, elle bredouille :
—Lufifère, c’est un grand honneur, pouvez vous m’aider je fuis défappointée.
Satan, contemple la créature, et appose ses doigts crochus, sur la bouche délicate de la baronne, et d’un geste la revêt d’une sublime panoplie, d’une autre époque certes, mais très seyante, il ajoute :
—Désolé, c’est le seul modèle en stock, j’ai pris soin de réparer votre dentition, je n’ai malheureusement que des canines de vampire, mais il est impératif de me nommer tel que mon rang l’exige, lufifère n’importe quoi ! ! !
Le démon disparaît, laissant la baronne, vêtue d’une tenue du dix-septième siècle, canne et ombrelle assorties, dans les plus beaux atours, avec curieusement une soif de sang.

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Sylvie Talant · il y a
225- Un individu barbu, tout de carmin vêtu, a surgi d'un buisson épineux.
- Me voici, Maîtresse.
-Qui, quoi, pourquoi, qui êtes-vous donc, Monfieur ? balbutie la baronne qui vient de choir, fesses à l'air et dont le genou saigne, car dans sa course éperdue elle en avait oublié sa précieuse canne, oublié qu'à son âge on ne peut plus bondir impunément par monts et par vaux, tel un fringant lapereau.
- Je suis Lucifer, Maître des Ténèbres, pour vous servir, Maîtresse. Je viens à votre secours, comme vous me l'avez ordonné.

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Alice · il y a
224- ... Foutu ? Effectivement ! On le serait à moins : la carcasse métallique rutilante du vieux Mc Cormick, qui faisait la fierté de l'Antoine à toutes les fêtes des moissons a bien piètre allure... L'engin a fait au moins deux tonneaux dans le pré humide et pentu, avant de s'écraser sur la bute et glisser dans le ruisseau. Antoine est dépité...
- Et sinon, c'est qui la caille qui vient de s'envoler à moitié déplumée ? réagit Lucien, qui faute de perdreaux, se rabattrait bien sur un autre gibier

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